Le mouvement est né à Kiev, en 2008, quatre ans après la révolution orange. Créé par Anna Hutsol, il regroupe une dizaine de jeunes Ukrainiennes sensibles à la question du droit des femmes. Au départ, le mode d’action est assez classique : manifestations dans la rue (toutes habillées), communiqués de presse (qui finissent à la poubelle). À partir de l’hiver 2010, le mouvement se radicalise. Les Femen multiplient les manifestations contre la prostitution, le tourisme sexuel, le sexisme ambiant, la dictature... Parallèlement, émerge l’idée du « topless ». Les seins nus, disent les Femen, symbolisent aussi la condition des femmes ukrainiennes : sans ressources, elles n’ont plus que leur corps comme arme. Typiquement ukrainienne, la couronne de fleurs complète la panoplie. Les retombées médiatiques sont immédiates, les sanctions aussi : emprisonnement, intimidations, arrestations. En août 2012, menacée de représailles après avoir tronçonné une croix orthodoxe en soutien au Pussy Riot, Inna Shevshenko fuit l’Ukraine pour la France. En septembre, elle crée l’antenne Femen France au Lavoir moderne à Paris. Aux quatre coins du monde, des sympathisantes s’enthousiasment pour le « femenisme » : Brésil, Italie, Allemagne et même Égypte, avec la blogueuse Alia Magda el-Mahdy. En octobre 2011, elle avait fait les gros titres de l’actualité après avoir posé nue et publié sa photo sur son blog « Le journal d’une femme rebelle ». Le camp d’entraînement de Paris est le premier du genre. Mais les Femen promettent d’en créer bientôt de nouveaux « sur chaque continent ».
Le mouvement est né à Kiev, en 2008, quatre ans après la révolution orange. Créé par Anna Hutsol, il regroupe une dizaine de jeunes Ukrainiennes sensibles à la question du droit des femmes.Au départ, le mode d’action est assez classique : manifestations dans la rue (toutes habillées), communiqués de presse (qui finissent à la poubelle). À partir de l’hiver 2010, le mouvement se radicalise. Les Femen multiplient les manifestations contre la prostitution, le tourisme sexuel, le sexisme ambiant, la dictature...Parallèlement, émerge l’idée du « topless ». Les seins nus, disent les Femen, symbolisent aussi la condition des femmes ukrainiennes : sans ressources, elles n’ont plus que leur corps comme arme. Typiquement ukrainienne, la couronne de fleurs complète la panoplie.Les retombées médiatiques sont...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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