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À La Une - Proche-Orient

49 % des Israéliens contre la trêve à Gaza

"Il fallait les mettre à genoux au lieu de signer un cessez-le-feu avec ces terroristes".

Jeudi 22 novembre 2012 à Gaza. Un employé palestinien dégage des rues des stigmates de l'offensive israélienne "Pilier de Défense", qui a pris fin la veille. AFP/MAHMUD HAMS

Israël a entamé jeudi le retrait de ses troupes qui avaient été massées près de la frontière avec la bande de Gaza en vue d'une éventuelle intervention terrestre dans l'enclave palestinienne. Ce retrait survient au lendemain de la trêve conclue entre l'Etat hébreu et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, à l'issue de huit jours de violences qui ont coûté la vie à 163 Palestiniens et à six Israéliens.

 

Sur cette trêve, les Israéliens sont partagés, selon un sondage publié vendredi par le quotidien Maariv.

A la question : "est-ce qu'Israël devait accepter un cessez-le-feu ou poursuivre son opération militaire?", 49% des personnes interrogées répondent que l'armée aurait du continuer l'opération "Pilier de sécurité" tandis que 31% se déclarent favorables au cessez-le-feu et que 20% sont sans opinion.

 

Maariv précise que les électeurs sympathisants des partis de droite et religieux sont les plus critiques vis-à-vis du cessez-le-feu, tandis que ceux qui sont proches de l'opposition centriste soutiennent cet accord conclu par l'intermédiaire de l'Egypte.

 

Le gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu a menacé à plusieurs reprises de lancer une opération terrestre de grande envergure dans la bande de Gaza et mobilisé des dizaines de milliers de réservistes, mais a finalement renoncé à ce projet qui aurait pu provoquer de lourdes pertes parmi les soldats à l'approche des élections du 22 janvier.

 

"Il fallait les mettre à genoux au lieu de signer un cessez-le-feu avec ces terroristes", déclarait, jeudi à l’AFP, Moshé Rémy, un retraité d'Ashkelon, une ville exposée aux tirs de Gaza depuis des années. "Je suis convaincu que les tirs vont reprendre".

 

Si elle avait fait bloc derrière M. Netanyahu dès le début de l'offensive, l'opposition israélienne a, par ailleurs, ouvert les hostilités dès l'accord annoncé avec le Hamas, en estimant que les objectifs fixés n'avaient pas été atteints. "La sécurité des habitants du sud d'Israël n'a pas été rétablie, ni notre force de dissuasion", a ainsi déploré le chef du parti centriste Kadima Shaoul Mofaz, un ancien chef d'état-major et ministre de la Défense, en qualifiant le cessez-le-feu d'"erreur".

 

le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak a répondu qu'une offensive terrestre "aurait pu créer une situation où nous aurions dû rester des années à Gaza". Le cessez-le-feu "peut durer neuf jours, neuf semaines ou plus, mais s'il ne tient pas nous saurons quoi faire, et nous considérons évidemment alors la possibilité de reprendre nos activités (militaires) en cas de tirs ou de provocations", a-t-il néanmoins prévenu.  

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lui a emboîté le pas : "Nous donnons sa chance au cessez-le-feu, mais nous sommes aussi parés à l'éventualité qu'il ne soit pas respecté et nous saurons agir en conséquence".

 

Pour le chef d'état-major israélien, le général Benny Gantz, l'armée a "atteint tous les objectifs de l'opération 'Pilier de défense'. S'il n'y a pas de tirs à partir de Gaza, la calme règnera dans cette région".

 

C’est dans ce contexte que le calendrier électoral s'accélère dès dimanche avec les primaires pour désigner les candidats à la députation du Likoud, le parti de droite du Premier ministre. Le Parti travailliste (centre-gauche) choisira ses candidats la semaine prochaine.

 

Sur le terrain, jeudi, le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas a été globalement respecté.

Dans la bande de Gaza, la population a célébré la "victoire". Dans l'enclave palestinienne, le raffut ébouriffant des klaxons a remplacé le fracas des raids israéliens et les rues, désertes depuis huit jours, se sont remplies. Brandissant les drapeaux verts du Hamas, mais aussi jaunes du Fatah, le frère ennemi, les habitants ont envahi les rues jeudi, déclaré jour férié.

