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Liban - Présentation

Notre santé, l’affaire de tous…

Parution des statistiques sanitaires de l’IGSPS (USJ), édition 2012 : un document « sérieux, minutieux et contrôlé » effectué en collaboration avec le ministère de la Santé et l’OMS.

Michèle Asmar, coordinatrice du projet. Photo Michel Sayegh

On a tendance à croire que le Liban ne dispose pas de statistiques de santé suffisantes. La publication de la seconde édition des statistiques sanitaires par l’Institut de la gestion de la santé de l’USJ (IGSPS) (*), en collaboration avec le ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé, prouve le contraire.
Le recueil de statistiques a été officiellement présenté à un public de spécialistes par la coordinatrice du projet, Michèle Asmar. Le travail de Mme Asmar est d’autant plus méritoire qu’il s’agit d’une œuvre pionnière ; seconde édition d’un document lancé en 2004 et qui devra normalement être renouvelé régulièrement, si le mécanisme de mise à jour est bien établi.
La présentation s’est faite dans l’auditorium du campus des sciences médicales, en présence, notamment, du recteur de l’USJ, le Pr Salim Daccache s .j., du président de l’ordre des médecins, Dr Charaf Aboucharaf, du directeur de l’IGSPS, Dr Walid el-Khoury, du député Michel Moussa, du Dr Tobie Zakhia, président de la CNSS, du Dr Alissar Rady, déléguée du représentant de l’OMS au Liban, et du Dr Bahige Arbid, représentant du ministre de la Santé.

Thérapie et prévention
Dans sa présentation, Mme Asmar a fait ressortir le caractère indispensable d’un document, aussi bien pour une politique médicale thérapeutique (localisation par région) que préventive (campagnes de vaccination, etc.), sans compter les chapitres non médicaux, tout aussi précieux que les autres.
On en veut pour preuve les chiffres disponibles sur la mortalité infantile, l’équipement hospitalier ou les ressources humaines. On y apprend par exemple que les interventions mises en œuvre pour réduire de 2/3 d’ici à 2015 le taux de mortalité des enfants ont prouvé leur efficacité, malgré le travail qui reste à faire au niveau de l’immunisation.
Toujours grâce au document, on constate que le Liban dispose d’un plateau technique très développé en termes d’imagerie, mais peu développé en termes de services spécialisés pour les brûlés par exemple.
En termes de ressources humaines, le recueil relève que les médecins et les infirmières sont parmi les professionnels de santé les plus nombreux. Cependant, si on calcule la densité pour 1 000 habitants de chacune des catégories, on remarque que pour les médecins, le Liban a la densité la plus élevée de la région, tandis que la densité des infirmières est parmi les plus basses.

Difficultés
Le Dr Walid el-Khoury est revenu, dans son intervention, sur la difficulté de collecte des informations. « Ces difficultés provenaient surtout de l’incompétence du personnel, mais aussi d’une certaine conception du protectionnisme administratif », a-t-il expliqué.
Le directeur de l’IGSPS met en cause aussi « le manque de coordination entre les différents acteurs » du système de santé.
Cela n’empêche pas le recueil d’être « un travail sérieux, minutieux et contrôlé », a-t-il relevé, ce qui correspond au « souci d’organisation et de transparence dans la diffusion des informations » exigé par l’ONU.
Pour illustrer l’utilité du recueil, le Dr Walid el-Khoury s’est étendu en particulier sur « les actions de prévention sanitaires, devenues primordiales pour tout gouvernement ». Il en a donné deux exemples d’actualité : la loi sur le tabagisme dans les lieux publics, dont l’efficacité a été démontrée dans le monde et devrait avoir les mêmes résultats au Liban, et l’installation de radars de contrôle de vitesse. Ici, note-t-il, le résultat était parlant : durant la période d’application sérieuse de cette initiative, les accidents ont baissé de 40 % et les décès de 20 % en 4 mois. Édifiant quand les statistiques montrent que les accidents de la route constituent une des principales causes de mortalité chez les 18-34 ans.
En conclusion, le recueil a proposé des axes d’intervention pour consolider les statistiques sanitaires dans le pays et en institutionnaliser le processus, ce que n’avait pas manqué de souligner le recteur de l’USJ, dans un mot de présentation.

*Les statistiques sanitaires sont disponibles en ligne, sur le site de l’IGSPS (www.igsps.usj.edu.lb) et le seront incessamment sur les sites du ministère de la Santé et de l’OMS. On peut également écrire à l’IGSPS à l’adresse électronique suivante : isgps@usj.edu.lb ou appeler l’institut.
On a tendance à croire que le Liban ne dispose pas de statistiques de santé suffisantes. La publication de la seconde édition des statistiques sanitaires par l’Institut de la gestion de la santé de l’USJ (IGSPS) (*), en collaboration avec le ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé, prouve le contraire.Le recueil de statistiques a été officiellement présenté à un public de spécialistes par la coordinatrice du projet, Michèle Asmar. Le travail de Mme Asmar est d’autant plus méritoire qu’il s’agit d’une œuvre pionnière ; seconde édition d’un document lancé en 2004 et qui devra normalement être renouvelé régulièrement, si le mécanisme de mise à jour est bien établi.La présentation s’est faite dans l’auditorium du campus des sciences médicales, en présence, notamment, du...
commentaires (2)

Ils sont occupés de leurs SANTÉS POLITIQUES ! Santé du commun des mortels Libanais ? Ils s'en FOUTENT !

SAKR LEBNAN

04 h 08, le 15 décembre 2012

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Commentaires (2)

  • Ils sont occupés de leurs SANTÉS POLITIQUES ! Santé du commun des mortels Libanais ? Ils s'en FOUTENT !

    SAKR LEBNAN

    04 h 08, le 15 décembre 2012

  • Quand et quel Institut va se pencher sur une étude sérieuse sur la transformation inquiétante, et de plus en plus, de la médecine au Liban en un commercre comme les autres ?

    Halim Abou Chacra

    23 h 32, le 14 décembre 2012

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