Depuis le début de la nouvelle guerre de Gaza, les diplomates occidentaux en poste au Liban n’ont qu’une question sur les lèvres : que fera le Hezbollah si le Hamas est coincé ? Chaque fois qu’ils rencontrent un responsable, c’est la même question qui revient comme un leitmotiv, suivie immédiatement d’un conseil amical sur la nécessité de pousser le Hezbollah à éviter d’intervenir dans la guerre de Gaza, ou dans tout autre conflit dans la région. Les diplomates vont même jusqu’à préciser que la politique de distanciation adoptée par le gouvernement à l’égard de la crise syrienne devrait s’étendre aux événements de Gaza, car c’est la seule attitude sage, selon eux. Le président de la République, le Premier ministre, le président de la Chambre, le ministre des Affaires étrangères et même Walid Joumblatt, tous ont dû répondre à cette question et écouter le conseil qui la suit. À leur tour, les responsables demandent à leurs contacts au sein du Hezbollah quelle sera sa position si la guerre de Gaza se développe et si le Hamas et le Jihad islamique sont affaiblis. Mais au Hezbollah, un seul mot d’ordre : pas question de donner la moindre indication sur ce sujet. En pleine période de Achoura, le secrétaire général du parti multiplie les apparitions télévisées et les discours. À chaque fois, les spécialistes s’évertuent à les décrypter pour tenter de comprendre ce que pourrait faire le Hezbollah si la situation se compliquait à Gaza. En vain. Hassan Nasrallah lui aussi ne donne aucune indication sur les intentions de son parti. Cette attitude ambiguë est d’ailleurs devenue sa « marque de fabrique ». Tout comme il a toujours refusé de confirmer ou de démentir la possession par le Hezbollah de certains types de missiles, préférant parler de « surprises », il continue aujourd’hui à maintenir le suspense et le flou, précisant à ceux qui le relancent sur la question qu’il n’est pas obligé de rassurer qui que ce soit.
Des sources proches de la formation islamiste affirment toutefois que la situation à Gaza est loin d’être suffisamment critique pour exiger une intervention externe. Le Hamas et le Jihad islamique sont en train de mener une résistance féroce et courageuse, et c’est, à leurs yeux, l’ennemi israélien qui est en difficulté. Ces mêmes sources précisent qu’avant de lancer sa médiation pour la conclusion d’un cessez-le-feu, le président égyptien Mohammad Morsi a demandé aux délégations palestiniennes présentes au Caire si elles pouvaient tenir face aux agressions et combien de temps. La réponse aurait été identique chez les deux formations : deux mois. C’est à partir de là que le président égyptien a entamé ses contacts gardant en tête cette réponse. C’est d’ailleurs là un des grands changements par rapport à la première guerre de Gaza en 2008 et 2009. Les sources proches du Hezbollah laissent ainsi entendre que la résistance palestinienne disposerait au total de près de 5 000 missiles dont plus d’un millier a déjà été lancé. Ce qui laisse supposer qu’elle dispose encore de moyens de défense, sans parler des « surprises » dont elle ne cesse de menacer Israël.
En tout cas, face aux événements de Gaza, le Hezbollah continue d’afficher une grande sérénité, estimant que ce qui se passe est en train de renforcer sa position et celle de l’axe dit de la résistance. La première conséquence de la nouvelle guerre de Gaza, selon les sources proches de ce parti, est le fait que l’option d’une attaque israélienne contre l’Iran est devenue improbable. Si Gaza donne autant de fil à retordre à Israël, comment celui-ci pourrait-il attaquer l’Iran qui reste une grande puissance, dotée d’un arsenal militaire redoutable ? De plus, les événements de Gaza constituent un test pour les pays dits du printemps arabe. L’Égypte oscille entre l’appui à la résistance et la volonté de ne pas couper les ponts avec les États-Unis. La Libye et la Tunisie se retrouvent un peu hors du coup, alors que les pays du Golfe ont donné la preuve de leur alignement sur la politique américaine en donnant massivement des armes aux rebelles syriens alors qu’ils refusent de donner le moindre fusil à Gaza et à la résistance palestinienne. Aux yeux du Hezbollah, les événements de Gaza constituent aussi un test pour l’unité palestinienne, surtout après la conclusion d’une trêve. Car en pleins combats, les Palestiniens se sont spontanément ressoudés, mais en période d’accalmie, les problèmes vont ressurgir.
S’il est encore trop tôt pour analyser la portée véritable et les conséquences de cette guerre, à ce stade-là, on peut d’ores et déjà dire que les Palestiniens ont marqué des points. Il s’agit pour eux de ne pas les perdre en revenant aux luttes intestines.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Faites vos jeux , rien ne va plus, eh bien les jeux sont faits, la boussole de la légitimité des régimes arabes issus du printemps ou pas encore, reste bloquée à Gaza la martyre. Que cela vienne des chiites ou des sunnites qui se mefient les uns des autres, une seule réaction viscérale commune en ressort, la fin du régime raciste et xénophobe de nathan/videur criminel.De cette confrontation il en ressort 2 situations , une pour la Hamas résistant et une autre pour le régime raciste. Pour le 1er les objectifs ont été atteints, tenir 8 jours avec la cadence des frappes percutantes, et pour le 2eme les objectifs ont foiré, le dome machin a tellement foiré que obama l'hypocrite promet une rallonge pour soit disant le "perfectionner". Entre temps un gouffre de plus d'1 milliards de usd ont été engloutis.Une tactique a été dévoilée par Mathieu Mabin, journaliste sur France 24 pas dutout conciliant avec le Hamas, c'est celle du leurre sur lesqueles se sont acharnés les avions sio, a tactique, tactique et demi.Mon seul souci est que les dirigeants du Hamas ne se montrent trop ingrats vis à vis de leur VRAIS et Infaillibles supporters., l'IRAN, nouvelle puissance régionale et le hezb ancien résistant qui continue de s'améliorer.
06 h 05, le 22 novembre 2012