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Liban - Tribune

Le droit à la résistance armée

Le Hezbollah, pour faire justifier le maintien de ses armes, s’est autoproclamé « La Résistance » et en a fait son synonyme et son monopole. Or, dans Taëf et dans d’autre textes, c’est le « droit à la résistance » qui est reconnu, sans spécifier ni une organisation, ni un agresseur, ni un occupant ! Cette distinction ignorée pendant longtemps des débats politiques devrait soit éliminer une fois pour toutes le monopole des armes du Hezbollah, soit justifier la création d’autres mouvements de résistance armée. 


Car le Liban est sous occupation iranienne ; fait indiscutable! Prouvons-le :


Sayyed Hassan Nasrallah a déclaré haut et fort faire partie de la garde révolutionnaire iranienne, ses armes appartenant au guide suprême de la révolution et étant sous son commandement. Il a même ajouté sans le moindre embarras que la direction du Hezbollah était nommée par l’Iran, faisant de facto de lui un employé de Téhéran. On se souvient en effet qu’en 2006, le sayyed avait annoncé que le Hezbollah ne mènerait pas d’opérations militaires contre Israël ; les Iraniens l’avaient remis à sa place et leurs miliciens avaient kidnappé deux soldats israéliens, provoquant ainsi une guerre destructrice pour le Liban.


De l’aveu du ministre de la Défense de Téhéran, des militaires iraniens se trouvent au Liban – pour des rôles faciles à imaginer. L’armement et les infrastructures sociale et politique du Hezbollah sont financés par l’Iran. Cheikh Naïm Kassem déclare dans son livre que toutes les grandes décisions, y compris celle de faire la guerre ou la paix, relèvent exclusivement du guide suprême de la révolution.


De plus, toute incursion dans le ou au-dessus du territoire que le Hebollah occupe, toute entrave à son autorité, ses intérêts ou ses plans provoquent menaces, occupation de la rue ou même attaque armée. Des personnalités politiques qui se sont opposées à ses plans ont été la cible d’attentats, dont les seuls suspects jusqu’à présent sont des membres actifs du parti que sayyed Hassan Nasrallah refuse de livrer à la justice.


Par conséquent, l’Iran occupe le Liban – même si, dans la forme, la masse des troupes d’occupation est formée de Libanais – et dicte la politique libanaise. Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !


Le Bloc national a été le précurseur de tous les mouvements de résistance. Dès les années 1950, Raymond Eddé a été le premier à attirer l’attention sur le danger que représentait Israël pour le Liban-Sud et à se dresser contre la politique israélienne d’agression. En 1958 puis à partir de 1964, il a constamment demandé la présence des forces de l’ONU pour empêcher une guerre au Sud. Cette proposition n’a reçu aucun soutien et n’a provoqué que critiques, sarcasmes ou silence. Il a maintenu cette revendication jusqu’à sa mort en 2000. Il a fallu des décennies de guerre, de destruction, de victimes et d’occupation pour qu’en 2006, le gouvernement libanais demande à l’ONU d’envoyer des forces d’interposition comme le souhaitait le Amid.


De même, en 1969, seul Raymond Eddé s’est élevé contre les accords du Caire qui consacraient l’occupation, par l’OLP, d’une partie du territoire libanais. Un État palestinien était créé dans l’État libanais, au milieu du silence de la classe politique d’alors. L’OLP dictait une partie de la politique libanaise et attaquait Israël à sa guise, donnant à l’État hébreu une excuse pour agresser, envahir et occuper le pays.


Puis, dès le 8 juin 1976, Raymond Eddé a dénoncé, le premier, l’occupation syrienne, le jour où son armée a franchi nos frontières. Ce jour-là, il a « appelé le peuple libanais à la résistance ». Par conséquent, il a été la première personnalité politique libanaise que le régime Assad a essayé d’éliminer, et il a survécu à plusieurs attentats.


En d’autres termes, le BN a dénoncé, avant tout autre, les trois occupations précédentes. Toujours soucieux de la souveraineté du pays, le BN dénonce maintenant la quatrième occupation d’une partie du territoire libanais, cette fois-ci par l’Iran, et appelle à nouveau à la résistance contre l’occupation. La résistance à l’occupation peut être armée ou non violente. Ceux qui résistent aujourd’hui essayent par tous les moyens politiques et légaux de faire prévaloir l’État de droit. Mais cette lutte est inégale car pour les uns, tout est permis, alors que les autres doivent tout accepter pour être tolérés.


Face au danger de voir la République libanaise se transformer avec le temps en République islamique dominée par Téhéran, et face à l’arrogance, aux menaces, provocations, impositions et violence, ou à l’agression du régime syrien contre nos frontières, des Libanais, soucieux de leur indépendance, pourraient justifier le fait d’invoquer le droit à la résistance et de s’armer. Car négocier avec le Hezbollah est une perte de temps, étant donné que son leadership a été mis en place pour satisfaire la politique impériale de ceux qui l’emploient. 
Le BN – la Résistance par excellence – prévoit que sans le désarmement du Hezbollah, une course à l’armement pourrait commencer, éliminant ce qui reste de l’autorité de l’État.

