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Moyen Orient et Monde - Droits De L’Homme En Europe

À l’Est, l’homophobie a la dent dure...

Les homosexuels ont encore fort à faire pour conquérir de nouveaux droits dans les pays de l’Est où l’homophobie reste plus forte qu’à l’Ouest, même si certains, comme la République tchèque, font figure d’îlot de tolérance.
En Pologne, bastion du catholicisme en Europe, la Chambre basse du Parlement a récemment rejeté trois projets de loi visant à reconnaître l’union civile des personnes homosexuelles. Pourtant, l’un de ces projets, présenté par le Parti libéral au pouvoir et soutenu par le Premier ministre Donald Tusk, a été rejeté par seulement 17 voix. Un signe encourageant pour le député ouvertement homosexuel Robert Biedron, dont le parti anticlérical, le mouvement de Palikot, ne compte pas baisser les bras.
Selon un récent sondage de l’institut Homo Homini publié par le journal à grand tirage Super Express, une majorité des Polonais (55 %) est favorable à l’union civile. Mais 69 % d’entre eux s’opposent au mariage gay et 84 % sont contre l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. La Pologne, dont plus de 90 % des habitants se déclarent catholiques, et où la Constitution précise bien que le mariage est une union entre un homme et une femme, est cependant le seul pays au monde à avoir une députée transsexuelle, Anna Grodzka, 58 ans.
La République tchèque voisine, un des pays les plus athées d’Europe, fait partie de ceux qui autorisent une forme d’union civile pour les homosexuels. Selon un sondage de l’institut CVVM publié en mai dernier, les trois quarts des Tchèques approuvent cette forme d’union civile , 51 % d’entre eux estimant même qu’ils devraient avoir le droit de se marier et 37 % se déclarant favorables à l’adoption d’enfants par les couples homosexuels (55 % contre). En Slovaquie par contre, le Parlement a récemment repoussé massivement un projet de loi visant à reconnaître une forme d’union civile pour les homosexuels.
Dans les pays de l’ex-URSS, l’homosexualité a souvent été présentée comme un style de vie propagé par l’Ouest. La loi n’autorise ni le mariage ni l’union civile pour les homosexuels dans les trois pays baltes, ex-Républiques soviétiques aujourd’hui membres de l’Union européenne, Lituanie, Lettonie et Estonie. En Russie, les militants homosexuels sont encore très mal vus, l’homosexualité ayant été considérée comme un crime jusqu’en 1993 et comme une maladie mentale jusqu’en 1999. D’ailleurs, la reconnaissance du mariage homosexuel en France et en Grande-Bretagne réduit les chances pour les Français et les Britanniques d’adopter des enfants russes, a estimé hier le représentant pour les droits de l’homme du ministère russe des Affaires étrangères.

