Battu dimanche par Épinal (3-3, 4 à 2 t.a.b.), avant-dernier du National (3e div.) dès les 32es de finale de la Coupe de France dont il était tenant du titre, l’Olympique lyonnais, qui menait pourtant 3-2 à la 61e minute, s’était déjà fait sortir dès le 1er tour également par Nice en Coupe de la Ligue (3-1), le 31 octobre.
« L’année dernière, nous étions une équipe de Coupe. Cette année, nous ne le sommes pas, mais je ne peux pas vous dire pourquoi », admet l’entraîneur Rémi Garde.
« Bien sûr, il faudra se poser des questions parce qu’être éliminé par une équipe de National n’est pas normal. C’est une grosse déception », reconnaît-il également d’autant que ses joueurs ont fait preuve de fautes de concentration sur les corners défensifs avec deux buts sur trois concédés sur ses situations stratégiques.
Déjà à Nice, en Coupe de la Ligue, avec une défense remaniée, l’OL avait pris deux buts sur phases arrêtées, un corner et un coup franc indirect.
Dimanche à Épinal, les tirs au but ont aussi été préjudiciables à Lyon que les corners à l’image de la dernière tentative de Bakary Koné, une nouvelle fois très décevant, jouée de manière un peu désinvolte, alors que des cadres comme Bafétimbi Gomis ou Maxime Gonalons, voire Anthony Réveillère ou Milan Bisevac, n’étaient pas dans la liste des cinq premiers tireurs.
En revanche, sur l’état d’esprit, même si le début a été catastrophique, les Lyonnais, sur le plan offensif, peuvent déplorer un manque de réussite. Ils ont marqué trois buts et tiré notamment trois fois sur les poteaux avec une large possession du ballon (60 %-40 %), essentiellement dans le camp adverse.
« Focus » podium en Ligue 1
Désormais, l’OL peut se concentrer sur le championnat, son objectif prioritaire avec en ligne de mire une nouvelle qualification en Ligue des champions.
En 16e de finale (14-21 février), le club lyonnais devra tenter de se qualifier en Europa League contre l’équipe anglaise de Tottenham Hotspur, où évolue Hugo Lloris.
Le tirage apparaît difficile, même si le match retour aura lieu à Lyon, mais se qualifier permettrait à l’ensemble de l’effectif d’être mieux impliqué un peu plus longtemps que s’il n’a plus qu’un match hebdomadaire à disputer de fin février jusqu’à mai.
Toutefois, Rémi Garde doit aussi, à court terme, avoir le souci de récupérer plusieurs éléments blessés avant la trêve et qui étaient encore forfaits pour jouer à Épinal, et en particulier Yoann Gourcuff, qui n’a plus joué depuis le 9 décembre à Saint-Étienne.
D’autres joueurs offensifs, comme Clément Grenier, Alexandre Lacazette ou Jimmy Briand, font également partie des absents après des blessures musculaires, alors que les défenseurs Dejan Lovren et Samuel Umtiti, suspendus, étaient absents dans les Vosges
Mais Lovren était également souffrant à un talon.
L’effectif est assez conséquent, avec des jeunes d’avenir, mais fait aussi preuve d’une fragilité qui rend l’Olympique lyonnais vulnérable et notamment sur les grands rendez-vous comme celui à Paris, le 16 décembre dernier au Parc des Princes. Car comme face au PSG, Garde, qui n’a opéré qu’un changement, dans la prolongation, avec le remplacement de Steed Malbranque par Rachid Ghezzal, a donné l’image à Épinal de n’avoir guère de solutions crédibles sur le banc de touche.
Ainsi, cette élimination, toute aussi décevante soit-elle, peut aussi avoir des bienfaits pour un groupe décimé et qui peut également, un peu, évoluer avec le marché des transferts.

