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Économie - Liban - Finances

« Performance modérée des banques alpha en 2012 », selon Bankdata

Dans un contexte d’exploitation difficile, les douze premières banques du pays continuent d’afficher d’importants niveaux de liquidités avec un taux à hauteur de 37 % de leurs dépôts. Par ailleurs, les banques alpha ont mis en place d’importantes mesures de maîtrise des coûts pour maintenir leur position.

Selon le dernier rapport de Bankdata Financial Services, « les banques libanaises ont enregistré une performance modérée au cours des neuf premiers mois de l’année 2012 ». Les actifs des douze premières banques du pays ont connu une augmentation de 4,4 % de décembre 2011 à septembre 2012, indique le rapport, tandis que les dépôts bancaires ont quant à eux enregistré une hausse de 4,3 % sur la même période. Les prêts au secteur privé ont augmenté de 5,5 %, tandis que les profits nets ont connu une hausse de 4,8 % sur les neuf premiers mois de l’année en comparaison avec la même période de l’an passé.
« Les banques libanaises ont continué à opérer dans des conditions difficiles, poursuit le rapport : des conditions d’exploitation caractérisées par de faibles marges d’intérêt, une pression accrue sur les revenus d’honoraires et des besoins en approvisionnement grandissants, le tout dans un environnement régional incertain ». Les marges d’intérêt des banques alpha se sont maintenues à un faible niveau, de l’ordre de 2,05 % au cours des neuf premiers mois de l’année 2012. Toujours selon le rapport, ce sont les provisions nettes pour pertes sur créances qui ont été le plus affectées par l’instabilité régionale. Ces dernières ont augmenté de 293 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l’année, soit 3,5 fois leur niveau un an auparavant.
« Il est important de souligner que les politiques prudentes des banques en la matière ont permis à ces dernières de maintenir des actifs de qualité, indique le document. Les créances douteuses brutes ont connu une augmentation de près de 12 % sur les neuf premiers mois de l’année.
Par ailleurs, les banques alpha continuent d’afficher un important niveau de liquidité, avec un taux à hauteur de 37 % de leurs dépôts. Ce chiffre, en plus d’être significativement plus important que les standards internationaux, permet aux banques libanaises de continuer à accorder de nouveaux crédits en dépit des conditions difficiles d’exploitation, ajoute le rapport de Bankdata. Le maintien de cette position financière ne s’est pas fait au détriment des ratios d’efficacité ou de retour. Dans un contexte d’exploitation de plus en plus difficile, les banques libanaises ont mis en place de sérieuses mesures de maîtrise des coûts. Ces efforts de compression ont permis aux banques de diminuer leur coefficient d’exploitation de 48,75 % au cours des neuf premiers mois de l’année 2011, à 47,58 % sur la même période de cette année. Le rendement des actifs moyens a atteint 1,11 % cette année tandis que celui sur les fonds propres moyen s’est établit à 13,1 %. Des taux qui, selon le rapport, se situent à « des niveaux très acceptables en comparaison avec ceux des standards régionaux et internationaux ».
Selon le dernier rapport de Bankdata Financial Services, « les banques libanaises ont enregistré une performance modérée au cours des neuf premiers mois de l’année 2012 ». Les actifs des douze premières banques du pays ont connu une augmentation de 4,4 % de décembre 2011 à septembre 2012, indique le rapport, tandis que les dépôts bancaires ont quant à eux enregistré une hausse de 4,3 % sur la même période. Les prêts au secteur privé ont augmenté de 5,5 %, tandis que les profits nets ont connu une hausse de 4,8 % sur les neuf premiers mois de l’année en comparaison avec la même période de l’an passé.« Les banques libanaises ont continué à opérer dans des conditions difficiles, poursuit le rapport : des conditions d’exploitation caractérisées par de faibles marges d’intérêt, une pression...
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