L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe s'adressait depuis New York à la presse, après avoir rencontré les 15 pays membres du Conseil de sécurité.
Il n'a pas mentionné nommément Bachar al-Assad mais, interrogé sur un éventuel changement de régime pour mettre fin au conflit, il a répondu: "il est très, très clair que le peuple syrien veut le changement, un véritable changement, pas un changement superficiel".
"La nouvelle Syrie ne ressemblera pas à la Syrie d'aujourd'hui", a-t-il ajouté. Il y aura selon lui une "évolution vers une nouvelle Syrie" et ce sont "les Syriens eux-mêmes qui décideront quel régime ils souhaitent".
Evoquant "l'urgence absolue" d'un cessez-le-feu dans le pays, il a souligné qu'il devrait alors être surveillé par une mission d'observation très importante. "Un cessez-le-feu ne pourra pas tenir s'il n'est pas surveillé de manière intensive, ce qui, je crois, nécessitera une mission de maintien de la paix", a-t-il déclaré.
Le Conseil de sécurité de l'ONU reste divisé sur la crise syrienne, la Russie et la Chine ayant bloqué trois résolutions occidentales destinées à faire pression sur Damas.
L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, a rejeté jeudi l'idée que Moscou soutienne aveuglément le régime du président Bachar al-Assad. La Russie "tente de convaincre le gouvernement syrien qu'il n'y a pas de solution militaire" au conflit, a-t-il affirmé.
"Il faut trouver des gens responsables dans les deux camps, capables de mettre de côté leur orgueil" pour entamer des négociations, a-t-il expliqué. "Nous ne disons pas que le président Assad doit être assis à la table" des négociations, a-t-il précisé.


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