L'Espagne envahie par les piquets de grève vivait mercredi au ralenti pour sa deuxième grève générale de l'année, convoquée comme dans plusieurs autres pays d'Europe pour protester contre l'austérité, le chômage et la précarité qui suscitent une colère populaire grandissante.
Dans la nuit, les piquets de grève agitant les drapeaux rouges des deux grands syndicats espagnols, UGT et CCOO, ont envahi Madrid et les autres grandes villes du pays, prenant position aux portes des usines, des commerces, des marchés de gros ou des gares pour appeler les salariés à rejoindre le mouvement.
A Barcelone, la deuxième ville du pays, des groupes de syndicalistes faisaient brûler des pneus aux portes du marché de gros, le Mercabarna, tandis qu'à Madrid, des centaines des jeunes ont défile dès minuit au son des cornes de brume et des sifflets, bloquant des artères de la capitale, obligeant les magasins encore ouverts à fermer.
"Grève générale", "Non, non, nous n'avons pas peur", criaient-ils en parcourant les avenues du centre de Madrid.
Les premières heures de grève se sont déroulées sans incidents majeurs, le ministère de l'Intérieur faisant état de 28 interpellations et 12 blessés.
En Espagne, quatrième économie de la zone euro, étranglée par un chômage à plus de 25% des actifs, cette grève générale est la deuxième depuis l'arrivée au pouvoir il y a près d'un an du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.
Depuis la dernière grève du 29 mars, les manifestations se succèdent contre la politique d'austérité menée par le gouvernement, qui prévoit 150 milliards d'euros d'économies d'ici à 2014 et frappe durement les plus modestes.
L'impact de la grève pourrait cependant être limité par le service minimum habituel en Espagne en pareil cas, qui prévoit par exemple la circulation de 30% des trains de banlieue et 20% des trains longue distance.
La mobilisation devrait être plus perceptible en fin de journée, avec deux manifestations convoquées à Madrid, l'une par les syndicats et l'autre par la mouvance des indignés, témoin de l'exaspération face à la pauvreté grandissante, aux expulsions de propriétaires surendettés, aux milliards d'euros engloutis dans l'aide aux banques.
Le Portugal vit lui aussi une grève générale tandis que des manifestations, débrayages et actions diverses sont annoncées dans de nombreux pays d'Europe, Italie, Grèce, Allemagne, France, Belgique ou Pologne.
Dans la nuit, les piquets de grève agitant les drapeaux rouges des deux grands syndicats espagnols, UGT et CCOO, ont envahi Madrid et les autres grandes villes du pays, prenant position aux portes des usines, des commerces, des marchés de gros ou des gares pour appeler les salariés à rejoindre le mouvement.
A Barcelone, la deuxième ville du pays, des groupes de syndicalistes faisaient brûler des pneus aux portes du marché de gros, le Mercabarna, tandis qu'à Madrid, des centaines des jeunes ont défile dès minuit au son des cornes de brume...


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