Alors qu’il a vu rouge juste avant la mi-temps lors de la défaite concédée au Vélodrome, Florent Balmont (en mauvaise posture dans la photo sous Kaboré) en veut au Marseillais Valbuena, qui plonge beaucoup trop. « L’arbitre tue le match. Je le touche, après ça mérite un jaune. Ça coupe une action, mais il n’y a jamais rouge. Valbuena fait une quinzaine de plongeons... C’est ça qui est dommage. Mais on commence à le connaître. Qu’il y ait une faute d’accord, mais qu’il ne se tourne pas en l’air pendant un quart d’heure », a pesté après son expulsion le milieu de terrain lillois. Anne-Christine Poujoulat/AFP
Ce deuxième revers de la saison pour les précédents leaders et dauphin accréditent, au choix, la thèse de la malédiction, ou celle du manque de qualités mentales face à la pression.
Avec son effectif royal et un « Ibra » intouchable du haut de ses 12 buts, Paris semble vacciné contre le manque d’ambition. Troyes (19) a payé pour le savoir et éloigner le PSG de la crise dans laquelle il s’était lui-même plongé il y a trois journées.
Qualifié mercredi en 8es de finale de la C1, le leader, avec 26 points, peut souffler même si son réel niveau continue d’interroger.
Finalement, les moins décevants ont été le premier et le dernier à s’élancer. Car Saint-Étienne, difficile vainqueur (1-0) de Valenciennes (6), avait déjà viré en tête en lever de rideau de cette journée.
Mais les Verts se doutaient qu’ils ne finiraient pas le week-end à cette place et ils font finalement un beau 3e après la réaction d’orgueil de Marseille. En difficulté actuellement avec un groupe limité éliminé prématurément jeudi en C3, l’OM, aidé par l’exclusion sévère de Balmont (45), a en effet montré son pouvoir de nuisance (1-0) contre Lille. Pendant que les Dogues basculent un peu plus dans le marasme (9) avec un 2e revers d’affilée pour la 1re fois depuis octobre 2010, les Olympiens, qui ont enfin montré Joey Barton à la L1, entretiennent leur rêve d’être les trublions de la L1.
L’OL rate le coche
Lyon aurait pu être seul leader au terme de cette journée s’il n’avait complètement déjoué chez sa bête noire (3-0). Mais Ben Yedder, avec un doublé et neuf buts en L1, est passé par là, et l’OL est bouté hors du podium par les Verts à la différence de buts, tout en remettant en course le TFC dans la course aux accessits (7).
Pareil scénario s’offrait à Bordeaux mais les Girondins (5e avec 24 points) se sont eux aussi emmêlés les pinceaux à Montpellier.
En difficulté, le champion en titre, où le malin Cabella prend de plus en plus d’épaisseur, n’en demandait pas tant et, après une série de cinq matches sans victoire, qui correspondait à autant de victoires girondines, il remonte à la 12e place. Brest (13) a pris à Reims (15) son premier point de l’année en déplacement après sept défaites (0-0). Car Lorient (11), dont le sursaut contre Lille n’aura pas duré longtemps, a trouvé le moyen de s’incliner (2-1) à Bastia (14) malgré 78 minutes de supériorité numérique à la suite de l’exclusion de Modeste une minute à peine après son ouverture du score...
Rennes s’est même fébrile en trébuchant à domicile (1-0) face à Évian une semaine après son héroïque acte de résistance à Paris à 9 contre 11. Tant que les Bretons, entrés sous les vivats du public mais sortis en en étant la risée, ne feront pas preuve de constance, ils plafonneront (8).
Si Évian (17) n’est plus relégable, cela signifie donc que Sochaux (18), malgré son plan de relance réussi en novembre, a pris sa place. La faute en revient à Nice et son buteur Cvitanich (1-0), l’un des tubes du moment en L1 avant son duel à distance dans une semaine face au spécialiste Ibrahimovic. Peu à peu, les Aiglons de Puel, grâce à leur 1re victoire à domicile, grappillent (19). Après la venue d’un Ajaccio à peine mieux loti (16), Nancy, le dernier de la classe, continue, lui, d’attendre sa 2e victoire de l’année (1-1).
(Source : AFP)

