Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a réaffirmé mardi qu’il n’acceptera pas l’adoption d’une nouvelle loi électorale qui ne garantirait pas l’élection de 64 députés chrétiens. "Le projet du Rassemblement orthodoxe a déjà été approuvé par la majorité (des chrétiens) et devrait être soumis au Parlement pour le vote", selon M. Aoun. Ce projet, approuvé par le CPL, les Kataëb et les Forces libanaises, a toutefois été rejeté par le président de la République Michel Sleiman, ainsi que par le Courant du futur et le Parti socialiste progressiste (PSP). Cette proposition très controversée a été initialement avancée par l'ancien vice-président de la Chambre, Élie Ferzli. En vertu de ce projet de loi, les électeurs sont appelés à voter exclusivement pour les candidats de leur communauté, dans le cadre d'une circonscription unique et d'un mode de scrutin proportionnel.
Plus tôt dans la journée, le Courant du Futur (opposition libanaise), farouche opposant de la proportionnelle, a présenté mardi une proposition de loi mixte alliant la proportionnelle et la majoritaire, lors de la séance matinale de la sous-commission ad hoc chargée de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale.
"Le Courant du Futur a fait une nouvelle proposition sur la base du scrutin mixte", a déclaré le président de la sous-commission Robert Ghanem. "Les réunions de la sous-commission sont positives et avec la bonne volonté de tout le monde nous parviendrons à un compromis dans les délais", a ajouté M. Ghanem.
Le député du Courant du Futur, Ahmad Fatfat, a pour sa part indiqué que son parti était toujours attaché à l’initiative de son chef Saad Hariri. "Nous sommes aussi attachés à l’organisation des élections à la date prévue et c’est pour cette raison que nous avons présenté une loi mixte qui prévoit l’élection de 70% des députés au scrutin majoritaire", a-t-il dit.
Son collègue des Forces libanaises (FL, opposition), Georges Adwan, a salué cette initiative. "Nous saluons l’initiative du Courant du Futur qui tenait uniquement au scrutin majoritaire et qui maintenant présente une proposition de loi mixte dans le souci de tenir les élections à temps". "Notre soutien au scrutin mixte veut dire que seuls de petits détails restent à régler. Je pense que nous pouvons parvenir à un compromis d’ici vendredi et transmettre la proposition de loi aux commissions parlementaires conjointes", a-t-il souligné.
Repère
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