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«Mon Colocataire est une Garce», à l’affiche du Monnot

Théâtre Une comédie de Michel Delgado et Fabrice Blind, interprétée par ce dernier en duo avec Tania Assi, est à l’affiche du théâtre Monnot les 28 et 29 décembre*. L’occasion de découvrir une comédienne libanaise qui se produit pour la première fois sur une scène beyrouthine.
24/12/2012
Joli minois, de la fantaisie, de la détermination et un penchant marqué pour la tragi-comédie. On parle là de Tania Assi. Mais la description pourrait tout aussi bien s’appliquer à Nadège, son personnage de «jolie manipulatrice», qui, en débarquant dans l’appartement d’Hubert, «naïf, timide et à la libido d’une laitue», va bouleverser l’existence de ce vieux garçon patenté. Vous l’aurez deviné, ce n’est pas totalement un rôle de composition qu’interprète la comédienne libanaise. Laquelle avoue spontanément un côté séducteur. «Je voudrais plaire à tout le monde, même si je sais pertinemment que c’est impossible», affirme la jeune femme qui se livre facilement et raconte ses deux vies de «comédienne à l’étranger et de Libanaise de bonne famille à Beyrouth» qui vont enfin fusionner, grâce à son passage sur la scène du théâtre Monnot, les 28 et 29, dans Mon Colocataire est une Garce.
Dans cette petite pièce de boulevard, au ton parisien et à l’humour sans complexe, la comédienne donne la réplique à Fabrice Blind, l’auteur-metteur en scène qui interprète lui-même le personnage d’Hubert.
«Lorsqu’on m’a proposé de reprendre le rôle de Nadège – tenu successivement par une trentaine d’actrices depuis 12 ans que cette pièce se joue en France et à l’étranger –, j’ai un peu paniqué. Je suis “traqueuse” de nature et puis cela faisait six ans que je n’avais pas fait de théâtre, et encore moins en français. Mais l’envie de remonter sur les planches était plus forte que tout. D’ailleurs, à y penser aujourd’hui, je pourrais me passer de tout dans ma vie sauf de théâtre», soutient celle que ses copines d’enfance surnommaient «Drama Queen».
Une passion de la scène que Tania Assi a toujours eue, affirme-t-elle, et qui l’a menée – envers et contre tous les obstacles – aux États-Unis, à New York plus précisément, où elle suivra les cours de la American Academy of Dramatic Art à Manhattan. Elle fera aussi un passage par la School for Film and Television, suivra une formation au Sally Johnson Studio et décrochera son tout premier rôle, «en fait juste une apparition de quelques minutes», précise-t-elle, dans Nekrassov de Jean-Paul Sartre. Forte de ces acquis, elle est enrôlée dans une troupe shakespearienne new-yorkaise avec qui elle interprétera, entre autres, Juliette, lady Ann, dans Richard III, et Portia, dans Jules César. Puis, répondant au désir des siens, elle rejoindra le business familial durant quelques années, avant de s’installer, «pour des raisons tout à fait personnelles», il y a deux ans, à Paris.
Dans la capitale française, l’appel de la scène se fait à nouveau sentir très fort. Tania s’inscrit alors au Cours Florent pour quelques mois, le temps de travailler sa diction et son accent français, un peu perdu au cours de ses longues années américaines. C’est au cours d’une lecture, pour un projet théâtral que Fabrice, comédien, metteur en scène et auteur de vaudevilles et comédies déjantées, la repère et lui propose de l’accompagner sur scène dans le duo de Mon Colocataire est une Garce.
La pièce, qui, depuis des années, enregistre un succès public jamais démenti, raconte donc les péripéties de Nadège, jeune femme amoureuse d’un homme marié, qui a besoin d’obtenir un permis de séjour pour se rapprocher de son amant. Pour cela, elle envisage de se pacser avec l’inoffensif Hubert... En reprenant ce rôle, Tania Assi l’a aussi un peu coloré à sa façon. «J’ai joué la carte de la femme sincèrement amoureuse, qui joue sa dernière cartouche pour ne pas perdre l’amour de sa vie. Mais tout cela reste quand même très drôle, cocasse et hilarant», assure-t-elle.
Une pièce qui promet donc d’être un agréable divertissement pour le public autant qu’un examen de passage pour la comédienne qui ressent «un trac multiplié par dix» à l’idée de jouer pour la première fois dans son pays natal. Une expérience qu’elle espère répéter dans les mois à venir, dans d’autres pièces du même auteur, si affinités...

* Rue de l’Université Saint-Joseph. Billets en vente au Virgin Megastore. Horaire des représentations: 20h30.

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