 

Le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a, pour sa part, appelé l'ensemble des groupes armés à respecter la trêve. "La bataille et la victoire montrent que l'ennemi devra réfléchir très longtemps avant de s'engager dans une bataille avec n'importe quel pays de la région doté d'endurance", a également averti M. Haniyeh, apparemment en allusion à l'Iran.

 

Le président palestinien Mahmoud Abbas, chef du Fatah, a, de son côté, félicité Ismaïl Haniyeh pour sa "victoire", alors que le Hamas, considéré par Israël comme une organisation "terroriste", ne reconnaît pas l'existence de l'Etat hébreu. M. Abbas s'apprête à soumettre le 29 novembre à l'Assemblée générale la demande d'élévation de la Palestine au statut d'Etat non membre de l'ONU, malgré la vive opposition d'Israël et des Etats-Unis.

  

Durant l'offensive aérienne lancée le 14 novembre à Gaza avec l'élimination du chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabari, 163 Palestiniens ont été tués et 1.235 blessés, selon un bilan médical provisoire. Six Israéliens, dont deux soldats, ont péri et 240 ont été blessés dans la chute d'un millier de projectiles sur le sud d'Israël. Jamais depuis l'opération israélienne "Plomb durci" en décembre 2008-janvier 2009 une confrontation avec les groupes palestiniens n'avait fait autant de victimes. Plus de 1.440 Palestiniens et 13 Israéliens y avaient trouvé la mort.

 

 

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Israël a entamé jeudi le retrait de ses troupes qui avaient été massées près de la frontière avec la bande de Gaza en vue d'une éventuelle intervention terrestre dans l'enclave palestinienne. Ce retrait survient au lendemain de la trêve conclue entre l'Etat hébreu et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, à l'issue de huit jours de violences qui ont coûté la vie à 163 Palestiniens et à six Israéliens.
 
Sur cette trêve, les Israéliens sont partagés, selon un sondage publié vendredi par le quotidien Maariv.
A la question : "est-ce qu'Israël devait accepter un cessez-le-feu ou poursuivre son opération militaire?", 49% des personnes interrogées répondent que l'armée aurait du continuer l'opération "Pilier de sécurité" tandis que 31% se déclarent favorables au cessez-le-feu et que 20% sont sans...
commentaires (6)

C'est une pluie de victoires divines ! Israël a reçu une de ces déculottées !... Pfff, avec deux belligérents fanatiques, il n'y a jamais de vainqueur.

Robert Malek

14 h 55, le 23 novembre 2012

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Commentaires (6)

  • C'est une pluie de victoires divines ! Israël a reçu une de ces déculottées !... Pfff, avec deux belligérents fanatiques, il n'y a jamais de vainqueur.

    Robert Malek

    14 h 55, le 23 novembre 2012

  • Sans commentaires, j'en ai assez dit! mais que la victoire des résistances est belle!

    Jaber Kamel

    13 h 20, le 23 novembre 2012

  • C'était PRÉVISIBLE.......

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 03, le 23 novembre 2012

  • Trouvez de plus fanatiques !

    SAKR LEBNAN

    06 h 09, le 23 novembre 2012

  • Les 49 % des israéliens, qui blâment leurs dirigeants fascistes pour l'arrêt des massacres des Palestiniens à Gaza, devraient, au lieu de cela, obliger ces dirigeants de ne plus fuir en avant de la paix et de négocier et signer celle-ci avec l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas sur la base d'un Etat palestinien. Sans la reconnaissance et la cession au peuple palestinien de ce droit inaliénable, par le gouvernement israélien, JAMAIS Israel ne cnnaîtra paix et tranquillité.

    Halim Abou Chacra

    05 h 03, le 23 novembre 2012

  • Israël devait accepter au moins au nom des Drits de l'Homme un cessez le feu sans conditions Antoine Sabagha

    Sabbagha Antoine

    04 h 27, le 23 novembre 2012

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