Rechercher
Rechercher

Cinema- - Entre Parenthèses

Quand l’Amérique se débarrasse de ses idées noires

Quand l’Amérique se débarrasse de ses idées noires, cela donne un bon cru. Millésimé. En effet, cette année aux oscars, le cinéma de l’Oncle Tom est représenté sous différentes facettes. Comme un prisme. Les États-Unis aiment les jeux de miroir. Tout comme Alice au pays des merveilles, l’autre côté du miroir est profond et se trouve loin. Attention aux écueils. Mais les trois cinéastes à la machine cinématographique bien huilée relèvent les défis et s’en vont-en-guerre contre les fantômes du passé et du présent. Il y a bien sûr l’immense Spielberg avec son chef-d’œuvre, quasi-fresque historique qui retrace les derniers jours de l’esclavagisme. Un travail qui a nécessité maturité et mûrissement. Telle une œuvre de Vermeer, en clair obscur et aux teintes très passées, Lincoln magnifie la puissance du septième art et témoigne de ses énormes possibilités.
Il y a par ailleurs le trublion du cinéma, le Tarantino, avec son Django Unchained. Déchaîné le cinéaste, certes. Celui dont on dit toujours qu’il s’amuse en faisant son cinéma prouve que son septième art est du sérieux. À sa manière, il parle de l’époque esclavagiste. À sa manière, il ouvre les vannes de l’enfer de la violence. À sa manière également, il a remplacé le John Wayne chevauchant sur son fier destrier par un homme de couleur. Jamie Foxx avec un colt, ce n’est pas une mince affaire ! Obama a ouvert la voie royale et Quentin l’a suivi. C’est dommage qu’un Spike Lee ait qualifié cette œuvre de raciste alors qu’on sait combien Samuel L. Jackson, un des interprètes du film (et non des moindres), a œuvré pour la campagne présidentielle de Barack Obama.
Enfin, troisième film ou troisième facette du prisme, c’est lorsqu’une rouquine au visage diaphane et au corps mince et fragile (Jessica Chastain) s’attaque à la plus grande frayeur de l’Amérique : Oussama Ben Laden, symbole du terrorisme et celui par qui le mal arrive. C’est également une femme, Kathryn Bigelow, qui va, comme Don Quichotte (mais il ne s’agit pas là de moulins à vent), bouter le méchant. Deux maux qui ont longtemps gangrené l’Amérique. Et voilà que le cinéma en fait une très belle reproduction. Sans musique wagnérienne comme Appocalypse Now ni trompettes et tambours, mais dans un silence religieux, la page se tourne sur une Amérique longtemps meurtrie.
Quand l’Amérique se débarrasse de ses idées noires, cela donne un bon cru. Millésimé. En effet, cette année aux oscars, le cinéma de l’Oncle Tom est représenté sous différentes facettes. Comme un prisme. Les États-Unis aiment les jeux de miroir. Tout comme Alice au pays des merveilles, l’autre côté du miroir est profond et se trouve loin. Attention aux écueils. Mais les trois cinéastes à la machine cinématographique bien huilée relèvent les défis et s’en vont-en-guerre contre les fantômes du passé et du présent. Il y a bien sûr l’immense Spielberg avec son chef-d’œuvre, quasi-fresque historique qui retrace les derniers jours de l’esclavagisme. Un travail qui a nécessité maturité et mûrissement. Telle une œuvre de Vermeer, en clair obscur et aux teintes très passées, Lincoln magnifie la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut