Mgr Aram Ier, au centre, célébrant la messe.
L’office religieux a été célébré par le catholicos Aram Ier, en présence notamment des députés Hagop Pakradounian, Arthur Nazarian, Jean Oghassabian, Michel Murr, Nabil Nicolas et Mario Aoun.
Dans son homélie, Mgr Aram Ier s’est penché sur la situation dans la région. « Nous accueillons favorablement les mouvements populaires pour un meilleur avenir des peuples et nous soutenons tous les efforts qui visent à unifier les peuples et à faire respecter les droits de toutes les communautés religieuses et qui consolident la liberté, la justice et les droits de l’homme dans les sociétés du Moyen-Orient. Cela devrait se passer cependant dans le calme loin de la violence et des interventions étrangères », a-t-il dit.
Évoquant la situation des chrétiens dans la région, il a souligné que « les chrétiens d’Orient ne sont pas là par hasard. Ils ne sont pas en marge de cet Orient ou encore pour une période déterminée ». « Au contraire, les chrétiens sont partie de l’histoire et de la culture de cette région. Le Moyen-Orient est le berceau du christianisme et malgré les difficultés auxquelles les chrétiens font face, ils demeurent attachés à cette région », a-t-il poursuivi.
Mettant l’accent sur la convivialité, il a souhaité que « les droits des chrétiens soient respectés notamment au cours de cette période charnière de l’histoire de la région ». Il a également noté qu’il « refuse toute tentative menant à leur marginalisation ».
Sur le plan libanais, Mgr Aram Ier a manifesté sa satisfaction que le Liban ait pu rester loin des crises qui touchent la région. Il a rendu hommage au « chef de l’État, Michel Sleiman, qui déploie d’importants efforts pour ramener les Libanais vers la table de dialogue ». « Quelles que soient les divergences d’opinions politiques, seul le dialogue peut mener à une solution », a-t-il souligné en conclusion.


Initiative honorable du Catholicos.
02 h 49, le 08 janvier 2013