L’Irak reste plongé dans la crise depuis le départ des derniers soldats américains le 18 décembre 2011, après presque neuf ans d’une guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts irakiens ainsi que des milliers de morts américains, et coûté des centaines de milliards de dollars. Même si les violences n’atteignent plus les niveaux effroyables des années 2006 et 2007, les groupes d’insurgés continuent de représenter une véritable menace et les attentats restent quasi quotidiens, avec des bilans mensuels qui dépassent systématiquement la centaine de morts. Selon les statistiques officielles, les forces de sécurité irakiennes ont réussi à empêcher une explosion des violences depuis le départ des soldats américains, puisqu’il y a eu moins de tués lors des 11 premiers mois de l’année que sur la même période en 2011.
« L’état de la sécurité n’a pas fondamentalement changé, en dépit du retrait américain. Et c’est déjà remarquable », soulignait récemment Joost Hiltermann, directeur adjoint du service Moyen-Orient de l’International Crisis Group.
(Source : AFP)