Familles roses
Pendant ce temps, aux Pays-Bas, premier pays au monde à avoir autorisé le mariage homosexuel, en 2001, le débat est déjà ailleurs. Le ministère de la Justice va d’ici peu enquêter sur la possibilité de reconnaître trois parents ou plus pour un même enfant, notamment pour protéger les familles roses.
« Je pense que mes copains sont un petit peu jaloux, parce que moi, j’ai deux mamans et deux papas alors qu’eux, ils n’ont que deux parents », assure Simon, 6 ans, en se tortillant avec son frère Joaquin, 3 ans, sur les genoux de ses parents, deux couples homosexuels, assis côte à côte sur le canapé d’une des deux maisons familiales, à Amsterdam. De fait, si les quatre jeunes trentenaires Joram, Guillermo, Karin et Evelien élèvent ensemble Simon et Joaquin, aux yeux de l’administration néerlandaise, seules Karin et Evelien ont le droit de s’appeler des « parents ». Joram et Guillermo n’ont donc pas de droits légaux sur les enfants. Ils ne peuvent par exemple prendre aucune décision en cas d’intervention médicale importante sur les enfants. Et si les deux hommes meurent, la fiscalité n’accordera pas les avantages sur l’héritage auxquels Simon et Joaquin auraient droit en tant qu’enfants légaux.
De plus, si les deux couples venaient à se disputer, Karin et Evelien auraient le droit d’exiger que Joram et Guillermo sortent complètement de la vie des deux enfants du jour au lendemain. « La loi est en retard sur la réalité, assure Joram. Ce qui compte, en tant que parent ou futur parent, c’est de vouloir élever des enfants dans une construction dans laquelle on a énormément de confiance. »
Joram, Evelien, Guillermo et Karin sympathisent alors qu’ils partagent une colocation lors de leurs études à Amsterdam, après quoi les deux couples restent très bons amis. Lorsque l’envie d’avoir des enfants se fait sentir, ils se lancent à quatre dans l’aventure plutôt que de le faire à deux et d’opter pour l’adoption ou un donneur anonyme.
Une modification de la loi sur la parentalité ne bénéficierait pas seulement aux familles roses, elle pourrait également être profitable aux familles recomposées après un divorce, selon Liesbeth Van Tongeren, députée écologiste.
Par ailleurs, le « ministre de la famille » du pape, qui avait suggéré lundi des « solutions de droit privé » pour les formes de cohabitation hors mariage, a démenti hier une interprétation faite à ses propos dans le sens d’un assouplissement de l’Église envers les unions gays.
Enfin, la grande organisation scoute américaine BSA a repoussé au mois de mai une décision très attendue qui devait être prise hier sur l’abrogation d’une règle interdisant les homosexuels dans ses rangs, en raison de « la complexité de la question ».
(Source : AFP)
Les homosexuels ont encore fort à faire pour conquérir de nouveaux droits dans les pays de l’Est où l’homophobie reste plus forte qu’à l’Ouest, même si certains, comme la République tchèque, font figure d’îlot de tolérance.En Pologne, bastion du catholicisme en Europe, la Chambre basse du Parlement a récemment rejeté trois projets de loi visant à reconnaître l’union civile des personnes homosexuelles. Pourtant, l’un de ces projets, présenté par le Parti libéral au pouvoir et soutenu par le Premier ministre Donald Tusk, a été rejeté par seulement 17 voix. Un signe encourageant pour le député ouvertement homosexuel Robert Biedron, dont le parti anticlérical, le mouvement de Palikot, ne compte pas baisser les bras.Selon un récent sondage de l’institut Homo Homini publié par le journal à grand tirage...
commentaires (4)

Refuser de sombrer dans les méandres Refuser que les familles soient dynamitées Refuser le bordel imposé par une minorité Cela devient Homophobie...Pu..ain.. C'est comme critiquer le premier ministre israelien...Cela devient anti-sémitisme... HARCELEMENT et CHANTAGE INTELLECTUEL lorsque tu nous tiens...

Jean-Pierre EL KHOURY

06 h 57, le 07 février 2013

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Commentaires (4)

  • Refuser de sombrer dans les méandres Refuser que les familles soient dynamitées Refuser le bordel imposé par une minorité Cela devient Homophobie...Pu..ain.. C'est comme critiquer le premier ministre israelien...Cela devient anti-sémitisme... HARCELEMENT et CHANTAGE INTELLECTUEL lorsque tu nous tiens...

    Jean-Pierre EL KHOURY

    06 h 57, le 07 février 2013

  • Toutes sociétés bien nantis sombre un jour dans la décadence. En voila les tristes prémices.

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 49, le 07 février 2013

  • " La loi est en retard sur la réalité" Que voilà une réflexion stupide! Au nom de l'adéquation de la loi à la réalité, il faudrait légaliser le kidnapping dans les pays où il est devenu monnaie courante!

    Yves Prevost

    00 h 09, le 07 février 2013

  • C'est l'histoire du petit doigt et du bras...mariage à trois ou quatre hein?Enfants avec deux papas et deux mamans...et demain,peut-être effacera -t-on les barrières que le bon sens a mis des siècles a mettre en place entre les âges et dans les familles...peut-être pourra-t-on "commander" un enfant comme on commande une pizza,en choisissant la garniture,en quelque sorte...peut-être verra-t-on apparaître des cheptels de reproductrices pour autrui qu'on pourra louer comme on loue une voiture...il se peut que je sois devenu un vieux con dépassé par son époque,mais çà rappelle un peu Le meilleur des mondes de Huxley,non?

    GEDEON Christian

    21 h 26, le 06 février 2013

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