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Liban - Environnement

Pour la protection à long terme des réserves marines libanaises

Le ministère libanais de l’Environnement a organisé hier un atelier de travail sur la protection à long terme des réserves marines. La conférence, qui s’est déroulée au siège du comité de protection de l’environnement, au port de Tripoli, a mis l’accent sur la nécessité de créer et de développer des systèmes d’information maritimes. Elle a eu lieu en présence notamment de Mohammad Chamsine, représentant le président de la municipalité de Tripoli, Wahib Sawalihi, représentant le président de la municipalité de Mina, Iqbal Ziadé, représentant du ministère de l’Agriculture au Nord, Moustapha el-Ali, lieutenant-colonel de marine, et Amer Haddad, président du comité de l’environnement.


Le directeur du programme, Hani Chaër, a présenté les objectifs de l’atelier de travail qui consistent à développer le réseau des réserves marines au Liban, du Nord au Sud, et à créer, gérer et développer des systèmes d’information maritimes. Il a indiqué, photos à l’appui, que trois sites à Batroun sont à l’étude, dans l’objectif d’en faire des réserves marines. Une base de données sera aussi mise en place au sein du ministère de l’Environnement, qui permettra de développer de nouvelles réserves et trouver des solutions aux problèmes des réserves actuelles.


« L’environnement marin est victime de la pression des activités côtières et maritimes, a-t-il déploré. Les réserves de poissons ont diminué et certaines espèces de poissons ont même disparu. » Et d’insister sur la nécessité de mettre en place une stratégie pour sauver la faune et la flore maritimes.


De son côté, la présidente des services environnementaux et de la biodiversité au ministère de l’Environnement, Lara Samaha, a fait part de l’aménagement de 13 réserves marines au Liban entre 1992 et 1999, et de 4 autres réserves en 2011. « Certaines d’entre elles figurent sur une échelle de classification internationale et sont protégées par des conventions internationales », a-t-elle affirmé, évoquant l’île des Palmiers à Mina, la forêt de Ehden, la réserve du Chouf, le littoral de Tyr, la forêt des cèdres de Tannourine, la réserve de Bentahel, la vallée de Hjeir et Chnan’ir.

Concernant l’île des Palmiers, Mme Samaha a estimé que c’est un site important de reproduction des oiseaux et des tortues de mer menacées d’extinction. « La flore de cette île est également très riche en espèces rares », a-t-elle ajouté. Et d’indiquer que l’objectif du ministère de l’Environnement est de préserver cette biodiversité et de former une équipe de travail pour la gestion des réserves.


À son tour, Ghazi Kassar a mis en exergue l’importance du rôle du ministère de l’Agriculture pour la surveillance des côtes et du littoral à risque. Il a regretté que durant la guerre et les trente années de crise, aucune étude scientifique n’ait été conduite sur la biodiversité, ni sur la faune et la flore marines. Il a fait remarquer que ce désintérêt vis-à-vis des richesses marines a développé chez les citoyens de mauvaises habitudes, au niveau de la pêche notamment. Dénonçant le manque de sensibilisation des citoyens, il a insisté sur « la nécessité de réglementer la pêche et de faire appliquer les lois en vigueur ». Et de préciser que durant les dix dernières années, le ministère de l’Agriculture a mis en place une série de décisions pour protéger la faune marine et réglementer la pêche. Il a notamment interdit les filets de balayage, la pêche d’espèces protégées ainsi que la pratique de la pêche aux embouchures des fleuves, sur l’ensemble du littoral libanais.

Le ministère libanais de l’Environnement a organisé hier un atelier de travail sur la protection à long terme des réserves marines. La conférence, qui s’est déroulée au siège du comité de protection de l’environnement, au port de Tripoli, a mis l’accent sur la nécessité de créer et de développer des systèmes d’information maritimes. Elle a eu lieu en présence notamment de Mohammad Chamsine, représentant le président de la municipalité de Tripoli, Wahib Sawalihi, représentant le président de la municipalité de Mina, Iqbal Ziadé, représentant du ministère de l’Agriculture au Nord, Moustapha el-Ali, lieutenant-colonel de marine, et Amer Haddad, président du comité de l’environnement.
Le directeur du programme, Hani Chaër, a présenté les objectifs de l’atelier de travail qui consistent à...
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