Rechercher
Rechercher

Liban - Les Coulisses De La Diplomatie

L’inconscience totale du gouvernement Mikati, du 8 Mars et du 14 Mars

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu voit d’un bon œil les craintes de l’administration américaine concernant l’éventuelle utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad. Il martèle même sa disposition à participer à toute intervention militaire, que ce soit par voie de terre ou par des bombardements aériens, tout en massant davantage de troupes aux frontières avec la Syrie et le Liban, et en élevant le niveau d’alerte.
Au Liban, tant le gouvernement Mikati que le 8 Mars et le 14 Mars, tous noyés dans des bisbilles internes, qu’ils sont d’ailleurs incapables de résoudre, n’ont toujours pas pris conscience du réel et véritable danger auquel le pays pourrait faire face, ne serait-ce qu’à des frappes israéliennes qui ne surprendraient personne si jamais le président Barack Obama lançait l’ordre de sévir contre la Syrie. Cela sans compter plusieurs inconnues, dont les réactions russe et chinoise, mais surtout celles de l’Iran et donc du Hezbollah.
La riposte se ferait-elle uniquement à partir du Liban-Sud ou serait-elle plus globale ? Des sources diplomatiques russes et chinoises estiment que les mises en garde américaines et européennes ne sont que « pure intimidation ». Dans le cas contraire, Washington sait pertinemment qu’impliquer l’État hébreu dans des frappes anticipatives contre les stocks d’armes chimiques syriennes ne serait pas accepté par les pays arabes, même par les plus anti-Assad d’entre eux. Sachant que le président Obama aurait demandé, en cas d’intervention US contre ces stocks chimiques, l’aide concrète et totale (c’est-à-dire l’envoi de soldats) de la Turquie et de la Jordanie, deux voisines de la Syrie ; une demande refusée publiquement par le roi Abdallah II : « Toute intervention militaire en Syrie serait contraire à nos convictions et aux intérêts supérieurs de notre nation », a même dit le souverain. Quant à Ankara, on ne connaît toujours pas sa réponse à la requête américaine et on ne sait pas si l’installation de missiles Patriot en Turquie a quelque chose à voir avec ce que prépare Washington contre Damas.
Une question se pose : pourquoi ce brusque réveil US ? Pourquoi maintenant, à l’aube du second mandat de Barack Obama ? Pourquoi ces craintes de voir le régime de Damas, malgré ses dénégations officielles, utiliser des armes non conventionnelles contre les Syriens eux-mêmes? Surtout que les services de renseignements américains et français n’ont toujours pas fait état de transport de ces armes chimiques de leurs lieux de stockage vers des points névralgiques de l’opposition...
Une chose est sûre : Barack Obama ne laissera pas ce dossier en suspens. Si une opération terrestre contre ces centres de stockage s’avérait impossible, il les bombarderait à l’aide de missiles Cruise, d’autant que les rumeurs autour d’une capture de ces stocks par des combattants d’el-Qaëda bruissent davantage chaque jour : ce qui signifie que les bases US dans le Golfe seraient en grand danger ; qu’Israël serait en danger, surtout si le régime Assad livrait ces armes chimiques au Hezbollah.
D’où ce plan d’urgence concocté par Barack Obama et auquel participeraient très probablement Londres, Paris et Ankara, et qui consisterait à accuser la Syrie de violer le droit humanitaire international – un plan auquel le Conseil de sécurité de l’ONU, de surcroît, ne donnerait pas son accord en raison des veto russe et chinois.
S’il était appliqué, ce plan changerait profondément la donne en Syrie et autour de ce pays...
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu voit d’un bon œil les craintes de l’administration américaine concernant l’éventuelle utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad. Il martèle même sa disposition à participer à toute intervention militaire, que ce soit par voie de terre ou par des bombardements aériens, tout en massant davantage de troupes aux frontières avec la Syrie et le Liban, et en élevant le niveau d’alerte.Au Liban, tant le gouvernement Mikati que le 8 Mars et le 14 Mars, tous noyés dans des bisbilles internes, qu’ils sont d’ailleurs incapables de résoudre, n’ont toujours pas pris conscience du réel et véritable danger auquel le pays pourrait faire face, ne serait-ce qu’à des frappes israéliennes qui ne surprendraient personne si jamais le président Barack...
commentaires (2)

Entre le huitième parallèle et le quatorzième parallèle de Mars, on dans la SAMBA ! Continuez, écervelés, à la danser sans arrêt. Point d'arrêt. Restez sur la SAMBA... et Brésilienne par dessus le marché... C'est toujours mieux que de nous faire danser, un jour, la danse macarbre...

SAKR LEBNAN

05 h 33, le 07 décembre 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Entre le huitième parallèle et le quatorzième parallèle de Mars, on dans la SAMBA ! Continuez, écervelés, à la danser sans arrêt. Point d'arrêt. Restez sur la SAMBA... et Brésilienne par dessus le marché... C'est toujours mieux que de nous faire danser, un jour, la danse macarbre...

    SAKR LEBNAN

    05 h 33, le 07 décembre 2012

  • Les seules inconscients sont les tenants du pouvoir qui cherchent par tous les moyens d'entraver l'histoire et la marche vers la liberte et la democratie, le changement vers un avenir plus juste. Leurs actes en disent long pas besoin de faire un dessin.

    Pierre Hadjigeorgiou

    02 h 27, le 07 décembre 2012

Retour en haut