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Moyen Orient et Monde - Rdcongo

Le M23 reprend son offensive près de Goma

Les affrontements ont repris hier entre les rebelles et l’armée congolaise aux portes de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), à la frontière avec le Rwanda. Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont tiré plusieurs obus de mortier vers l’aéroport tenu par la garde républicaine congolaise et le camp militaire de Katindo, a-t-on appris de source militaire occidentale. Le chef d’état-major du M23, le général Sultani Makenga, a qualifié « d’inévitable » cette reprise des combats, en raison du refus de l’armée congolaise de se retirer de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.
En outre, l’armée rwandaise a accusé l’armée congolaise d’avoir « délibérément » bombardé le Rwanda avec un tank et des mortiers. Mais l’armée congolaise a réfuté avoir ordonné de tels tirs, selon le porte-parole de l’armée congolaise à Goma, le colonel Olivier Hamuli. Sans exclure la possibilité d’un tir accidentel, il a annoncé qu’une enquête était en cours.
Le regain de violence a provoqué un mouvement de panique dans la ville de Goma, les habitants cherchant à fuir vers le Sud ou vers le Rwanda. Selon une source hospitalière, une vingtaine de blessés auraient été admis à l’hôpital Heal Africa, dont l’un est décédé.
Parallèlement, l’Union africaine et l’Union européenne ont « condamné fermement l’offensive » lancée par le M23 vers Goma et ont « demandé à ce groupe d’y mettre inconditionnellement un terme immédiat ».
Hier matin, le M23 avait lancé un ultimatum au gouvernement, lui demandant d’ici à 24 heures de démilitariser la ville et d’annoncer l’ouverture de négociations. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a répondu que Kinshasa « ne négocierait pas » avec les rebelles et a qualifié le M23 de « forces fictives mises en place par le Rwanda pour dissimuler ses activités criminelles en RDC ».
Les Nations unies ont donc annoncé hier évacuer aujourd’hui leurs employés « non essentiels » de la ville de Goma, selon un porte-parole. Les Casques bleus de l’ONU resteront en revanche dans la ville pour assurer leur mission de protection des civils, a précisé Kieran Dwyer, porte-parole des forces de maintien de la paix de l’ONU.
Le gouvernement congolais considère le M23 comme une émanation du Rwanda voisin, des accusations reprises par les Nations unies mais qui sont démenties par Kigali. Le mouvement a été créé début mai par des militaires, qui, après avoir participé à une précédente rébellion, ont intégré l’armée en 2009, à la suite d’un accord de paix. Ils se sont mutinés en avril, arguant que Kinshasa n’avait pas respecté ses engagements. Ils réclament notamment le maintien de tous les officiers dans leurs grades et refusent « le brassage » (affectations dans d’autres unités et d’autres régions) que veut leur imposer Kinshasa, ce qui les éloignerait de leur zone d’influence dans l’Est.
(Source : AFP)
Les affrontements ont repris hier entre les rebelles et l’armée congolaise aux portes de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), à la frontière avec le Rwanda. Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont tiré plusieurs obus de mortier vers l’aéroport tenu par la garde républicaine congolaise et le camp militaire de Katindo, a-t-on appris de source militaire occidentale. Le chef d’état-major du M23, le général Sultani Makenga, a qualifié « d’inévitable » cette reprise des combats, en raison du refus de l’armée congolaise de se retirer de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.En outre, l’armée rwandaise a accusé l’armée congolaise d’avoir « délibérément » bombardé le Rwanda avec un tank et des mortiers. Mais l’armée congolaise a réfuté avoir ordonné de tels...
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