Le numéro 1 au classement ATP, Novak Djokovic, en accolade avec le nouveau numéro 5 mondial, David Ferrer. Le cogneur espagnol, surnommé le « mur » (NDLR : ne lâchant aucun point, incessamment retournant la balle), plus connu pour son mental et son abnégation sur le court que pour sa technicité, a réussi une dernière partie de saison fulgurante. Sans doute la meilleure de sa carrière.
Novak Djokovic (Serbie)
Novak Djokovic a épaté la galerie. On lui prédisait une saison plus difficile, cela a été effectivement le cas sur le plan comptable, le Serbe ayant gagné quatre tournois de moins qu’en 2011. Cela ne l’a pas empêché de tenir son rang pour terminer l’exercice en numéro un mondial pour la deuxième année consécutive grâce à une fin de saison réussie. Il devance Roger Federer avec un peu plus de 2 000 points d’avance. L’an passé, Rafael Nadal était un dauphin largué à plus de 4 000 unités. Sa recette ? Avoir gagné l’Open d’Australie et joué les quatre autres finales de grand chelem et remporté trois Masters 1000. Sa victoire au Masters de Londres, cerise sur le gâteau, n’a fait que confirmer que le patron, c’est bien lui.
Classement : 1er.
Points : 12 290.
Gains : 12 803 737 dollars.
Palmarès 2012 : 6 titres (Open d’Australie, Masters 1000 Miami, Masters 1000 Toronto, Pékin, Masters 1000 Shanghai, Masters de Londres).
Bilan : 75 victoires, 25 défaites.
Roger Federer (Suisse)
Sur sa lancée de l’année précédente (invaincu en indoor), le Suisse a réussi une belle saison avec six titres au compteur. Il a surtout reconquis Wimbledon, assurant un septième sacre à Londres et un 17e en grand chelem – le premier depuis janvier 2010 –, et brisé la marque de Pete Sampras au sommet de la hiérarchie ATP sur laquelle il butait d’une unité. Le voici désormais avec un record établi à 302 semaines, avant de laisser la main à Novak Djokovic jusqu’au prochain Open d’Australie. Avec une médaille olympique argentée autour du cou et trois Masters 1000, il n’en fallait pas plus pour donner envie à Federer de poursuivre sa carrière encore quelque temps.
Classement : 2e.
Points : 10 265.
Gains : 8 584 842 dollars.
Palmarès 2012 : 6 titres (Rotterdam, Dubaï, Masters 1000 Indian Wells, Masters 1000 Madrid, Wimbledon, Masters 1000 Cincinnati).
Bilan : 71 victoires, 12 défaites.
Andy Murray (Grande-Bretagne)
L’année de l’envolée pour l’Écossais. Guidé par Ivan Lendl en personne, il a enfin décroché son premier titre en grand chelem à l’US Open après quatre échecs consécutifs en finale majeure. Ce succès qui a fait date était précédé par une première finale à Wimbledon et un titre olympique remporté sur le même pré vert. Sa seule contrariété de l’année sera peut-être de n’avoir décroché aucun titre en Masters 1000. L’année à venir devra être celle de la confirmation s’il veut viser la place de numéro un mondial qu’il a la capacité d’aller chercher maintenant qu’il a débloqué son compteur et franchi un cap important au niveau mental.
Classement : 3e.
Points : 8 000.
Gains : 5 708 230 dollars.
Palmarès 2012 : 3 titres (Brisbane, Jeux olympiques d’été de Londres, US Open).
Bilan : 56 victoires, 16 défaites.
Rafael Nadal (Espagne)
Une saison tronquée pour l’Espagnol, mais une saison tout de même réussie... sur terre battue. Comme à son habitude, le Majorquin s’est imposé à Monte-Carlo pour la huitième fois consécutive, avant d’enchaîner à Barcelone, Rome et surtout Roland-Garros où il a battu le record de Borg en s’imposant pour la septième fois de sa carrière à la Porte d’Auteuil. Sa seule contrariété sur cette surface a été Madrid et sa terre battue bleue sur laquelle il ne veut plus jouer. En attendant, son intérêt est de pouvoir rejouer tout court, Nadal ayant mis un terme à sa saison prématurément après Wimbledon en raison d’une blessure au genou qui l’a éloigné des courts pendant cinq mois. Une absence qui le fait glisser au-delà du duo de tête en fin d’année pour la première fois depuis la saison 2004.
Classement : 4e.
Points : 6 795.
Gains : 4 997 448 dollars.
Palmarès 2012 : 4 titres (Masters 1000 Monte-Carlo, Barcelone, Masters 1000 Rome, Roland- Garros).
Bilan : 42 victoires, 6 défaites.
David Ferrer (Espagne)
Ferrer est l’incontestable cinquième homme du classement ATP. Derrière le Big Four, le Valencian a donné de sa personne pour tenir la cadence derrière le Big Four qui a trusté tous les titres majeurs de la saison... à l’exception de Paris-Bercy où « Ferru » a décroché son premier Masters 1000 en carrière. Joueur inusable par excellence, il a réussi l’exploit de terminer la saison avec 76 victoires au compteur, soit une de plus que Djokovic... mais avec sept tournois joués de plus que le Serbe. À 30 ans révolus, il a réussi sa plus brillante saison en décrochant sept titres ATP, meilleur total du circuit cette saison, et en atteignant les demi-finales de Roland-Garros pour la première fois de sa carrière.
Classement : 5e.
Points : 6 505.
Gains : 4 409 340 dollars.
Palmarès 2012 : 7 titres (Auckland, Buenos Aires, Acapulco, ’s-Hertogenbosch, Bastad, Valence, Masters 1000 Bercy).
Bilan : 76 victoires, 15 défaites.


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