Des opposants syriens manifestant à Alep, le 8 février 2013. AFP PHOTO/AAMIR QURESHI
La Maison Blanche a expliqué vendredi que le président américain Barack Obama a refusé l'été dernier d'armer les rebelles syriens afin de protéger les civils et les Israéliens et assurer la sécurité des Etats-Unis.
Le porte-parole de l'exécutif américain, Jay Carney, a précisé que le problème en Syrie n'était pas le manque d'armes, laissant entendre que les opposants recevaient suffisamment de livraisons de pays voisins et que le régime du président Bachar el-Assad était de son côté soutenu par l'Iran.
La priorité des Etats-Unis était de s'assurer que les armes ne tombent pas dans de mauvaises mains et ne mettent pas davantage en danger "les Etats-Unis, la Syrie, ou Israël", a plaidé M. Carney.
Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a reconnu jeudi avoir soutenu la proposition de la secrétaire d'Etat de l'époque, Hillary Clinton et du directeur de la CIA d'alors David Petraeus d'armer les rebelles syriens.
Le plan visait non seulement à faire basculer la balance en faveur des rebelles mais aussi à augmenter l'influence des Etats-Unis auprès des groupes susceptibles de prendre le contrôle du pays si Assad tombait.
Cet aveu a provoqué la colère d'élus favorables à un soutien plus important des Etats-Unis aux rebelles, dans une guerre qui a fait plus de 60.000 morts depuis 22 mois.
Il a aussi relancé les spéculations sur une éventuelle division du gouvernement à ce sujet et sur un président qui traînerait les pieds à soutenir les opposants en Syrie.
Selon le New York Times, le plan proposé par Petraeus n'aurait pas obtenu gain de cause en raison notamment de la démission de ce dernier et de l'absence de Mme Clinton, victime d'une commotion cérébrale.
De son côté, le nouveau secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré vendredi que les Etats-Unis réfléchissaient à une nouvelle action "diplomatique" pour tenter de mettre un terme au conflit en Syrie. "Tout le monde au gouvernement et ailleurs dans le monde est profondément ébranlé par la violence qui se poursuit en Syrie (...) Nous faisons le point en ce moment, nous regardons quelles mesures, notamment diplomatiques, pourraient être prises pour s'efforcer de réduire cette violence", a déclaré M. Kerry lors de son premier point de presse.
Le gouvernement américain s'en tient depuis près de deux ans à une aide humanitaire à la Syrie et aux réfugiés dans les pays voisins, ainsi qu'à une assistance dite "non létale" pour les rebelles (équipements de communication, formation...).
Situation humanitaire
Quelque 5.000 Syriens quittent le pays chaque jour pour fuir les hostilités et la crise, a déclaré vendredi à Genève un porte-parole du HCR (Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés). Quelque 787.000 Syriens ont été enregistrés comme réfugiés par le HCR, un nombre en très forte augmentation par rapport à fin décembre, a-t-il ajouté.
Fin janvier 733.196 personnes avaient été enregistrées. Elles étaient moins de 600.000 fin 2012.
Depuis janvier, la moyenne est de 5.047 nouveaux réfugiés par jour, à comparer avec une moyenne de 3.275 nouveaux réfugiés par jour en décembre.
La plupart des réfugiés syriens se rendent au Liban, qui en accueille presque 260.000, suivi par la Jordanie, avec 243.000.
(Lire aussi : Réfugiés syriens au Liban : « Médecins sans frontières » tire la sonnette d’alarme)
Parmi les pays qui n'ont pas de frontière commune avec la Syrie, l'Egypte est la destination la plus recherchée. Depuis le début des hostilités, environ 150.000 Syriens ont fui en Egypte, avec une moyenne de 20.000 personnes par mois depuis juillet 2012. Seuls 10% des de ces Syriens sont enregistrés comme des réfugiés par le HCR.
Le HCR a également indiqué vendredi que l'enregistrement des réfugiés prenait du temps. "Avant, on était confronté à plusieurs centaines de demandes d'enregistrement par jour, aujourd'hui, ce sont plusieurs milliers", a indiqué le porte-parole.
