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Liban - Citoyen Grognon

Ce pays de l’impunité

Huit ans déjà que Rafic Hariri a été assassiné, en plein jour, à Beyrouth. Huit ans que les assassins courent toujours, qu’ils sont libres comme l’air. Alors que d’autres personnalités politiques, d’autres libres-penseurs continuent de craindre pour leur vie.
Le citoyen n’en finit plus d’attendre. D’attendre que les criminels soient punis. Non seulement ceux qui ont tué l’ancien Premier ministre. Mais ceux qui ont sévi, durant des décennies. Éliminant l’une après l’autre des personnalités libanaises de grande valeur, peu importe leur confession !
Les premiers attentats ? Il s’en souvient si peu le citoyen. Ils remontent à si longtemps! Tout ce dont il se souvient, c’est qu’au fil des assassinats et des dossiers enfouis au fond des tiroirs, il a progressivement perdu espoir de voir les criminels punis. Au fil des ans, des enlèvements, des demandes de rançon, des vols à main armée ou à l’arraché, il ne peut que constater, avec dégoût et impuissance, que l’impunité règne en maître absolu dans tous les domaines. Qu’elle gangrène le pays, comme un mal contre lequel nul ne peut rien.
Ce qu’il voudrait, le citoyen, c’est que les coupables rendent compte de leurs crimes. Tous les coupables. Quels que soient leurs crimes. Sans distinction de leur appartenance, de leur religion, de leur communauté. Il se prend à rêver, alors, le citoyen, d’un pays dont tous les citoyens sont logés à la même enseigne et sont égaux devant la justice. Mais la réalité libanaise s’empresse de le rappeler à l’ordre...
« Bienvenue au Liban, pays de l’impunité. » Ces propos sont le cri du cœur d’une mère de famille, désespérée de devoir subir cette réalité au quotidien, sans le moindre recours. Profondément désolée de la faire subir à ses enfants, à l’école, sur les routes, dans la société.
Y aura-t-il quelqu’un pour l’entendre ?
Huit ans déjà que Rafic Hariri a été assassiné, en plein jour, à Beyrouth. Huit ans que les assassins courent toujours, qu’ils sont libres comme l’air. Alors que d’autres personnalités politiques, d’autres libres-penseurs continuent de craindre pour leur vie.Le citoyen n’en finit plus d’attendre. D’attendre que les criminels soient punis. Non seulement ceux qui ont tué l’ancien Premier ministre. Mais ceux qui ont sévi, durant des décennies. Éliminant l’une après l’autre des personnalités libanaises de grande valeur, peu importe leur confession ! Les premiers attentats ? Il s’en souvient si peu le citoyen. Ils remontent à si longtemps! Tout ce dont il se souvient, c’est qu’au fil des assassinats et des dossiers enfouis au fond des tiroirs, il a progressivement perdu espoir de voir les criminels...
commentaires (5)

On dit aussi que la prison est la " Maison des Libertés " et que les vrais prisonniers sont ceux qui vivent " DEHORS "...

SAKR LEBNAN

07 h 47, le 17 février 2013

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Commentaires (5)

  • On dit aussi que la prison est la " Maison des Libertés " et que les vrais prisonniers sont ceux qui vivent " DEHORS "...

    SAKR LEBNAN

    07 h 47, le 17 février 2013

  • Un autre ‘’poète’’ voyait il y a plus d’un siècle, que ‘’la violence est la sage-femme de l’histoire’’.On ne compte plus les monstres…

    Charles Fayad

    06 h 30, le 17 février 2013

  • En résumé, le citoyen veut voir les criminels en taule, alors qu’ils sont libres comme le vent, que la ‘’réalité libanaise’’ le rattrape. Alors là, j’ai des doutes sur les intentions réelles du citoyen lambda, qui ne demande qu’une chose : ‘’au suivant’’. Chez nous, au Liban, on dénombre pas moins de 180 assassinats politiques depuis ‘’l’indépendance’’ jusqu’à nos jours. Tous ces assassinats n’étaient pas tous impunis, et quand la justice s’en mêle, avec les moyens dont elle dispose, elle se fait très vite montrer du doigt. On peut même purger sa peine, et faire de la politique, et donner des leçons de bonne conduite citoyenne. Il a bonne mémoire le citoyen, sélective très souvent, mais pris au piège de son propre cynisme, il s’autorise toutes les dérives. L’impunité l’intéresse beaucoup moins que les spectaculaires attentats aux voitures piégées. Les criminels ont toujours attiré la sympathie du public. La semaine dernière, je lisais dans un journal belge, que Dutroux, qui défraye la chronique depuis 1996, refuse les services d’un coiffeur (9€ par client-détenu) ‘’…alors qu’il dispose de revenus importants que lui fournissent des donateurs fascinés par ce criminel…’’. En effet, on peut toujours s’interroger sur la nature humaine.

    Charles Fayad

    06 h 19, le 17 février 2013

  • Un poète, en parlant des crimes commis au Liban durant la guerre civile, dit : __ Massacres, destructions, atrocités et crimes__ Furent rétribués de grades et de primes.

    SAKR LEBNAN

    05 h 37, le 17 février 2013

  • Un crime n'est véritablement un chef-d'oeuvre que si l'auteur reste impuni. A quand la revanche de la Justice ? Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    09 h 51, le 16 février 2013

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