Le webdocumentaire est accessible sur le site : www.beyrouthetlinvisible.fr
« Beyrouth, ou peut-être n’importe quelle ville en guerre avec elle-même. Ici aucun conflit ne se règle jamais, aucun mur ne se répare. Dans la ville trouée, les déflagrations résonnent mieux. On a le choix entre l’armée et la religion, ou bien alors la religion et l’armée », raconte Waël Noureddine dans son documentaire expérimental Ça sera beau (From Beyrouth with love), réalisé en 2005. C’est par le biais de l’expression artistique de Waël et de celles d’autres jeunes artistes libanais – des réalisateurs, vidéastes, photographes, illustrateurs, pianistes, danseurs, comédiens, marionnettistes ; diplômés de l’ALBA, de l’USEK, de l’UL ou des universités françaises – que Barbara Coffy et Maël Le Tolguenec ont choisi d’approcher Beyrouth. « Les regards de ces artistes nous ont ouvert l’accès à une tout autre ville, révélant les liens poétiques qui la tissent, les imaginaires qui la travaillent et les utopies qui la portent », indiquent les auteurs-réalisateurs du webdocumentaire Beyrouth et l’invisible : itinéraires de jeunes artistes au Liban, qui précisent : « Car c’est en empruntant des chemins de traverse, des déviations poétiques et des itinéraires alternatifs de pensée que ces artistes accompagnent leur ville au-delà de ses contradictions et de ses cloisonnements, vers un ailleurs, vers une multitude de villes possibles. » Beyrouth et l’invisible est né d’une recherche entamée en septembre 2010, « guidée par le désir de questionner les histoires personnelles de ces artistes en reflétant leurs choix, leurs aspirations et leurs influences ». « Nous souhaitons (tout autant) comprendre ce qui se joue dans l’interaction de ces jeunes artistes avec leur contexte de création », expliquent les réalisateurs. Le webdocumentaire est accessible sur le site www.beyrouthetlinvisible.fr depuis sa mise en ligne le 31 octobre passé sous la forme d’une plateforme multimédia qui permet au visiteur de « naviguer au gré de ses intérêts à travers une série de portraits d’une dizaine de minutes chacun ». Il est possible d’appréhender l’univers de chaque artiste à travers un diaporama photo, la retranscription intégrale de l’entretien, des textes et des liens menant à d’autres sites. Barbara Coffy et Maël Le Tolguenec, qui ont rencontré les jeunes artistes au cours de deux voyages au pays du Cèdre, au mois de juillet 2011 et en janvier 2012, ont découvert à Beyrouth « une ville marquée par quinze années de guerre et aspirée par un mouvement de construction effréné » où « les bruits de la ville semblent révéler l’urgence de tourner la page et nourrissent une énergie artistique fascinante ».
« Beyrouth, ou peut-être n’importe quelle ville en guerre avec elle-même. Ici aucun conflit ne se règle jamais, aucun mur ne se répare. Dans la ville trouée, les déflagrations résonnent mieux. On a le choix entre l’armée et la religion, ou bien alors la religion et l’armée », raconte Waël Noureddine dans son documentaire expérimental Ça sera beau (From Beyrouth with love), réalisé en 2005. C’est par le biais de l’expression artistique de Waël et de celles d’autres jeunes artistes libanais – des réalisateurs, vidéastes, photographes, illustrateurs, pianistes, danseurs, comédiens, marionnettistes ; diplômés de l’ALBA, de l’USEK, de l’UL ou des universités françaises – que Barbara Coffy et Maël Le Tolguenec ont choisi d’approcher Beyrouth. « Les regards de ces artistes nous ont ouvert...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.