Photo d’archives des députés d’Achrafieh.
Étaient notamment présents le député Serge TerSarkissian, l’évêque André Haddad, le président de la Ligue orthodoxe, Nicolas Gholam, et le secrétaire général du Rassemblement orthodoxe, Nicolas Saba.
Prenant la parole, M. Pharaon s’est employé à défendre la formule de compromis qu’il avait présentée au sujet de la proposition du Rassemblement orthodoxe, qui prévoit l’élection à la proportionnelle des députés de chaque communauté par les électeurs de la communauté correspondante et sur base de la circonscription unique.
« Le projet du Rassemblement orthodoxe assure la parité (islamo-chrétienne), mais il présente aussi de nombreux inconvénients », a déclaré le député de Beyrouth I, soulignant que son projet prend en compte « les aspects positifs » de la proposition « orthodoxe » pour ce qui est de la représentation des communautés et « la dimension régionale et nationale » de la représentation.
Le projet de M. Pharaon est fondé sur le déroulement des élections législatives en deux tours. Le premier, qui tiendrait lieu de primaires, se déroulerait en vertu du projet « orthodoxe ». Les candidats qui seraient ainsi désignés par les électeurs de leurs communautés respectives devraient ensuite se présenter au second tour dans le cadre du système en vigueur aujourd’hui ou d’une formule similaire.
« Ce projet mérite d’autant plus d’être discuté qu’il n’offre pas des résultats taillés sur mesure », a dit M. Pharaon, défendant par ailleurs « les particularités des régions, d’Achrafieh à Jezzine, et la nécessité d’accorder de l’intérêt aux chrétiens des régions dites périphériques ».
Il a notamment préconisé à ce propos le détachement du Hermel de la circonscription de Baalbeck et le déplacement du siège maronite de Tripoli à une autre région.

