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Économie - Indicateur

Le Japon toujours en récession, mais le bout du tunnel approche

L’amélioration attendue des exportations pourrait présager d’un meilleur début d’année.
Le Japon est resté en récession au quatrième trimestre 2012, mais un rebond de la consommation des ménages et l’amélioration attendue des exportations pourraient présager d’un meilleur début d’année 2013.
Entre octobre et décembre, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale s’est effrité de 0,1 % par rapport à la période juillet-septembre, son troisième trimestre consécutif de repli, a annoncé le gouvernement jeudi.
L’activité a été plombée par les reculs de l’investissement des entreprises (hors immobilier) et des exportations.
Les firmes nippones ont continué de souffrir en fin d’année d’une conjoncture mondiale difficile, marquée par le ralentissement de la croissance chinoise et le marasme d’une Europe en cure d’austérité.
La vigueur encore exceptionnelle du yen pendant cette période a aussi pesé sur les livraisons hors de l’archipel, tandis qu’une déflation persistante coupait l’appétit d’investir.
Mais un léger rebond de la consommation des ménages, un contributeur important du PIB, a nourri quelques espoirs pour les mois à venir.
L’investissement dans l’immobilier a aussi progressé, des entrepreneurs se hâtant de bâtir avant une hausse de la taxe sur la consommation prévue en avril 2014.
La demande publique a en outre continué de tirer l’activité, sur fond de reconstruction du nord-est dévasté par le séisme, le tsunami et l’accident nucléaire du 11 mars 2011.
Ce soutien étatique au secteur de la construction, dans le nord-est et ailleurs, va s’amplifier à la faveur d’une politique dispendieuse du nouveau gouvernement de droite dirigé par Shinzo Abe.
Le projet de son équipe pour l’exercice budgétaire d’avril 2013 à mars 2014 prévoit de consacrer plus de 40 milliards d’euros aux travaux publics, s’ajoutant à une somme voisine déjà intégrée dans un plan de relance mis sur les rails début janvier.
L’activité pourrait aussi bénéficier de la remontée du moral des consommateurs depuis la victoire électorale des conservateurs en décembre, ce qui pourrait doper la consommation.
Outre ses mesures budgétaires, le pouvoir exécutif a obtenu de la Banque du Japon (BoJ), statutairement indépendante, qu’elle élève à 2 % son objectif annuel de progression des prix afin d’en finir au plus vite avec la déflation qui grippe l’économie nippone par intermittence depuis une quinzaine d’années.
Cette décision a accéléré la chute du yen sur les marchés ces dernières semaines, à la grande joie des groupes exportateurs nippons, ce qui pourrait doper la confiance des grandes firmes et leurs investissements dans les mois à venir.
« L’économie japonaise devrait repartir à la faveur du redémarrage de l’économie mondiale et du changement de politique monétaire » de la BoJ, a expliqué à l’AFP Naoki Murakami, économiste chez la maison de courtage Monex.
Il s’attend à un rebond assez vigoureux dès le premier trimestre 2013 qui permettrait au pays de sortir de la récession dans laquelle il est entré en milieu d’année dernière.
Sur l’ensemble de 2012, le PIB a néanmoins progressé de 1,9 % par rapport à celui de 2011, a précisé le gouvernement. Le début 2012 avait été très dynamique grâce à l’accélération des travaux de reconstruction des zones affectées par la triple catastrophe de mars 2011.
La consommation des ménages avait aussi grimpé grâce au versement de subventions gouvernementales pour acheter des voitures peu gourmandes en carburant, avant de stagner par la suite.
Pour 2013, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit toutefois pour l’instant une croissance japonaise de seulement 1,2 %.

(Source : AFP)
Le Japon est resté en récession au quatrième trimestre 2012, mais un rebond de la consommation des ménages et l’amélioration attendue des exportations pourraient présager d’un meilleur début d’année 2013.Entre octobre et décembre, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale s’est effrité de 0,1 % par rapport à la période juillet-septembre, son troisième trimestre consécutif de repli, a annoncé le gouvernement jeudi.L’activité a été plombée par les reculs de l’investissement des entreprises (hors immobilier) et des exportations.Les firmes nippones ont continué de souffrir en fin d’année d’une conjoncture mondiale difficile, marquée par le ralentissement de la croissance chinoise et le marasme d’une Europe en cure d’austérité.La vigueur encore exceptionnelle...
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