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Culture - Qu’Est-Ce Que Vous Me Chantez Là ?

Chabadabada, un refrain devenu Palme d’or

Qui n’a jamais fredonné «chabadabada» ? Symbole de l’amour, elle est le thème immortel du film « Un homme et une femme » et a pour compositeur un Niçois d’origine italienne du nom de Francis Lai, devenu de par cette chanson « ambassadeur du romantisme à la française ».

Nicole Croisille, Pierre Barouh et Francis Lai se retrouvent quelques années plus tard.

C’est en 1965, par l’intermédiaire de Pierre Barouh, que Francis Lai, jeune compositeur, croise un autre jeune cinéaste, Claude Lelouch, qui lui propose de mettre en musique un projet de film intitulé Un homme et une femme. Avant le tournage, l’accordéoniste va proposer à Lelouch une dizaine de mélodies différentes. Une seule retiendra l’attention du metteur en scène. Un certain chabadabada destiné à la séquence où Jean-Louis Trintignant se balade à Pigalle. «Il m’a demandé de la rejouer dix fois de suite, se souvient le compositeur sur son site. Il m’a demandé de la rejouer dix fois d’affilée.» «Mais Francis, c’est ça le thème du film!» avait crié Lelouch.

Un homme et une femme
«Comme nos voix ba da ba da da da da da da
Chantent tout bas ba da ba da da da da da da
Nos cœurs y voient ba da ba da da da da da da
Comme une chance comme un espoir.»
Toute la musique a été écrite et enregistrée avant même le premier tour de manivelle. Et sur le plateau, Lelouch s’en servait pour diriger les comédiens, pour rythmer sa mise en scène. Elle prenait la place de certains dialogues, révélait les personnages et faisait parler leurs sentiments. D’ailleurs Francis Lai composera d’autres mélodies pour les films de Claude Lelouch, et c’est toujours la musique qui devancera le film, le réalisateur aimant s’inspirer de la composition musicale pour construire le déroulement de l’action.
Avec Ivan Jullien pour l’orchestration, Francis Lai traitera la composition – tout comme le titre épuré et simple du film de Lelouch – avec un total dépouillement. Une voix féminine (Nicole Croisille), une voix masculine (Pierre Barouh), et le compositeur lui-même à l’accordéon électronique, instrument alors inédit au cinéma.
Ce petit refrain à l’image d’une ritournelle deviendra vite un succès mondial. Récompensé à Cannes, il sera repris par les plus grands interprètes, d’Ella Fitzgerald à Tom Jones.
Le mot chabadabada rentre dans le lexique pour désigner plus tard la parité homme-femme sur une liste électorale ou l’alternance homme-femme qui préside à confection des listes. Ainsi par effet du temps, le chabadabada est devenu non seulement synonyme d’amour, mais a pris une tournure usuelle en termes administratifs. Tel est le génie des grands compositeurs.
C’est en 1965, par l’intermédiaire de Pierre Barouh, que Francis Lai, jeune compositeur, croise un autre jeune cinéaste, Claude Lelouch, qui lui propose de mettre en musique un projet de film intitulé Un homme et une femme. Avant le tournage, l’accordéoniste va proposer à Lelouch une dizaine de mélodies différentes. Une seule retiendra l’attention du metteur en scène. Un certain chabadabada destiné à la séquence où Jean-Louis Trintignant se balade à Pigalle. «Il m’a demandé de la rejouer dix fois de suite, se souvient le compositeur sur son site. Il m’a demandé de la rejouer dix fois d’affilée.» «Mais Francis, c’est ça le thème du film!» avait crié Lelouch. Un homme et une femme «Comme nos voix ba da ba da da da da da daChantent tout bas ba da ba da da da da da daNos cœurs y voient ba da ba da da...
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