« Les banques libanaises ont continué à opérer dans des conditions difficiles, poursuit le rapport : des conditions d’exploitation caractérisées par de faibles marges d’intérêt, une pression accrue sur les revenus d’honoraires et des besoins en approvisionnement grandissants, le tout dans un environnement régional incertain ». Les marges d’intérêt des banques alpha se sont maintenues à un faible niveau, de l’ordre de 2,05 % au cours des neuf premiers mois de l’année 2012. Toujours selon le rapport, ce sont les provisions nettes pour pertes sur créances qui ont été le plus affectées par l’instabilité régionale. Ces dernières ont augmenté de 293 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l’année, soit 3,5 fois leur niveau un an auparavant.
« Il est important de souligner que les politiques prudentes des banques en la matière ont permis à ces dernières de maintenir des actifs de qualité, indique le document. Les créances douteuses brutes ont connu une augmentation de près de 12 % sur les neuf premiers mois de l’année.
Par ailleurs, les banques alpha continuent d’afficher un important niveau de liquidité, avec un taux à hauteur de 37 % de leurs dépôts. Ce chiffre, en plus d’être significativement plus important que les standards internationaux, permet aux banques libanaises de continuer à accorder de nouveaux crédits en dépit des conditions difficiles d’exploitation, ajoute le rapport de Bankdata. Le maintien de cette position financière ne s’est pas fait au détriment des ratios d’efficacité ou de retour. Dans un contexte d’exploitation de plus en plus difficile, les banques libanaises ont mis en place de sérieuses mesures de maîtrise des coûts. Ces efforts de compression ont permis aux banques de diminuer leur coefficient d’exploitation de 48,75 % au cours des neuf premiers mois de l’année 2011, à 47,58 % sur la même période de cette année. Le rendement des actifs moyens a atteint 1,11 % cette année tandis que celui sur les fonds propres moyen s’est établit à 13,1 %. Des taux qui, selon le rapport, se situent à « des niveaux très acceptables en comparaison avec ceux des standards régionaux et internationaux ».

