Quelques heures après que la ministre pakistanaise des Affaires étrangères eut accusé New Delhi de « bellicisme », la partie indienne a fait état d’un accord des responsables des deux armées pour une « désescalade ». Un porte-parole indien, Jagdeep Dahiya, a rapporté que « le directeur général pakistanais a dit que de strictes instructions de ne pas violer le cessez-le-feu avaient été données », indiquant que les troupes indiennes n’allaient pas non plus violer le cessez-le-feu. « Nous avons toujours respecté le cessez-le-feu et nous avons seulement riposté », a assuré le porte-parole indien. Peu après, l’armée pakistanaise a confirmé un accord sur une réduction des tensions. Lors de l’entretien des deux généraux, « le Pakistan a émis une ferme protestation » contre la mort d’un soldat pakistanais abattu mardi par les forces indiennes selon Islamabad. « Toutefois, les deux parties sont tombées d’accord sur la nécessité de réduire les tensions sur la Ligne de contrôle », a indiqué l’armée pakistanaise.
La Ligne de contrôle (LoC) est une ligne d’armistice qui constitue une frontière de facto : elle marque la limite entre la partie indienne et la partie pakistanaise du Cachemire, une région que l’Inde et le Pakistan se disputent. Un cessez-le-feu est en vigueur sur la LoC depuis 2003. La tension entre les deux capitales était encore montée d’un cran mardi lorsque l’armée pakistanaise avait annoncé qu’un de ses soldats, le troisième en quelques jours, avait été tué par des tirs « non provoqués » de l’armée indienne sur la Ligne de contrôle. Il s’agissait du cinquième décès annoncé par l’une ou l’autre des deux armées depuis le 6 janvier.
L’Inde et le Pakistan, les deux puissances nucléaires rivales de l’Asie du Sud, se sont affrontés dans trois guerres depuis leur indépendance simultanée en 1947. Deux de ces conflits portaient sur le Cachemire.
(Source : AFP)

