Le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) "sait qu'il doit faire de nouvelles propositions. A Almaty nous allons écouter", a déclaré Mostafa Dolatyar, cité par l'agence Isna.
"Nous avons dit à Moscou (en juin 2012) ce que nous avions à dire, et ils devaient nous répondre. Normalement, au Kazakhstan, ils doivent nous présenter leurs propositions (...) et nous y répondrons en fonction de ce qu'ils diront", a-t-il ajouté.
L'Iran et les pays du 5+1 doivent se retrouver à Almaty pour tenter de trouver un accord sur le dossier nucléaire iranien, après l'échec de plusieurs rencontres à Istanbul, Bagdad et Moscou.
A Moscou, le P5+1 avait demandé à Téhéran de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium à 20% et d'exporter ses stocks. Les Iraniens avaient exclu de prendre une telle mesure sans allègement préalable des sanctions, ce que les grandes puissances avaient refusé.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exhorté l'Iran à venir parler "véritablement du fond", promettant que "la communauté internationale (serait alors) prête à répondre" positivement.
Londres a évoqué une "nouvelle offre crédible" du P5+1, et Moscou a dit espérer d'"importants progrès" à Almaty.
Les pays occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de travailler à la mise au point de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.
Pour forcer Téhéran à céder sur son programme nucléaire, l'ONU lui a imposé quatre séries de sanctions, auxquelles les Etats-Unis et l'Union européenne ont ajouté leurs propres sanctions contre les exportations pétrolières et le système bancaire iranien.
Mais le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé dimanche que l'Iran ne céderait "pas d'un iota sur ses droits légitimes" en matière nucléaire.


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