Le Palestinen Emad Burnat (droite), réalisateur du documentaire "5 Broken Cameras" en lice pour les Oscars, et Guy Davidi, son coréalisateur israélien, le 20 février, à Beverly Hills. REUTERS/Jonathan Alcorn
Le réalisateur palestinien Emad Burnat a déploré mercredi avoir été retenu pendant une heure à la douane à Los Angeles, où il se rendait pour assister aux Oscars, pour lesquels il est nommé, comparant son expérience à celle de ses compatriotes en Cisjordanie.
"La nuit dernière, j'ai été interrogé pendant une heure avec ma famille par les services de l'immigration américaine de Los Angeles sur les raisons de mon voyage aux Etats-Unis", a expliqué le réalisateur dans un communiqué.
Emad Burnat est nommé dans la catégorie du meilleur long métrage documentaire pour son film "Cinq caméras brisées" (5 Broken Cameras), coréalisé avec l'Israélien Guy Davidi. Ce documentaire décrit la lutte contre l'armée israélienne et des colons juifs saisissant des terrains dans le village de Bil'in, en Cisjordanie.
Il s'agit là du premier documentaire palestinien en lice aux Oscars, qui seront décernés dimanche.
"Les douaniers voulaient la preuve que j'étais nommé aux Oscars et ils m'ont dit que si je ne pouvais justifier mon voyage, ma femme Soraya, mon fils Gibreel et moi-même, serions renvoyés en Turquie le jour-même", a-t-il expliqué. "Il s'agissait d'une expérience désagréable, mais les Palestiniens vivent cela quotidiennement en Cisjordanie", a-t-il ajouté. "Il y a 500 points de contrôle israéliens, des barrages routiers et de nombreuses barrières qui empêchent tout mouvement sur nos terres", a-t-il encore dit.
L'incident avait d'abord été rapporté par le réalisateur américain Michael Moore sur son compte Twitter.
"Apparemment les officiers de l'immigration étaient incapables de comprendre comment un Palestinien pouvait être nommé aux Oscars. Emad m'a demandé de l'aide par sms", a-t-il tweeté.

Dans un communiqué, l'agence américaine des douanes et de protection des frontières (CBP) a affirmé "traiter tous les voyageurs avec respect et professionnalisme, dans le respect de notre mission de protection des citoyens et des visiteurs aux Etats-Unis".
"Les voyageurs peuvent être soumis à de plus amples recherches pour une multitude de raisons, notamment la recherche d'identité, les buts du voyage et la confirmation de l'autorisation de rentrer sur le territoire", a ajouté l'agence qui a refusé d'entrer davantage dans les détails pour des raisons de confidentialité.
Ce n'est pas la première fois qu'une personnalité étrangère est retenue par les douanes dans un aéroport américain.
Un exemple parmi d'autres : En août 2009, la super star bollywoodienne, Shah Rukh Khan, avait été retenue et interrogée deux heures durant par les agents de l'immigration à l'aéroport de Newark, dans le New Jersey.
L'acteur, véritable demi-dieu en Inde, n'avait pas caché sa colère, expliquant qu'on lui avait posé "un tas de questions stupides" et s'être senti "humilié".
L'affaire était d'autant plus ironique que Khan se rendait aux Etats-unis pour les célébrations du 62e anniversaire de l'Indépendance de l'Inde et alors que venait de sortir "My name is Khan", un film dont Khan est la vedette portant sur les discriminations aux Etats-unis. Un film, cerise sur le gâteau, tourné aux Etats-unis.
Dans cette affaire, l'ambassadeur d'Inde aux Etats-unis avait dû intervenir pour que Khan soit relâché. "Je pense à tous ceux qui étaient dans cette pièce et qui n'ont pas les mêmes moyens que moi pour se faire entendre", avait déclaré la star indienne, une fois libérée.
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"La nuit dernière, j'ai été interrogé pendant une heure avec ma famille par les services de l'immigration américaine de Los Angeles sur les raisons de mon voyage aux Etats-Unis", a expliqué le réalisateur dans un communiqué.
Emad Burnat est nommé dans la catégorie du meilleur long métrage documentaire pour son film "Cinq caméras brisées" (5 Broken Cameras), coréalisé avec l'Israélien Guy Davidi. Ce documentaire décrit la lutte contre l'armée israélienne et des colons juifs saisissant des terrains dans le village de Bil'in, en Cisjordanie.
Il...


Waf,waf...c'est vrai qu'ils sont tellement cons,qu'on ne peut même plus leur en vouloir...et on ne doit pas...pour ceux qui voyagent un peu dans ce pays-continent,ils savent tous bien que c'est comme çà pour tout...ils sont tellement...basiques... 0 et 1 sont les seuls chiffres qu'ils connaissent,même dans les classes socio-professionnelles d'un certain niveau...moins d'un amércain sur trois sait lire et écrire correctement à l'âge adulte....çà vous parle ou pas?
06 h 11, le 22 février 2013