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Moyen Orient et Monde - Sommet

À Bruxelles, les Européens et Poutine étalent leurs différends

Le dirigeant russe insiste sur la nécessité d’éviter que le « chaos » ne s’installe en Syrie.

Le président russe Vladimir Poutine (g.), le président du Conseil européen Herman Van Rompuy (c.) et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Photo François Lenoir/Reuters

Le président russe Vladimir Poutine et les représentants de l’Union européenne ont débattu hier de leurs nombreuses divergences tout en affirmant leur volonté de les surmonter. Droits de l’homme, Syrie, Iran, visas, énergie, etc. : les sujets de friction au menu du 30e sommet UE-Russie ont été abordés « avec franchise » et « dans un esprit constructif », a déclaré Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen. « Nous avons discuté de certaines questions qui fâchent », a ajouté de son côté M. Poutine à l’issue de cette réunion qui avait débuté jeudi soir à Bruxelles.
Sur la Syrie, sujet considéré comme le plus urgent, aucune avancée n’a été annoncée. Mais M. Poutine a insisté sur la nécessité d’éviter que « le chaos » s’installe en Syrie, qui « n’est pas loin des frontières » russes. Il a également précisé que la Russie était « intéressée » par l’instauration d’un régime démocratique en Syrie et qu’il n’était pas « l’avocat » du régime de Bachar el-Assad.
Sur les droits de l’homme, M. Van Rompuy a évoqué les « préoccupations liées aux libertés des activités de la société civile » en Russie et l’affaire de l’avocat Sergueï Magnitski, objet de tensions entre Moscou et Washington. Mais M. Poutine s’est également montré offensif sur le sujet, exprimant ses « inquiétudes » quant à « la violation scandaleuse des droits des habitants russophones » de certains pays européens, qu’il n’a pas cités. Par ailleurs, dans la matinée, quatre militantes du mouvement Femen, seins nus, avaient été interpellées par des policiers belges alors qu’elles tentaient de manifester devant le Conseil européen. « Poutine, va en enfer ! Démocratie, démocratie ! » a hurlé l’une d’elles avant d’être emmenée sans ménagement.
Également, deux dossiers bilatéraux ont donné l’occasion de passes d’arme entre les deux parties au cours de la conférence de presse. M. Poutine a de nouveau regretté l’apparente lenteur avec laquelle l’UE avançait sur l’exemption des visas pour ses concitoyens. « Les questions techniques sont résolues et il ne s’agit plus que d’une question de volonté politique de la part de nos collègues en Europe », a-t-il affirmé. « Chaque année les touristes russes dépensent plus de 18 milliards d’euros dans l’Union européenne. Vous conviendrez qu’il s’agit de chiffres considérables », a-t-il souligné. Mais le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lui a répondu fermement que l’heure n’avait pas encore sonné alors que l’UE a lié l’exemption de l’obligation de visa à la situation des droits de l’homme et de la sécurité. M. Barroso a défendu le système actuel de délivrance des visas, qui « marche ». « En 2011, l’UE a octroyé 5 265 millions de visas à des ressortissants russes. Sur la période 2009-2011, l’augmentation est de 62 % », a-t-il souligné.
Sur l’énergie aussi, M. Poutine n’a pas caché une certaine exaspération liée en partie à l’enquête ouverte par Bruxelles sur le géant Gazprom pour entrave à la concurrence. Il a dénoncé, comme « inacceptables », certaines réglementations prises par l’UE, qui sont « considérées comme une confiscation des intérêts russes ». « Les règles de l’UE doivent être respectées par tous » et « ne sont pas discriminatoires », a répliqué M. Barroso, en précisant que leur objectif était de prévenir l’abus de position dominante sur ce marché de plus en plus libéralisé. Les questions énergétiques revêtent une grande importance pour la Russie, qui fournit 29 % de la consommation de gaz et de pétrole des pays européens.
Mais malgré leurs divergences, l’UE et la Russie sont dans l’obligation de trouver des terrains d’entente car « nos économies sont étroitement liées : 45 % des exportations de la Russie vont vers l’UE tandis que 35 % de ses importations viennent de l’UE », a insisté M. Van Rompuy. L’idéal serait d’évoluer, à l’avenir, d’ « une interdépendance par nécessité à une interdépendance par choix », a souhaité M. Barroso.
(Source : AFP)
Le président russe Vladimir Poutine et les représentants de l’Union européenne ont débattu hier de leurs nombreuses divergences tout en affirmant leur volonté de les surmonter. Droits de l’homme, Syrie, Iran, visas, énergie, etc. : les sujets de friction au menu du 30e sommet UE-Russie ont été abordés « avec franchise » et « dans un esprit constructif », a déclaré Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen. « Nous avons discuté de certaines questions qui fâchent », a ajouté de son côté M. Poutine à l’issue de cette réunion qui avait débuté jeudi soir à Bruxelles.Sur la Syrie, sujet considéré comme le plus urgent, aucune avancée n’a été annoncée. Mais M. Poutine a insisté sur la nécessité d’éviter que « le chaos » s’installe en Syrie, qui « n’est pas loin des...
commentaires (4)

"Minable", ce Nain POUTINIEN !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 04, le 22 décembre 2012

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Commentaires (4)

  • "Minable", ce Nain POUTINIEN !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 04, le 22 décembre 2012

  • Lorsque l'Allemagne importe 50% de son gaz de la Russie, les ue devraient parler doucement avec ces derniers, comme l'a fait van rompuy, il avait voix basse devant la nouvelle puissance mondiale, sans laquelle rien ne pourra se faire au M.O et dans le monde. Poutine n'est certes pas un enfant de choeur, mais il le faut pour contrer ces donneurs de leçons en faillite chronique, supporter de régime raciste, usurpateur de terres sur qui ils ont pratiqué le plus horrible des génocides chez eux, et qui refusent de les reprendre chez eux.

    Jaber Kamel

    06 h 45, le 22 décembre 2012

  • A-t-il fait le Poutinien, avec tous les autres, qu'ils soient Occidentaux et Locaux, autre chose que de participer à l'installation du chaos, partant au RISQUE d'une déflagration généralisée au Proche Orient ?

    SAKR LEBNAN

    02 h 48, le 22 décembre 2012

  • Sur quelle planète vit-il ce Poutine ? Il en est encore à souhaiter que le chaos ne s'installe pas en Syrie !

    Robert Malek

    19 h 19, le 21 décembre 2012

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