Ce rapport a été rédigé pendant trois mois par une commission indépendante, un comité de révision (ARB) de l’action de l’administration américaine qui avait été mis sur pied par la secrétaire d’État, Hillary Clinton. Il conclut aussi que les services d’espionnage américains ne disposaient, avant l’attentat, « d’aucun renseignement immédiat et spécifique » faisant état d’une menace terroriste contre ce consulat. Le rapport fustige « des ratés et des carences au niveau de deux bureaux du département d’État qui ont conduit à mettre en place un dispositif de sécurité (au consulat de Benghazi) qui était largement inadéquat pour faire face à l’attaque » du 11 septembre. Mme Clinton avait assuré mi-octobre qu’elle « assum(ait) la responsabilité » de la gestion et des conséquences de cette attaque. Dans deux lettres adressées mardi aux commissions des Affaires étrangères de la Chambre des représentants et du Sénat – formant le Congrès américain –, Mme Clinton écrit qu’elle accepte « chacune » des 29 recommandations faites par l’ARB. Le département d’État et le Pentagone vont par exemple déployer « des centaines de marines supplémentaires » pour mieux protéger leurs représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger, écrit Mme Clinton, selon les courriers rendus publics mardi soir également.
Le rapport a été publié alors que le Congrès auditionnait hier et aujourd’hui des responsables du département d’État et du Pentagone sur l’attentat de Bengahzi, mais en l’absence de Mme Clinton, souffrante depuis plus de dix jours. Elle devait témoigner aujourd’hui devant les commissions des Affaires étrangères de la Chambre des représentants (à majorité républicaine) et du Sénat (à majorité démocrate), mais elle se remet toujours d’une « commotion cérébrale » après un malaise la semaine dernière consécutif à une « déshydratation extrême » due à un « méchant virus gastrique », selon le département d’État. Elle sera remplacée par ses adjoints William Burns et Thomas Nides. Les coprésidents de l’ARB, le diplomate Thomas Pickering et l’amiral Mike Mullen, ont témoigné hier à huis clos.
L’attentat de Benghazi avait déclenché une tempête politique entre le gouvernement démocrate et l’opposition républicaine. Les républicains accusaient notamment l’administration d’avoir changé de versions sur la nature de l’attaque et d’avoir tardé à reconnaître son caractère « terroriste ». Ils avaient en ligne de mire Susan Rice, l’ambassadrice à l’ONU, qui avait expliqué que l’assaut avait été plutôt la conséquence d’une manifestation antiaméricaine qui aurait dégénéré. Mme Rice, qui était en lice pour remplacer Mme Clinton comme secrétaire d’État en janvier 2013, s’est retirée de la course la semaine dernière.
(Source : agences)


La défaillance de ce système de sécurité est du en partie parce que des éléments internes ont voulu que cela se produise, un attentat de ce genre ne se fait pas du jour au lendemain, une préparation minutieuse devait avoir eu lieue et le jour de l'attaque seule une complicité pouvait la faire aboutir. Ca rapelle tous ces genres d'attentats trop gros pour être perçus comme ayant été fait par l'étranger .Sinon l'incompétence des us dans cette histoire est trop facilement admise, et croire que renforcer les mesures de sécurité seraient la solution, ces mesures sont depuis longtemps très très renforcées, est pure naiveté.
08 h 17, le 20 décembre 2012