En décembre, l'ONU avait déclaré s'attendre à ce que le nombre de réfugiés syriens dans les quatre pays voisins atteigne un total de 1,1 million d'ici juin si le conflit ne cessait pas.
(Reportage : Après le choc de la guerre, le stress du dénuement)
En Turquie, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a affirmé vendredi que son pays a jusqu'à présent dépensé "plus de 600 millions de dollars" pour les réfugiés syriens. M. Erdogan a néanmoins assuré que la Turquie ne fermerait pas ses frontières aux déplacés.
Bmbardements et combats
Sur le terrain, les violences n’ont pas baissé en intensité. L'armée syrienne bombardait violemment vendredi la banlieue est de Damas, base arrière de la rébellion, pour tenter une nouvelle fois de repousser les insurgés qui s'approchent de la capitale, d'après les chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'armée est "déterminée à écraser le terrorisme autour de la capitale et dans les grandes villes", avait affirmé le journal Al-Watan proche du pouvoir.
La ville de Zamalka était ainsi particulièrement visée par de violents raids aériens, parallèlement à de violents combats au sol entre loyalistes et insurgés, rapporte l'OSDH.
Jeudi, 161 personnes - 65 civils, 59 rebelles et 37 membres des troupes loyalistes, ont encore péri à travers le pays, selon l’ONG.
(Lire aussi : Les malades chroniques sont les oubliés de la guerre en Syrie)
Vendredi, de violents combats ont éclaté à la périphérie de Jobar, quartier de l'est de Damas, selon l'Observatoire qui dispose d'un large réseau de militants, de médecins et d'avocats.
Dans la périphérie sud de la capitale, des combats ont éclaté près du camp de Yarmouk et des bombardements ont visé les quartiers de Hajar al-Aswad, Qadam et Assali.
Plus au sud, l'armée a bombardé la ville rebelle de Daraya que l'armée cherche à reprendre depuis plusieurs semaines, selon l'OSDH faisant état de "nouveaux renforts envoyés" par l'armée.
Damas poursuit donc sa guerre contre les rebelles, ignorant l'offre de dialogue du chef de l'opposition Ahmed Moaz al-Khatib qui a proposé de dialoguer avec le vice-président Farouk al-Chareh en vue de négocier une issue au conflit.
Vendredi, jour traditionnel de manifestations contre le régime, des militants ont appelé les différents groupes rebelles à s'unir, pour faire tomber le régime de Bachar el-Assad. "Ce que le clan (au pouvoir) craint le plus, c'est l'unification de toutes les brigades de l'Armée syrienne libre et de toutes forces révolutionnaires car elle signifiera la défaite de ses gangs militaires", lit-on sur la page "Syrian Revolution 2011", en allusion à un manque d'organisation au sein de la rébellion armée.
Le porte-parole de l'exécutif américain, Jay Carney, a précisé que le problème en Syrie n'était pas le manque d'armes, laissant entendre que les opposants recevaient suffisamment de livraisons de pays voisins et que le régime du président Bachar el-Assad était de son côté soutenu par l'Iran.
La priorité des Etats-Unis était de s'assurer que les armes ne tombent pas dans de mauvaises mains et ne mettent pas davantage en danger "les Etats-Unis, la Syrie, ou Israël", a plaidé M. Carney.
Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a reconnu jeudi avoir soutenu la proposition de la secrétaire...



C'est bien triste! Voilà où mène le terrorisme fanatique soutenu par les voyous de ce monde et à leur tête les criminels sionistes, auquel on a voulu attribuer le nom de "révolution" pour mieux leurrer les gens simples. Nous les verrons, espérons-le, bientôt renter chez eux, au bercail où l'état s'occupera d'eux, par dizaines de milliers par jours... Il faut qu'ils tiennent bon en Turquie, en Jordanie, au Liban, en Irak et ailleurs, entretemps, il faut qu'on les traitent avec plus d'humanité et de compassion..
14 h 49, le 08 février 2013