Plusieurs centaines de membres de syndicats professionnels ont manifesté lundi près des bureaux du Premier ministre jordanien à Amman pour protester contre la hausse des prix de l'énergie, selon un journaliste de l'AFP.
Un cortège de manifestants d'environ 500 personnes est parti du siège des syndicats jordaniens, dans l'ouest d'Amman, et a parcouru 2 km jusqu'aux bureaux du chef du gouvernement Abdallah Nsour où des slogans hostiles à la hausse de prix des carburants ont été scandés.
"Celui qui augmente les prix du carburant veut que le pays brûle" ou "Faites attention à la colère du peuple", ont notamment crié les manifestants.
Certains participants se sont dissociés de la marche lorsque des slogans comme "le peuple veut la chute du régime", ont été lancés.
Les syndicats jordaniens avaient organisé une grève partielle dimanche pour protester contre cette hausse, au surlendemain de manifestations au cours desquelles des appels au départ du roi Abdallah II ont été lancés.
Des milliers de Jordaniens étaient descendus vendredi dans les rues pour protester contre la hausse des prix du carburant et du gaz et, pour certains, réclamer le départ du roi, une revendication inédite dans le royaume.
Dans la foulée du Printemps arabe, la Jordanie est secouée depuis janvier 2011 par des manifestations, petites mais régulières, appelant à des réformes politiques et économiques, mais c'était la première fois que des slogans visaient directement le roi.
Le gouvernement a décidé mardi d'augmenter les prix jusqu'à 53% pour le gaz domestique et 12% pour l'essence, afin de faire face à un déficit budgétaire de 5 milliards de dollars.
La mesure a provoqué des manifestations qui ont dégénéré mercredi et jeudi en violences ayant fait, selon la police, un mort et 71 blessés, dont 54 policiers. Plus de 150 personnes ont été arrêtées pendant ces deux jours. Trente d'entre elles ont été remises en liberté vendredi et 20 autres dimanche.
Un cortège de manifestants d'environ 500 personnes est parti du siège des syndicats jordaniens, dans l'ouest d'Amman, et a parcouru 2 km jusqu'aux bureaux du chef du gouvernement Abdallah Nsour où des slogans hostiles à la hausse de prix des carburants ont été scandés.
"Celui qui augmente les prix du carburant veut que le pays brûle" ou "Faites attention à la colère du peuple", ont notamment crié les manifestants.
Certains participants se sont dissociés de la marche lorsque des slogans comme "le peuple veut la chute du régime", ont été lancés.
Les syndicats jordaniens avaient organisé une...


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