Le pays du Cèdre a l’honneur de figurer parmi les 50 pays les plus corrompus du monde. Une place qu’il ne céderait pas pour tout l’or du monde. Après tout, en matière de transparence, il dépasse bien trois pays du monde arabe, l’Irak, le Yémen et la Libye. Cela n’est-il pas suffisant ?
Dans ce contexte, qui se soucie vraiment des répercussions de cette réalité sur le citoyen libanais, à part Transparency International et sa filiale locale ? Sûrement pas les autorités libanaises. Encore moins les dirigeants, de quelque bord soient-ils. Ni même leurs partisans, sous-fifres et autres lèche-bottes serviles, trop heureux de récolter les fruits de leurs salamalecs.
Seul le citoyen trinque. D’une administration à une autre, il n’en finit pas de ramer. Pas moyen pour lui d’obtenir le moindre papier sans graisser la patte au fonctionnaire véreux ou même au cafetier de service. Placés là par un pontife tout-puissant qui leur assure protection, comme de coutume.
Obtenir un poste dans la fonction publique est aussi hasardeux. Ce n’est jamais pour ses compétences qu’il est embauché, le demandeur d’emploi. Mais pour son carnet d’adresses, bien entendu, et son appartenance communautaire. Et tant pis pour le résultat s’il n’a rien de reluisant.
Même constat au niveau de l’université publique guidée par la corruption et le confessionnalisme. Et qui reste à la traîne, à l’heure où l’université privée évolue à pas de géant. Des élèves recrutés à l’issue d’un concours d’entrée, dites-vous ? Des enseignants tenus d’avoir un doctorat, dites-vous encore ? La réalité est nettement moins lisse car le piston n’est jamais loin et souvent seul maître à bord.
Avec un tel état des lieux, les dérives peuvent aller loin, en matière de justice, notamment. Si, par hasard, il reçoit une contravention pour excès de vitesse dans un village où il n’a jamais mis les pieds, il n’a qu’à se débrouiller tout seul le citoyen, pour prouver son innocence et se décharger de toute responsabilité. En assumant tous les frais et pots-de-vin, bien entendu. Mais dans l’administration, on veut bien lui chuchoter en catimini que ces choses sont courantes et que le numéro d’immatriculation de sa voiture est utilisé par un faussaire sur la sienne. Consternante constatation, alors qu’il sait pertinemment bien, le citoyen, que les fraudeurs ne seront jamais inquiétés. Un petit exemple parmi tant d’autres...
Pour l’instant, c’est lui qui perd espoir, le citoyen, et toutes ses illusions de voir émerger un jour un État de droit.
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Dans ce contexte, qui se soucie vraiment des répercussions de cette réalité sur le citoyen libanais, à part Transparency International et sa filiale locale ? Sûrement pas les autorités libanaises. Encore moins les dirigeants, de quelque bord soient-ils. Ni même leurs partisans, sous-fifres et autres lèche-bottes serviles, trop heureux de récolter les fruits de leurs salamalecs.
Seul le citoyen trinque. D’une administration à une autre, il n’en finit pas de ramer. Pas moyen pour lui d’obtenir le moindre papier sans graisser...


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Chère Anne-Marie, Un petit rappel historique, La période de corruption la plus sombre et la plus étonnante que le Liban a connu, c'était pendant les années du vrai champion le Président Sleiman Frangieh, qui était un mercenaire pour le compte de Hafez El-Assad à cet époque. Il avait légalisé et encouragé carrément la corruption. Son fils Tony était à la tête d'une bande de voyous qui ont saccagé le Pays et rackettaient les gens " aïnak y'a tajer ".
06 h 40, le 08 décembre 2012