Un bataillon de l’armée régulière (FARDC) est entré dans la capitale de la riche province minière du Nord-Kivu en milieu d’après-midi. Il s’est immédiatement dirigé vers le camp militaire de Katindo, un quartier de la ville. Depuis dimanche, ces FARDC attendaient à une trentaine de km, dans la ville de Sake, un feu vert pour se redéployer à Goma. Les autorités congolaises ont expliqué le temps mis à concrétiser les choses par la lourdeur logistique d’un tel retour.
Hier, le flou régnait en revanche toujours sur les délicates négociations prévues entre Kinshasa et les rebelles, promises en échange du repli du M23 : aucune date n’était encore donnée pour leur lancement. L’incertitude planait aussi sur les personnes qui y participeront, même si la présence directe du président de la RDC Joseph Kabila, affaibli par cette crise, semblait à ce stade exclue.
Présent hier à Goma, le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, a indiqué que les discussions pourraient commencer, a priori dans la capitale ougandaise Kampala, « dans les prochains jours ». « L’équipe de dialogue est déjà constituée », a-t-il assuré, sans en donner la composition. Le ministre a cependant souligné qu’il fallait que le M23 respecte lui-même pleinement son engagement de se retirer à au moins 20 km de Goma, qu’il avait occupée pendant une douzaine de jours, ce qui n’est pas encore le cas.
Hier encore, des combattants rebelles patrouillaient sur la route au nord de Goma, et d’autres gardaient des positions sur une colline stratégique surplombant une base militaire de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), à trois kilomètres de l’aéroport de la ville.
Les autorités provinciales du Nord-Kivu ont indiqué que l’aéroport international de Goma et la Banque centrale rouvriraient jeudi.
(Source : AFP)

