Le citoyen n’en finit plus d’attendre. D’attendre que les criminels soient punis. Non seulement ceux qui ont tué l’ancien Premier ministre. Mais ceux qui ont sévi, durant des décennies. Éliminant l’une après l’autre des personnalités libanaises de grande valeur, peu importe leur confession !
Les premiers attentats ? Il s’en souvient si peu le citoyen. Ils remontent à si longtemps! Tout ce dont il se souvient, c’est qu’au fil des assassinats et des dossiers enfouis au fond des tiroirs, il a progressivement perdu espoir de voir les criminels punis. Au fil des ans, des enlèvements, des demandes de rançon, des vols à main armée ou à l’arraché, il ne peut que constater, avec dégoût et impuissance, que l’impunité règne en maître absolu dans tous les domaines. Qu’elle gangrène le pays, comme un mal contre lequel nul ne peut rien.
Ce qu’il voudrait, le citoyen, c’est que les coupables rendent compte de leurs crimes. Tous les coupables. Quels que soient leurs crimes. Sans distinction de leur appartenance, de leur religion, de leur communauté. Il se prend à rêver, alors, le citoyen, d’un pays dont tous les citoyens sont logés à la même enseigne et sont égaux devant la justice. Mais la réalité libanaise s’empresse de le rappeler à l’ordre...
« Bienvenue au Liban, pays de l’impunité. » Ces propos sont le cri du cœur d’une mère de famille, désespérée de devoir subir cette réalité au quotidien, sans le moindre recours. Profondément désolée de la faire subir à ses enfants, à l’école, sur les routes, dans la société.
Y aura-t-il quelqu’un pour l’entendre ?


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
On dit aussi que la prison est la " Maison des Libertés " et que les vrais prisonniers sont ceux qui vivent " DEHORS "...
07 h 47, le 17 février 2013