« On a le sentiment chez nous que la démocratie, c’est le trotskysme, c’est l’anarchie... mais ce n’est pas le cas. Si quelqu’un considère que la démocratie et le respect des lois sont deux choses différentes, il se trompe », a ensuite poursuivi M. Poutine. Le président a en outre approuvé la décision adoptée la veille par la Douma (Chambre basse du Parlement) d’interdire l’adoption d’enfants russes par des Américains. « Je pense qu’elle est appropriée », a-t-il déclaré, sans pour autant indiquer s’il signerait ce texte. La Douma a approuvé ce texte mercredi en deuxième lecture en réponse aux sanctions prévues par la loi Magnitski du Congrès américain – cette loi interdit l’entrée aux États-Unis et prévoit de saisir les biens de responsables russes impliqués dans la mort en prison en 2009 à Moscou du juriste russe Sergueï Magnitski, ou dans d’autres violations des droits de l’homme. Vladimir Poutine a critiqué à nouveau cette loi, « un acte inamical » de la part des États-Unis, avant de recenser les « nombreux problèmes » concernant les droits de l’homme aux États-Unis. Les Américains « maintiennent des gens en prison depuis des années sans même leur présenter un acte d’accusation. C’est impensable. On les enchaîne, comme au Moyen Âge... ils ont légalisé l’usage de la torture... Vous imaginez si nous avions fait ça chez nous ? Cela fait combien de temps qu’on a promis la fermeture de Guantanamo ? »
Depardieu et le soleil
Par ailleurs, alors que des rumeurs persistantes ont circulé ces derniers mois faisant état de ses problèmes de santé, M. Poutine a rejeté ces allégations : « Sur ce sujet, je réponds : vous pouvez toujours attendre ! » Vladimir Poutine a répondu pendant plus de quatre heures trente aux questions des journalistes sans montrer de signes de fatigue. Le président russe avait commencé sa conférence de presse par un satisfecit sur la situation économique du pays : « Les résultats sont bons, surtout en comparaison avec la récession dans la zone euro et le ralentissement économique aux États-Unis. La situation est beaucoup plus favorable chez nous. »
Abordant des sujets plus frivoles, Vladimir Poutine s’est déclaré prêt à accorder un passeport russe à l’acteur français Gérard Depardieu si celui-ci le souhaite. « Si Gérard veut vraiment avoir un permis de séjour ou un passeport russe, c’est une affaire réglée », a-t-il assuré. L’acteur a annoncé renoncer à son passeport français après une polémique sur son exil en Belgique pour des raisons fiscales. « Poutine m’a déjà envoyé un passeport », avait déclaré Depardieu, selon des amis cités mardi par le site du quotidien français Le Monde.
Vladimir Poutine a même répondu à une question sur ses deux filles, alors qu’il préserve généralement jalousement tout ce qui touche à sa vie personnelle : « Tout va bien pour mes enfants. Elles sont à Moscou, poursuivent leurs études. Je suis fier d’elles. » Il a aussi confié qu’il connaissait la date de la fin du monde : « Je sais que la fin du monde arrivera dans 4,5 milliards d’années. C’est le cycle de fonctionnement de notre Soleil. »
(Source : AFP)


Lorsqu'une des nouvelles puissances mondiales s'adresse aux vieilles puissances aigris et décadentes, on doit garder un certain respect. Le seul domaine où on peut dire que la Russie se fait battre , c'est dans la propagande malsaine que ces derniers utilisent sans vergogne, mais "court toujours tu ne dépasseras jamais ton ombre".
08 h 30, le 21 décembre 2012