Une tentative d’attentat inédite contre l’État pour des motivations nationalistes et xénophobes a été déjouée en Pologne, une première de cette envergure dans ce pays. L’Agence polonaise pour la sécurité d’État (renseignements) a ainsi annoncé hier avoir fait avorter cette tentative d’attentat à l’explosif contre le Parlement et le gouvernement polonais et arrêté trois personnes dont le cerveau du projet, un homme « fasciné par (le Norvégien Anders) Breivik », selon le Premier ministre Donald Tusk. « Nous n’avons encore jamais eu affaire à ce genre de cas », a-t-il souligné pendant une conférence de presse. « Comme nous le savons, Breivik a acquis certains composants de ses explosifs en Pologne, via Internet. C’est, entre autres, l’analyse détaillée de ses contacts effectuée à l’époque par les renseignements polonais qui nous a conduits vers les premiers indices et l’arrestation de cet homme », a-t-il précisé. Reprochant à ses cibles de faire le lit du multiculturalisme, Breivik avait tué 77 personnes le 22 juillet 2011, faisant d’abord exploser une bombe près du siège du gouvernement de centre gauche, puis ouvrant le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utoeya.
« Cet homme envisageait de faire exploser quatre tonnes d’explosifs » dissimulés dans un véhicule piégé, a pour sa part indiqué aux journalistes le procureur Mariusz Krason qui supervise l’enquête. L’explosion devait avoir lieu au cours d’une réunion du Parlement en présence du président Bronislaw Komorowski et du gouvernement, pendant laquelle un vote sur le budget de l’État était prévu. « Le danger a été réel », a donc souligné Artur Wrona, le chef du parquet de Cracovie.
Selon le parquet, l’initiateur du projet, un homme de 45 ans, identifié par les médias polonais comme étant « Brunon K. », enseignant à l’Université agricole de Cracovie, expert en explosifs, n’est lié à aucun groupement politique ou terroriste. Il a été arrêté le 9 novembre et placé en détention provisoire de trois mois. Le suspect polonais a indiqué agir pour des motifs xénophobes, nationalistes et antisémites, estimant que « le pouvoir en Pologne est exercé par des étrangers et pas par de vrais Polonais », selon M. Krason. L’homme, qui dit avoir été inspiré par une tierce personne, a tenté de former un groupe armé pour réaliser ses objectifs. Quatre personnes qu’il avait contactées ont été interrogées par les services de renseignements. Deux autres ont été interpellées pour possession d’armes illégales.
Au cours de perquisitions réalisées dans plusieurs locaux dispersés dans le pays, les agents des renseignements ont également saisi différents types d’explosifs, de détonateurs et de systèmes de télécommande, ainsi que des armes et des munitions, des casques militaires et des gilets pare-balles, des plaques d’immatriculation polonaises et allemandes et des cartes grises falsifiées. « La quantité de matériaux saisis chez cet homme, la façon dont il préparait son opération et son professionnalisme présentent des similitudes avec l’opération de Breivik », a déclaré Piotr Kosmaty, le porte-parole du parquet de Cracovie. L’organisateur présumé de cette tentative d’attentat est passible en Pologne d’une peine de cinq ans de prison.
(Source : AFP)
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C'est mal,la xénophobie...mais ce qui est surprenant,c'est de na pas entendre parler de xénophobie pour d'autres pays...qui la pratiquent au quotidien,et pas qu'un peu...Au choix,Israël,les pays chariaésques( et ils sont de plus en plus nombreux)...ce n'est pas de la xénophobie ,çà?
06 h 54, le 21 novembre 2012