Le Hezbollah, pour faire justifier le maintien de ses armes, s’est autoproclamé « La Résistance » et en a fait son synonyme et son monopole. Or, dans Taëf et dans d’autre textes, c’est le « droit à la résistance » qui est reconnu, sans spécifier ni une organisation, ni un agresseur, ni un occupant ! Cette distinction ignorée pendant longtemps des débats politiques devrait soit éliminer une fois pour toutes le monopole des armes du Hezbollah, soit justifier la création d’autres mouvements de résistance armée. 
Car le Liban est sous occupation iranienne ; fait indiscutable! Prouvons-le :
Sayyed Hassan Nasrallah a déclaré haut et fort faire partie de la garde révolutionnaire iranienne, ses armes appartenant au guide suprême de la révolution et étant sous son commandement. Il a même ajouté sans le...
commentaires (4)

Avec la "Défaite!" actuelle du 14 Mars, le Despotisme baassyrien ne comprit pas "le Secret" que le Liban devait maintenir une certaine "paix?" momentanément avec lui pour pouvoir mener à bien sa nouvelle Printanière Cédraie. Ainsi, le peuple Sain syrien qui a débuté la lutte pour sa Révolution Démocratique sera livré au Despotisme Assadique ; et, en même temps, cette Printanière Syrienne dont le sort sera subordonné à celui de la Libanaise, sera momentanément privée de son apparente autonomie à l'égard de cette New Cédraie son Ainée. Le Syrien ne Doit être Libre tant que le Libanais Restera Esclave ! Surtout que la "victoire" illusoire actuelle de ce fakîh a fait prendre au Liban une tournure telle, que tout Nouveau Mouvement Printanier chez Lui donnera le signal d'une Printanière Régionale autour de Lui. La New Cédraie sera obligée de quitter son terrain national et conquérir le terrain Régional, le seul où pourra l'emporter cette "Nahda" du XXI° siècle. Ce n'est donc que par la défaite de Mai 08 et au profit de ce Big Mik qu’ont été créées les conditions permettant au Grand-Liban de prendre l'Initiative de LA Printanière Arabe. Ce n'est que trempé dans le sang des ses Martyrs que la Cédraie sera le seul Drapeau de cette Printanière et celui de la Révolution Syrienne, le Drapeau de la Liberté Libanaise et Syrienne ; de l’Homme Libre Syrien et Libanais !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

07 h 04, le 17 novembre 2012

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Commentaires (4)

  • Avec la "Défaite!" actuelle du 14 Mars, le Despotisme baassyrien ne comprit pas "le Secret" que le Liban devait maintenir une certaine "paix?" momentanément avec lui pour pouvoir mener à bien sa nouvelle Printanière Cédraie. Ainsi, le peuple Sain syrien qui a débuté la lutte pour sa Révolution Démocratique sera livré au Despotisme Assadique ; et, en même temps, cette Printanière Syrienne dont le sort sera subordonné à celui de la Libanaise, sera momentanément privée de son apparente autonomie à l'égard de cette New Cédraie son Ainée. Le Syrien ne Doit être Libre tant que le Libanais Restera Esclave ! Surtout que la "victoire" illusoire actuelle de ce fakîh a fait prendre au Liban une tournure telle, que tout Nouveau Mouvement Printanier chez Lui donnera le signal d'une Printanière Régionale autour de Lui. La New Cédraie sera obligée de quitter son terrain national et conquérir le terrain Régional, le seul où pourra l'emporter cette "Nahda" du XXI° siècle. Ce n'est donc que par la défaite de Mai 08 et au profit de ce Big Mik qu’ont été créées les conditions permettant au Grand-Liban de prendre l'Initiative de LA Printanière Arabe. Ce n'est que trempé dans le sang des ses Martyrs que la Cédraie sera le seul Drapeau de cette Printanière et celui de la Révolution Syrienne, le Drapeau de la Liberté Libanaise et Syrienne ; de l’Homme Libre Syrien et Libanais !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 04, le 17 novembre 2012

  • AMID, SUPERBE ! Vous avez dit où nous en sommes. Mais, pour tenter le Diable, préconisez aussi le DIALOGUE, pour une dernière fois, afin de discuter des Armes et des Assassinats, comme un dernier espoir de peut-être sauver la Patrie, bien qu'on sache que ce serait un trou dans l'eau... S'il n'y a pas un Dialogue sérieux, et si certains ne descendent pas de leur FICTIF piédestal, supposé divin, et de leur inféodation, contre les intérêts de leur Pays, au profit de pays régionaux, et à entraîner, à leur gré, le Pays dans des aventures militaires et autres, contre le gré de leurs concitoyens, j'ai peur que les milices vont pousser comme des champignons dans le Pays. Il se trouverait toujours un HERCULE pour nettoyer les Écuries...

    SAKR LEBNAN

    01 h 28, le 17 novembre 2012

  • CARLOS EDDÉ UN GRAND NOM, C'EST L'INCARNATION DU GRAND RAYMOND EDDÉ. IL FAUT PROTÉGER CET HOMME C'EST UN DANGER POTENTIEL POUR L'IRAN ET LE PARTI DE DIEU. PAR CONTRE CHER CARLOS, JE N'AI AUCUN BON OU MAUVAIS SOUVENIR DU PARTI BN. C'ÉTAIT TOUJOURS LE AMID QUI VISIONNAIT L'AVENIR. C'EST LA MÊME CHOSE AVEC TOI. MOI JE CONNAIS PAS LE BN ET J'AI PAS LE TEMPS POUR ÇA. MAIS JE SUIS FIER DE TE DÉCOUVRIR À TOI ET JE MET TOUT MON ESPOIR SUR TOI POUR FAIRE BOUGER LES CHOSES ET FORMER CETTE RÉSISTANCE EN LAISSANT LES PARTIS DE CÔTÉ POUR LIBÉRER LE PAYS DE L'OCCUPATION IRANIENNE.

    Tannous Jean

    19 h 28, le 16 novembre 2012

  • C'est le droit à l'illégalité et à l'impunité.

    Robert Malek

    18 h 49, le 16 novembre 2012

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