Les universités de Kaboul seront fermées pendant dix jours après que des heurts entre étudiants sunnites et chiites eurent fait samedi un mort et vingt-huit blessés, a-t-on appris dimanche auprès du ministère de l'Intérieur.
"C'est une mesure de précaution visant à réparer les bâtiments et apaiser les esprits", a indiqué à l'AFP Sediq Sediqqi, le porte-parole du ministère de l'Intérieur.
Samedi vers 17H00 (12H30 GMT), un groupe de chiites a voulu pratiquer les rites de l'Achoura hors de la mosquée de l'université, où ils les avaient déjà conduits, ce qu'ont refusé des sunnites, a raconté M. Sediqqi.
"Ils se sont alors battus avec leurs mains, avec des pierres, avec des bâtons, avec tout ce qu'ils pouvaient trouver", selon le porte-parole, pour qui "les deux groupes se sont reparlés depuis lors" et "ce n'est plus un gros problème".
Un étudiant est mort et vingt-huit ont été blessés, a rapporté Sediq Sediqqi. Le précédent bilan communiqué à l'AFP par Mohammad Zaher, le chef du département d'enquête criminel de la police de Kaboul, était d'un mort et huit blessés.
L'étudiant tué, d'après des témoins, a été jeté d'une fenêtre du troisième étage d'un dortoir, où une grande partie des incidents se sont produits.
Les autorités politiques et religieuses, dont des dirigeants chiites - très minoritaires en Afghanistan - ont appelé leurs communautés respectives au calme.
L'Achoura est une cérémonie commémorant le meurtre de l'imam Hussein, le petit-fils du prophète Mahomet, par des armées du calife Yazid en 680.
Lors de cette célébration, des hommes se frappent la poitrine à des dizaines de reprises, avant de parfois se lacérer le dos à coups de lames aiguisées.
L'année dernière, plus de 80 personnes avaient été tuées lorsqu'un kamikaze s'était fait exploser dans la foule à Kaboul pendant cette célébration.
Cette année, une forte protection policière a empêché de tels événements de se reproduire.
"C'est une mesure de précaution visant à réparer les bâtiments et apaiser les esprits", a indiqué à l'AFP Sediq Sediqqi, le porte-parole du ministère de l'Intérieur.
Samedi vers 17H00 (12H30 GMT), un groupe de chiites a voulu pratiquer les rites de l'Achoura hors de la mosquée de l'université, où ils les avaient déjà conduits, ce qu'ont refusé des sunnites, a raconté M. Sediqqi."Ils se sont alors battus avec leurs mains, avec des pierres, avec des bâtons, avec tout ce qu'ils pouvaient trouver", selon le porte-parole, pour qui "les deux groupes se sont reparlés depuis lors" et "ce n'est plus...


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