De gauche à droite : James Casey, de l’Université de Texas San Antonio, les Prs Alexander Abdelnoor, de l’Université américaine de Beyrouth, Fatma Amer, présidente de l’ArAPUA, Asem el-Shehabi, vice-président de l’ArAPUA, et Ghassan Matar, président du congrès.
À l’ordre du jour de ce congrès, organisé en collaboration avec l’Université américaine de Beyrouth et l’Organisation mondiale de la santé, des conférences sur les programmes d’intendance, les mécanismes de résistance aux agents antimicrobiens, ainsi que les dernières avancées thérapeutiques et les traitements alternatifs dans la prévention et la prise en charge des infections.
Les conférenciers, venus du Liban, d’Europe, des États-Unis et des pays arabes, ont insisté dans leurs présentations sur la résistance aux antibiotiques en raison du mauvais usage de ces médicaments. Et pour cause, des études effectuées ont mis l’accent sur l’augmentation de la prévalence de la résistance aux antibiotiques dans les hôpitaux et dans les collectivités.
Au nombre des thèmes soulevés également au cours de la conférence : le rôle de l’immunité innée et les bactéries environnementales dans la résistance aux antibactériens, l’épidémiologie moléculaire des bactéries et les mécanismes de résistance antimicrobienne, le rôle des inhibiteurs des bêta-lactamases (famille d’enzymes responsables de la résistance des bactéries vis-à-vis de certains antibiotiques), les nouveaux vaccins conjugués dans le contrôle des bactéries résistantes aux agents antimicrobiens, les nouvelles modalités de traitement des infections à Escherichia Coli, la thérapie antirétrovirale et la prévention du sida...
Les conférenciers sont convenus, au terme de la réunion, de la nécessité d’une approche coordonnée multidisciplinaire pour la prévention des infections résistantes. Pour cela, il est important d’utiliser les antibiotiques à bon escient ;
de contrôler l’achat des agents antimicrobiens dans les pharmacies ; d’exiger une prescription médicale pour l’achat des antibiotiques et de renforcer le rôle du pharmacien à accepter ou rejeter une prescription ; de renforcer le recours à des pratiques générales pour le contrôle des infections et d’encourager le recours à des mesures qui limitent ou éliminent l’utilisation inappropriée des agents antimicrobiens dans la pratique clinique.

