Une étude américaine met l’accent sur une forte augmentation du risque de décéder d’un cancer du poumon chez les femmes qui fument. Photo Karen Bleier/AFP
Menée sur deux millions d’Américains, l’étude a porté sur des fumeuses âgées de plus de 55 au cours de trois décennies depuis 1960.
Dans les années 1960, les femmes qui fumaient avaient un risque de décéder d’un cancer du poumon 2,7 fois plus élevé que celles qui n’avaient jamais touché à une cigarette. Mais lors de la dernière décennie 2000-2010, ce risque était 25,7 fois plus grand que chez celles qui n’avaient jamais fumé.
Le risque de mourir d’une autre maladie pulmonaire chronique était dans les années 1960 quatre fois plus grand chez les fumeuses que chez celles qui n’avaient jamais fumé. De 2000 à 2010 ce risque était 22,5 fois plus élevé.
Les fumeurs des deux sexes avaient durant les années 2000-2010 un accroissement relativement identique du risque de cancer du poumon, de maladies pulmonaires chroniques, de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral, constatent les chercheurs.
Cette recherche, dirigée par le Dr Michael Thun, membre honoraire de l’American Cancer Society, confirme aussi qu’arrêter de fumer, quel que soit l’âge, réduit fortement le risque de mortalité résultant du tabagisme.
Le fait de fumer des cigarettes dites « légères », souvent le premier choix parmi les femmes, n’a pas empêché ces dernières d’avoir une forte augmentation du risque de mortalité par cancer du poumon ou résultant de maladies pulmonaires chroniques.


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