Le Premier ministre jordanien Abdallah Nsour après avoir voté mercredi dans sa ville natale de Salt. REUTERS/Muhammad Hammad
Les Jordaniens se rendent aux urnes mercredi pour des élections législatives boycottées par les islamistes, principale force de l'opposition. Ils sont environ 2,3 millions appelés à désigner 150 membres de la chambre basse du Parlement, pour un mandat de quatre ans.
Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 (04h00 GMT), pour 12 heures. A 10h00 (07h00 GMT), plus de 125.000 personnes avaient voté, selon le président de la commission électorale indépendante, Abdoul Ilah Khatib.
A Amman, quelques voitures louées par des candidats proposaient aux gens de les emmener voter, tandis qu'à l'extérieur des bureaux, des sympathisants tentaient de convaincre les électeurs de voter pour leur favori.
Mais les Frères musulmans, principale force d'opposition, et le Front de réforme national de l'ex-Premier ministre Ahmad Obeidat ont appelé leurs partisans à boycotter le scrutin. Les Frères musulmans réclament la révision du découpage des circonscriptions électorales qui avantage, selon eux, les régions rurales, plutôt proches du régime.
Tout comme M. Obeidat, ils dénoncent également le manque de réformes et exigent l'instauration d'un système parlementaire dans lequel le Premier ministre serait issu de la majorité du Parlement, et non plus nommé par le roi.
"Les Parlements précédents ont prouvé leur incapacité à introduire des réformes et du changement. Le Parlement à venir n'y fera pas exception. Il pourrait même être pire", a récemment estimé Zaki Bani Rsheid, un des dirigeants des Frères musulmans.
Au contraire, le Premier ministre Abdallah Nsour a assuré mercredi que ces ces élections étaient "un pas vers les réformes et non pas la fin des réformes", après avoir voté dans sa ville natale de Salt, au nord-ouest d'Amman.
"Cette fois, les élections sont propres", a-t-il affirmé, en faisant état d'"une nouvelle ère". "Le peuple veut des pouvoirs législatif et exécutif forts et solides".
Pour encourager les électeurs à venir départager les 1.425 candidats, dont 140 anciens parlementaires et 191 femmes, mercredi a été déclaré jour férié. Quelque 47.000 policiers ont été déployés pour assurer la sécurité du scrutin.
"Parlement sans poids politique"
En l'absence des islamistes, la victoire de chefs tribaux, de personnalités proches du régime et d'hommes d'affaires semble assurée.
"Le Parlement à venir sera de courte durée, car il n'aura pas de poids politique", a prédit Zaki Bani Rsheid, après le début du scrutin.
"Ces élections vont aggraver les problèmes au lieu de les résoudre, surtout à cause du boycott. Nous allons voir l'émergence d'un Parlement sans aucun poids politique", a également estimé Oraib al-Rintawi, directeur du Centre Al-Qods pour les études politiques.
(Lire aussi : Des Jordaniens sceptiques sur les promesses électorales)
La Jordanie traverse une période économique difficile, avec un déficit budgétaire de 3,6 milliards d'euros en 2012 et un taux de chômage officiel de 14%, mais qui serait selon d'autres sources de 30%.
"J'ai voté pour aider mon pays à lutter contre la corruption. C'est un devoir national. Nous avons de grands espoirs que le nouveau Parlement permettra de mettre en oeuvre le changement auquel nous aspirons", a déclaré à l'AFP Abedrabbo Abu Hedib, 55 ans, qui votait dans l'ouest de la capitale.
La vague du Printemps arabe, qui a conduit au renversement de quatre régimes dans la région, s'est traduite dans le royaume hachémite par des manifestations, petites mais régulières, en faveur de réformes économiques et politiques, et contre la corruption. Elles ont pris une tournure plus importante, mais aussi plus violente, en novembre dernier après que le gouvernement eut décidé d'une hausse des prix du gaz et de l'essence.
Pour mémoire:
Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 (04h00 GMT), pour 12 heures. A 10h00 (07h00 GMT), plus de 125.000 personnes avaient voté, selon le président de la commission électorale indépendante, Abdoul Ilah Khatib.
A Amman, quelques voitures louées par des candidats proposaient aux gens de les emmener voter, tandis qu'à l'extérieur des bureaux, des sympathisants tentaient de convaincre les électeurs de voter pour leur favori.
Mais les Frères musulmans, principale force d'opposition, et le Front de réforme national de l'ex-Premier ministre Ahmad Obeidat ont...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Aller c'est le tour de Jordanie! Le seul qui aura compris ce qui se passe réellement c'est le président Syrien et il a dit au king. Mais The hachemite King a mis plus d'un an et demi pour comprendre mais il a fini par prendre conscience de ce que préparent les dirigeants du qatar en collaboration avec un courant encore obscur qui regroupe israel et les usa, donner le pouvoir aux frères musulmans... même en retirant le tapis de sous les pieds des peuplades arabes du pays de la famille de ben saoud (sous le tapis il a trouvé plein de groupes qaédisés qui se dirigeaient plein nord). On fait quoi maintenant your majesty? Ils veulent le pouvoir, tous les pouvoir et rien que les pouvoir au nom d'Allah, qui est lui indiscutablement au dessus de votre couronne royale. Vous les mettez hors la loi? vous les combattez sachant qui il y a désormais derrière eux les frères musu au pouvoir en Egypte, hamas, les palestoche jordaniens proche de hamas, les arabes libérés comme les libyens, les tunisiens et bien sur le crapeau qatari qui voit un bœuf lorsqu'il se regarde dans un mirroir)... En tous cas, Bon courage Your majesty et touchez votre couronne de temps à autre!
12 h 42, le 23 janvier 2013