Nagib Mikati reçu par le prince héritier d’Arabie saoudite, l’émir Salman ben Abdel Aziz. Photo ANI
La rencontre a porté sur les relations historiques entre les deux pays, la situation régionale et les meilleurs moyens pour que le Liban en évite les répercussions. Le prince héritier a mis l’accent sur la nécessité que le Liban conserve les valeurs de coexistence et d’ouverture. C’est la première fois depuis qu’il préside aux destinées du gouvernement que le Premier ministre est ainsi reçu par les dirigeants saoudiens de haut rang. Auparavant, Riyad tenait rigueur à M. Mikati d’avoir contribué à l’éviction de Saad Hariri du pouvoir.
Dans son allocution qu’il a prononcée lundi soir au sommet arabe de développement économique et social, le Premier ministre a appelé à « instaurer une paix équitable et globale dans le monde arabe, pour garantir une stabilité économique et garantir l’avenir des futures générations ». « Cette paix ne pourrait être établie qu’une fois que la cause palestinienne est résolue et que les violences aux répercussions dangereuses cessent en Syrie » a-t-il indiqué. M. Mikati a souligné l’importance de la tenue du sommet en raison « des circonstances difficiles du monde arabe, qui nous obligent à remettre en question nos plans pour l’avenir », rappelant que « les difficultés économiques et l’échec des plans de développement ont participé à la détérioration de la situation des pays arabes ».
Le Premier ministre a évoqué les avancées des deux sommets économiques précédents, notamment la mise en place du Fonds arabe pour le financement des petites et moyennes entreprises dans les pays arabes, le projet de liaison électrique, le plan de développement de l’enseignement, le programme de soutien à l’emploi et la baisse du chômage dans les pays arabes. Il a de même évoqué les obstacles qui entravent la mise en œuvre de certains projets, notamment le faible financement et une absence de moyens de mise en application et d’évaluation.
« Force est de noter que les crises successives dans l’économie mondiale et la récession ont affecté directement les économies de nos pays. Un manque de cohérence entre les politiques économiques et sociales et les ambitions et besoins du monde arabe nous poussent aujourd’hui à des changements dans l’infrastructure économique et sociale », a affirmé M. Mikati. « Il faut accorder une grande importance au développement de la convention unifiée pour l’investissement des capitaux arabes dans les pays arabes. En effet, ce procédé va créer un environnement économique favorable, qui attirera les investisseurs, notamment arabes », a-t-il indiqué. Il a enfin invité les pays arabes à tenir le prochain sommet arabe de développement économique et social au Liban. Les travaux du sommet se sont poursuivis hier jusqu’à midi, avant la clôture. Nagib Mikati est de ce fait rentré hier après-midi à Beyrouth.


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