À cinq reprises, un membre du groupe Code Pink a lancé des slogans hostiles au chef du contre-terrorisme de la Maison-Blanche avant d’être évacué par les policiers, un autre reprenant immédiatement le même rôle jusqu’à ce que la présidente de la commission du renseignement du Sénat Dianne Feinstein interrompe l’audition pendant quelques minutes. « Pakistan, Yémen, Somalie, et où encore ? Ils ne disent même pas au Congrès quels pays ils bombardent », dénonçait une femme évacuée par les policiers. « Brennan = assassinats par les drones », pouvait-on lire sur une pancarte brandie par une autre manifestante tandis que d’autres opposants du groupe Code Pink montraient les paumes de leurs mains peintes en rose.
« Félicitations pour votre nomination, comme vous pouvez le voir, cela va être animé », avait déclaré la sénatrice Feinstein après l’évacuation d’un premier manifestant.
La confirmation de John Brennan, l’architecte de la campagne des drones contre el-Qaëda, comme directeur de l’agence de renseignements est attendue, mais beaucoup voient cette audition comme l’occasion de forcer l’administration à rendre des comptes sur une guerre secrète qui lui fournit le pouvoir de tuer, y compris des citoyens américains à l’étranger, sans en référer à quiconque.
Dans une manœuvre savamment calculée pour inciter la Maison-Blanche à justifier la légalité de ces frappes, conduites en grande partie par la CIA, un document confidentiel du ministère de la Justice qui justifie les attaques meurtrières a fuité deux jours avant l’audition au Sénat du chef du contre-terrorisme de la Maison-Blanche. Quelques heures avant son audition par la commission du renseignement du Sénat, la Maison-Blanche a fait une concession en annonçant qu’elle transmettrait aux parlementaires les documents secrets justifiant la légalité des frappes. « Le président a ordonné au ministère de la Justice de fournir aux commissions de renseignements du Congrès un accès aux (documents) classifiés relatifs au sujet », a indiqué un responsable de la présidence sous le couvert de l’anonymat.
Rappelons aussi qu’ancien chef de poste de la CIA en Arabie saoudite, John Brennan a joué un rôle-clé dans les négociations avec Riyad pour établir dans le pays une base secrète, d’où décollent des drones opérés par la CIA contre el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQAP), filiale de la nébuleuse au Yémen. « La commission du renseignement du Sénat doit obtenir de John Brennan des réponses précises pour dire dans quelle mesure il était impliqué dans les politiques de torture, de détention illimitée à Guantanamo et d’attaques meurtrières extrajudiciaires », a aussi averti Zeke Johnson, directeur d’Amnesty International.


C'est pas brennan le criminel , c'est obama qui donne les ordres , en fait c'est un système basé sur un esprit criminel , tous ceux qui le manipule ne sont que des exécutants.
05 h 23, le 08 février 2013