• Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur : « Ce qui se passe au sujet de la loi électorale est un complot ourdi par le Hezbollah pour lui permettre de mettre la main sur le pays en prenant le contrôle de la Chambre des députés. Toute formule de loi fondée sur la proportionnelle ouvre la voie au Hezbollah pour qu’il impose son contrôle sur le pays, supprime les autres et conquière tous les piliers politiques de l’État. »
• Alain Aoun, député de Baabda, membre du bloc du Changement et de la Réforme, et de la sous-commission parlementaire ad hoc en charge de la loi électorale : « Nous n’avons pas d’alternative (au projet du Rassemblement orthodoxe). Il revient à ceux qui ont rejeté cette proposition d’en présenter une autre. Il faudrait qu’ils soumettent un projet acceptable et susceptible de recueillir l’unanimité. Nous préférons qu’il y ait une unanimité, mais le recours au vote sur un projet qui bénéficie d’une majorité (à la Chambre) n’est pas pour nous un sujet tabou, d’autant que le projet que nous proposons ne peut pas être considéré comme étant de nature à exclure une quelconque partie. Nous irons avec détermination au vote lorsque tous les contacts actuels seront épuisés. Et le temps manque énormément. »
• Georges Adwan, député FL du Chouf : « Il ne saurait plus être question d’un report des élections ou d’un retour à la loi de 1960 alors qu’il y a un projet qui bénéficie de la majorité parlementaire. S’il n’y a pas d’alternatives d’ici à la semaine prochaine, nous irons devant la Chambre réunie en séance plénière. »
• Hachem Safieddine, chef du comité exécutif du Hezbollah : « Si l’on souhaite une bonne représentation, seule une loi fondée sur la proportionnelle la garantit. Et si l’on veut une bonne représentation nationale, il faudra adopter la proportionnelle avec la circonscription unique. Dans le cas où l’on voudrait une bonne représentation régionale, c’est le projet présenté par le gouvernement et qui est lui aussi fondé sur la proportionnelle qui ferait l’affaire. Enfin, si l’objectif est d’assurer la bonne représentation confessionnelle, le projet orthodoxe remplit cette fonction, toujours sur la base de la proportionnelle. Il revient aux Libanais de choisir le type de représentation qu’ils souhaitent privilégier. »
• Mohammad Hajjar, député du Chouf et membre du bloc du Futur : « Le courant du Futur reste attaché à sa position tout à fait hostile à la proportionnelle dans les circonstances actuelles. La principale condition pour un succès de la proportionnelle, c’est la fin de l’arsenal du Hezbollah et l’extension de la pleine autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. »
• Chant Janjian, député de Zahlé et membre du bloc des Forces libanaises : « Le projet essentiel adopté par les FL est celui des 50 circonscriptions. Ce dernier donne à l’électeur la possibilité de sanctionner celui qu’il a élu, au contraire du projet orthodoxe. »
• Walid Daouk, ministre de l’Information : « Il y a un soutien unanime au sein du gouvernement au projet (de loi électorale) présenté par le gouvernement. »
• Sélim Jreissati, ministre du Travail : « La marge de temps en vue de l’échéance électorale rétrécit. (Je crains) le retour à la loi de 1960, d’autant qu’elle est toujours en vigueur, si l’on ne parvient pas à mettre au point une nouvelle législation. »
• Michel Moussa, député de Zahrani, membre du bloc berryste : « La position du président de la Chambre, Nabih Berry, est proche de celle de son allié le général Michel Aoun. Il soutient le projet orthodoxe, mais cela ne l’empêche pas d’entendre les points de vue des autres partenaires. Le projet orthodoxe pourrait faire l’objet d’amendements. »
• Yassine Jaber, autre député berryste (Nabatiyeh) : « Nous avons exprimé notre appui à ce qui fait l’objet de l’unanimité des chrétiens, c’est-à-dire le projet orthodoxe, mais nous l’avons fait sans conviction, d’autant que ce n’est pas notre projet à la base. Cependant, nous ne serons pas un obstacle tant que les chrétiens seront unanimes à son égard. »
• Le PNL : « Le projet des petites circonscriptions sur la base du mode de scrutin majoritaire est de nature présentement à assurer la bonne représentation et les impératifs de la vie en commun. »
• Fouad Abounader, chef du Front de la liberté : « Le Front appuie le projet du Rassemblement orthodoxe tant que ce projet bénéficie de l’aval des forces chrétiennes. » L’opposition féroce qu’il suscite de la part de certaines parties musulmanes nous pousse à nous poser la question suivante : « Pourquoi lorsqu’un musulman a un comportement confessionnel au Liban, on juge son action patriotique, et lorsque c’est le chrétien qui l’est, on le traite d’isolationniste et de confessionnel ? »
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C'EST COMME S'IL N'AVAIT PRESQUE "r i e n" DIT ; SURTOUT CE "ieddîîîne" celui-là..... !
07 h 05, le 19 janvier 2013