Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Révolte

La lutte pour le contrôle de Damas quartier par quartier

Le régime promet « l’enfer » aux rebelles ; plus de 310 tués au cours du week-end.

Jour après jour, l’aviation syrienne s’acharne sur les villes rebelles et les destructions s’amoncellent. Les combats les plus féroces se concentrent maintenant autour de la capitale Damas, désormais au cœur du conflit. Shaam News Network/Reuters

L’aviation syrienne a de nouveau intensément pilonné hier la banlieue de Damas, où les rebelles ont leurs bases arrière. Les chasseurs-bombardiers de l’armée ont mené des raids autour de la capitale, désormais au cœur des combats, le régime ayant lancé jeudi dernier une vaste offensive pour reconquérir un rayon de huit kilomètres autour de Damas qu’il veut à tout prix conserver pour être en position de négocier une issue au conflit, selon des experts.
Cette offensive est « la première de ce genre contre les lieux où sont regroupés les terroristes », écrivait al-Watan, quotidien proche du pouvoir, dans son édition d’hier. Pour le régime, le terme « terroristes » désigne les rebelles. « L’armée syrienne a ouvert depuis jeudi matin les portes de l’enfer à tous ceux qui songent à s’approcher de Damas ou à lancer une attaque contre la capitale », poursuivait le journal. Selon al-Watan, « des centaines de terroristes sont morts (...), l’armée a riposté à toutes les attaques terroristes lancées jeudi dont certaines visaient à couper la route de l’Aéroport international de Damas ». Comme tous les médias depuis vendredi, al-Watan a également insisté sur le fait que la route de l’aéroport était « sécurisée ».

 

(Liban: Heurts entre l’armée et les rebelles syriens à Macharih el-Qaa)


Le lancement de cette offensive sur les vergers qui bordent Damas avait coïncidé avec une coupure d’Internet et du téléphone à travers la Syrie, faisant craindre le pire aux militants. Les communications ont cependant été rétablies samedi soir. Une militante à Damas, qui s’est présentée sous le nom d’Alexia, jointe via Skype, a affirmé que la violence qui s’intensifiait en banlieue gagnait désormais la capitale. « Quartier après quartier, le bruit des explosions se rapproche chaque jour. Les quartiers où ont eu lieu les combats sont ceux qui accueillent le plus de réfugiés. Certaines familles se sont déplacées plusieurs fois », a-t-elle déclaré.

Attentat à Homs
Par ailleurs, à Homs, 15 civils ont été tués dans un attentat, selon l’agence SANA. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a évoqué, pour sa part, au moins 7 morts dans un attentat à la voiture piégée. Comme c’est souvent le cas après un attentat en Syrie, le régime et les rebelles se sont mutuellement accusés d’être responsables de l’explosion. Juste après l’attentat, des centaines de personnes ont manifesté contre le président Bachar el-Assad. « Que Dieu t’humilie, Bachar », ont scandé les manifestants, selon une vidéo diffusée par des militants. Troisième ville du pays, Homs a été l’un des berceaux de la militarisation du conflit, et la résistance des quartiers rebelles face aux opérations de répression dévastatrices début 2012 lui a valu le surnom de « capitale de la révolution ».

 

(Lire aussi : Mansour optimiste sur le dossier des Libanais chiites enlevés en Syrie)


Dans le nord du pays, l’armée de l’air a bombardé la province d’Alep, où les troupes au sol combattaient les rebelles dans plusieurs quartiers de la métropole, a indiqué l’OSDH. Elle a affirmé en outre que les provinces de Deraa, d’Idleb et de Homs étaient également bombardées par l’artillerie. Au total, au moins 134 personnes – 58 civils, 41 soldats et 35 rebelles – ont péri hier à travers le pays, selon un bilan provisoire de l’OSDH. Samedi, au moins 182 personnes avaient été tuées, dont 60 dans la capitale et ses alentours. L’OSDH a recensé plus de 41 000 morts depuis le début de la révolte en mars 2011.

 

Lire aussi

Prochain feu vert au déploiement de Patriot en Turquie

L’aviation syrienne a de nouveau intensément pilonné hier la banlieue de Damas, où les rebelles ont leurs bases arrière. Les chasseurs-bombardiers de l’armée ont mené des raids autour de la capitale, désormais au cœur des combats, le régime ayant lancé jeudi dernier une vaste offensive pour reconquérir un rayon de huit kilomètres autour de Damas qu’il veut à tout prix conserver pour être en position de négocier une issue au conflit, selon des experts.Cette offensive est « la première de ce genre contre les lieux où sont regroupés les terroristes », écrivait al-Watan, quotidien proche du pouvoir, dans son édition d’hier. Pour le régime, le terme « terroristes » désigne les rebelles. « L’armée syrienne a ouvert depuis jeudi matin les portes de l’enfer à tous ceux qui songent à s’approcher de...
commentaires (2)

Bien fait ! Qu'on en finisse avec ce régime sanguinaire.

Thamer Daher

21 h 13, le 03 décembre 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Bien fait ! Qu'on en finisse avec ce régime sanguinaire.

    Thamer Daher

    21 h 13, le 03 décembre 2012

  • Apres l'osdh on a droit au shaam news, va t on arriver a une info fiable. Parce que ca commence a bien faire, a lire cet article comme tous ceux qu'on lit depuis 2 ans maintenant, on a l'impression que c'est toujours la fin , mais on ne sait pas de quoi au juste.

    Jaber Kamel

    11 h 06, le 03 décembre 2012

Retour en haut