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À La Une - Israël

Le Mossad "sur le pont" pour étouffer l'affaire du "prisonnier X"

Les raisons de l'arrestation de Zygier et les circonstances de son suicide restent toujours secrètes.

Le Mossad, le puissant service de renseignements israélien, a tout mis en oeuvre pour empêcher la publication d'informations dans la presse sur le "prisonnier X" retrouvé pendu en 2010. William West/AFP

Le Mossad a tout mis en œuvre pour étouffer la publication dans la presse israélienne des révélations de la télévision australienne sur le mystérieux "prisonnier X", retrouvé pendu fin 2010 dans une cellule haute sécurité, un dossier qui défraie la chronique depuis plusieurs jours.

 

"Mes sources m'ont dit que c'était +tout le monde sur le pont+ pour le Mossad et le service de sécurité intérieur d'Israël, le Shin Beth", écrit sur le site internet de l'Australian Broadcasting Corporation (ABC) Trevor Bormann, le journaliste auteur du scoop sorti mardi. "Leurs informateurs leur disaient que les grands médias israéliens allaient certainement appliquer -de mauvaise grâce- le black-out total imposé sur l'affaire, et que la tâche principale des censeurs serait de +retirer+ les écrits des blogueurs qui donneraient les liens vers notre histoire", ajoute-t-il. "Ca n'a pas fonctionné ainsi", note-t-il.

 

ABC a identifié mardi dernier le prisonnier retrouvé pendu dans une cellule haute sécurité de la prison Ayalon, près de Ramleh, au sud de Tel-Aviv, en décembre 2010 : il s'agit d'un juif australien de 34 ans, Ben Zygier, recruté par le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, selon ABC. Le mystère entourant les circonstances de la mort de celui que les médias israéliens ont baptisé "Monsieur X", en raison de la censure imposée sur ce dossier, défraie la chronique depuis mardi et a déclenché une polémique médiatique et politique en Israël. Le Mossad savait que l'histoire allait sortir car ABC l'avait annoncé la semaine précédente, a précisé le journaliste vendredi.

 

Sur instruction du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les rédacteurs en chef et propriétaires des principaux médias ont été convoqués une heure après la diffusion du reportage sur ABC, écrit Trevor Bormann. "La réunion était menée par le chef du Mossad Tamir Pardo, en présence du chef de la censure". "Le chef du Mossad a vivement encouragé les médias à ne pas relayer les informations de l'émission (d'ABC) Foreign Correspondant, disant qu'elles causeraient une gêne considérable aux services de sécurité", ajoute-t-il.

 

Un rédacteur en chef, présent à la réunion, a indiqué à Boorman que les participants s'en étaient alors pris au chef du Mossad. "Ils se sont plaints que depuis trop longtemps la censure entravait le bon fonctionnement de la presse et qu'il fallait revoir (les règles) pour prendre en compte le changement du paysage médiatique", ajoute le journaliste australien. "Un des rédacteurs en chef a accusé le chef du Mossad de +prendre les Israéliens pour des imbéciles+".

 

Le black-out imposé a été brisé mardi par trois députés d'opposition qui, profitant de leur immunité parlementaire, avaient interrogé au Parlement le ministre de la Justice sur l'affaire. Les médias israéliens ont finalement été autorisés à relayer les informations. Mais les raisons de l'arrestation de Zygier et les circonstances de son suicide restent secrètes.

 

Bormann dit avoir parlé depuis mardi avec une trentaine de journalistes, qui lui ont tous dit que l'affaire "a cristallisé des années de ressentiment sur la manière dont les services secrets suppriment toute information jugée sensible".

En général, pour contourner la censure notamment pour les affaires de renseignements, les opérations militaires ou les assassinats ciblés en dehors du pays, les médias israéliens utilisent les informations publiées à l'étranger. Mais dans ce cas, ce stratagème leur avait été interdit.

 

Selon le Sydney Morning Herald, les services secrets australiens pensent que Zygier était sur le point de révéler des informations sur des opérations et des pratiques du Mossad, notamment le recours à de faux passeports australiens.

 

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"Mes sources m'ont dit que c'était +tout le monde sur le pont+ pour le Mossad et le service de sécurité intérieur d'Israël, le Shin Beth", écrit sur le site internet de l'Australian Broadcasting Corporation (ABC) Trevor Bormann, le journaliste auteur du scoop sorti mardi. "Leurs informateurs leur disaient que les grands médias israéliens allaient certainement appliquer -de mauvaise grâce- le black-out total imposé sur l'affaire, et que la tâche principale des censeurs serait de +retirer+ les écrits des blogueurs qui donneraient les...
commentaires (3)

Criminels ils étaient , criminels ils sont.. et criminels ils resteront mais.. je parle de l'affaire Mabhouh bien sûr, en ce qui concerne le criminel x, c'est un règlement de comptes entre criminels.. Ces maussades sont l'intelligence du mal.. Et Dieu comme jadis, le leur fera payer à eux pour avoir tué et chassé le prochain et aux arabies du golfe Persique pour avoir commis les grands péchés de l'arrogance, du snobisme et de l'irresponsabilité vis-à-vis des frères maltraités, avec l'argent qui leur a été mis entre les mains. C'est la loi de la nature, de l'équilibre existentiel.. et donc la loi de Dieu! Chez nous on dit: "Allah yemhol wala yehmol"!

Ali Farhat

10 h 17, le 15 février 2013

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Commentaires (3)

  • Criminels ils étaient , criminels ils sont.. et criminels ils resteront mais.. je parle de l'affaire Mabhouh bien sûr, en ce qui concerne le criminel x, c'est un règlement de comptes entre criminels.. Ces maussades sont l'intelligence du mal.. Et Dieu comme jadis, le leur fera payer à eux pour avoir tué et chassé le prochain et aux arabies du golfe Persique pour avoir commis les grands péchés de l'arrogance, du snobisme et de l'irresponsabilité vis-à-vis des frères maltraités, avec l'argent qui leur a été mis entre les mains. C'est la loi de la nature, de l'équilibre existentiel.. et donc la loi de Dieu! Chez nous on dit: "Allah yemhol wala yehmol"!

    Ali Farhat

    10 h 17, le 15 février 2013

  • Il a été "suicidé" en janvier 2010, dans la même période que les terroristes israeliens ont tué Mabhouh à Dubai. Il avait voulu vendre la mèche parce que voyant qu'ils ont été démasqués par caméra et photo , le mossad l'a récupéré et ce n'est que 2 ans après qu'on apprend sa mort en prison, dans la seule "démocratie" au M.O et ouvert à toute critique par une "liberté" de la presse "infaillible". Vous n'avez pas remarqué que l'affaire bulgare patine dans le yaourt, le mossad serait peut être celui qui aurait aussi essayer d'étouffer quelque chose !!! qui lo sa !!!

    Jaber Kamel

    07 h 00, le 15 février 2013

  • Je répète ici que les médias doivent envisager l'hypothèse suivante : Le diabolique Mossad a tout simplement éliminé un ancien collaborateur qui détenait des informations trop importantes et dangereuses. Pour l'Occident, tout est permis à Israel, n'est-ce pas ?

    Halim Abou Chacra

    02 h 59, le 15 février 2013

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