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Culture - Concert

L’Orchestre philharmonique libanais sous ombrelle viennoise

Maestro Lehrbaumer au pupitre devant l’Orchestre philharmonique libanais. Photo Ibrahim Tawil

Par un temps de grand froid, rendez-vous incontournable avec la musique viennoise depuis bientôt quelques années à l’approche du Nouvel An. Une fois de plus, pour marquer le dixième anniversaire de ses prestations à l’église Saint-Joseph (USJ), maestro Robert Lehrbaumer a offert un concert, avec valses et polkas, aux nombreux mélomanes venus l’applaudir.
Avec le concours de l’ambassade d’Autriche au Liban et le Conservatoire national supérieur de musique, pour la quatorzième fois (précision oblige et, soit dit en passant, par-delà cette touchante fidélité et des talents de direction indéniables, on aimerait aussi découvrir et applaudir d’autres chefs d’orchestre autrichiens, juste pour le plaisir et la comparaison!), maestro Lehrbaumer, au pupitre devant l’Orchestre philharmonique libanais, a concocté un menu de choix. Non seulement des flonflons pour la fête, mais aussi pour célébrer le 200e anniversaire de la naissance de Richard Strauss et Guiseppe Verdi. À qui le monde entier rend aujourd’hui hommage.
Premières mesures avec Les maîtres chanteurs de Nuremberg de l’illustre musicien né à Leipzig. Suivent des pages de Josef Strauss (valse et polka-mazur et polka schnell) et de Johann Strauss (dont la célèbre valse dite de L’empereur). Pour encore plus de lustre, cadeau pour le public, en première mondiale les Memories of Mitzi de David Neal Lewis (sur une orchestration de Jakob Wagner). Opus suivi par une nouvelle première mondiale: Mzka, une paraphrase de l’œuvre précédente, donnée ainsi en primeur aux auditeurs libanais.
Loin de Vienne, des airs à trois temps, des salons fastueux, des parcs, des berges le long du canal du Danube, Aïda (un air de musique ballet) de Verdi a fait résonner le son d’horizons plus proches de l’Orient et cela a été un moment de beauté intense.
C’est avec enthousiasme que le public a applaudi à ce bouquet d’airs aux senteurs panachées, vives et viennoises.
Le samedi soir, grande innovation pour Tripoli, à l’école secondaire Rawdat el-Fayhaa, où le même programme (avec une légère variation) a été donné. Succès et bonheur d’un auditoire ravi d’avoir les cadences et les rythmes de Vienne dans la capitale du Nord. Un peu de soleil dans l’eau froide (pour reprendre les termes de la poésie d’Éluard), même si ce n’est pas coutume, cela cravache les esprits et réchauffe un peu les cœurs...

E.D.
Par un temps de grand froid, rendez-vous incontournable avec la musique viennoise depuis bientôt quelques années à l’approche du Nouvel An. Une fois de plus, pour marquer le dixième anniversaire de ses prestations à l’église Saint-Joseph (USJ), maestro Robert Lehrbaumer a offert un concert, avec valses et polkas, aux nombreux mélomanes venus l’applaudir.Avec le concours de l’ambassade d’Autriche au Liban et le Conservatoire national supérieur de musique, pour la quatorzième fois (précision oblige et, soit dit en passant, par-delà cette touchante fidélité et des talents de direction indéniables, on aimerait aussi découvrir et applaudir d’autres chefs d’orchestre autrichiens, juste pour le plaisir et la comparaison!), maestro Lehrbaumer, au pupitre devant l’Orchestre philharmonique libanais, a concocté un...
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