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Liban - Droits De L’Homme

Bilan mitigé de l’Unicef sur la situation dans les camps palestiniens

Une étude sur la situation des Palestiniens dans les camps du Liban a été rendue publique hier. Effectuée grâce à une coopération entre l’Unicef et le bureau central palestinien des statistiques, l’enquête évalue la situation des femmes et des enfants dans les camps palestiniens du Liban.

De gauche à droite, Mmes Annamaria Laudini, Oula Awad et Sarah el-Mirza.


Le travail de terrain a été fait en 2011 dans cinq régions du Liban qui présentent des camps et des campements palestiniens : Beyrouth, la Békaa, Saïda, Tyr et Tripoli, sur un échantillon de 5 190 familles sur des enfants âgés entre zéro et quinze ans et des femmes en âge de procréer (15-49 ans).
Intitulée « Enquête en grappe à multiples indicateurs (MICS) », elle est effectuée par l’Unicef dans une centaine de pays afin de mesurer les progrès pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, notamment l’éradication de la faim et de la pauvreté, la réduction des morts infantiles et l’amélioration de la santé maternelle.
Le lancement de l’étude s’est tenu en présence de la représentante de l’Unicef au Liban, Annamaria Laurini, de la présidente du bureau central palestinien des statistiques, Oula Awad, de la coordinatrice régionale de l’Unicef en ce qui concerne les Enquêtes en grappe à multiples indicateurs (MICS), Sarah el-Mirza, de Youssef Madi, directeur technique du projet, et de Marwan Khoja, expert à l’Escwa.
Prenant la parole, Mme Laurini a expliqué que « le programme MICS constitue la plus importante source de statistiques sur les enfants. Il forme aussi une source d’indicateurs importants pour mesurer les indices de développement relatifs aux objectifs du millénaire ».
Citant des chiffres de l’étude, elle a mis l’accent sur les défis à relever, soulignant dans ce cadre que « 13 % des enfants dans les camps et les campements palestiniens du Liban sont maigres d’une façon plus ou moins prononcée ou ils sont trop petits pour leur âge et souffrent ainsi de malnutrition ».
« Il existe des disparités au sein de la population palestinienne. Ainsi, 62 % des enfants palestiniens qui vivent dans les 40 % de ménages riches vont à la maternelle, alors que le chiffre chute à 54 % quand il s’agit de 60 % des ménages les plus pauvres », a-t-elle dit.
Notant également que « 7 % des enfants palestiniens âgés entre 5 et 14 ans travaillent », elle a indiqué qu’une « solution doit être trouvée ».
Dans un entretien avec L’Orient-Le Jour, Mme Laurini a indiqué que « grâce à cette étude, l’Unicef peut cerner les problèmes et travailler avec des partenaires, notamment l’Unrwa, pour intervenir et améliorer la situation des enfants et des femmes dans les ménages palestiniens du Liban ».
De son côté, Mme Mirza a souligné à L’Orient-Le Jour que « l’importance de cette enquête réside dans le fait qu’elle ait été publiée rapidement après avoir été effectuée, ce qui aide l’Unicef et les éventuels donateurs à agir promptement ».
Ci-dessous, quelques chiffres significatifs contenus dans l’étude rendue publique hier :
–    On compte 4,4 enfants par femme dans les camps palestiniens alors qu’au Liban ce chiffre est de 2,8.
–    18 % des ménages ont des femmes à leur tête.
– La mortalité infantile se chiffre à 16/1 000, un taux relativement bas parmi les pays de la région.
–    On compte en moyenne la présence de deux livres dans les familles qui ont des enfants.
–    Le taux d’analphabétisme auprès des jeunes femmes âgées entre 15 et 24 ans s’élève à 6 %, un chiffre élevé.
–    Dans les camps et les campements palestiniens du Liban, 20 % des filles ont été mariées avant d’atteindre l’âge de 18 ans. Parmi ces mineures, 4 % ont été mariées avant 15 ans.
–    4 % des femmes âgées entre 15 et 19 ans ont déjà accouché au moins une fois et 4 % des femmes actuellement âgées entre 20 et 24 ans ont eu leur premier enfant entre l’âge de 15 et 19 ans.
– Dans un cas sur cinq, il y a une différence d’âge de plus de dix ans entre l’épouse et le mari.
–    88 % des enfants des camps palestiniens sont victimes de violences verbales, physiques et/ou psychologiques. Dans ce cadre, 22 % des femmes soutiennent la violence.
 -    13 % des enfants palestiniens souffrent de malnutrition, le taux est plus important quand on va vers les camps du sud du pays.
– Concernant les moyens contraceptifs, 66 % des femmes palestiniennes mariées utilisent des contraceptifs et 54 % optent pour des méthodes modernes. Le premier moyen est le stérilet (22 %) suivi par la pilule (18 %).
– En matière d’accouchement, 99 % d’entre eux ont eu lieu en milieu hospitalier, alors que durant leur grossesse, 95 % des femmes ont consulté une personne du milieu médical (sage-femme, infirmière, médecin...). 30 % d’entre elles accouchent par césarienne.
– Dans les camps et campements palestiniens du Liban, 21 % des femmes lisent le journal au moins une fois par semaine, 20 % écoutent la radio et 97 % regardent la télévision.
Le travail de terrain a été fait en 2011 dans cinq régions du Liban qui présentent des camps et des campements palestiniens : Beyrouth, la Békaa, Saïda, Tyr et Tripoli, sur un échantillon de 5 190 familles sur des enfants âgés entre zéro et quinze ans et des femmes en âge de procréer (15-49 ans).Intitulée « Enquête en grappe à multiples indicateurs (MICS) », elle est effectuée par l’Unicef dans une centaine de pays afin de mesurer les progrès pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, notamment l’éradication de la faim et de la pauvreté, la réduction des morts infantiles et l’amélioration de la santé maternelle.Le lancement de l’étude s’est tenu en présence de la représentante de l’Unicef au Liban, Annamaria Laurini, de la présidente du bureau central palestinien des...
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