Manoeuvres israéliennes, le 11 novembre 2012, au niveau du plateau du Golan occupé. AFP/JALAA MAREY
L'armée israélienne a annoncé avoir touché une cible en Syrie lundi, en riposte à la chute d'un obus de mortier syrien dans la partie du Golan occupée par Israël.
"Un obus de mortier est tombé près d'une position militaire israélienne dans le centre du plateau du Golan, dans le cadre du conflit interne en Syrie, sans faire ni victime ni dégât", selon le communiqué militaire, qui ne précise pas si l'obus a été tiré du Golan sous contrôle syrien ou à partir d'une autre partie de la Syrie. Les soldats israéliens ont riposté en tirant des obus de char vers l'origine du tir de mortier, "faisant mouche à plusieurs reprises", indique l'armée israélienne, ajoutant qu'elle a "déposé plainte auprès des forces de l'ONU dans la zone". Selon des sources militaires israéliennes, un engin d'artillerie mobile syrien a été touché.
Dimanche, l'armée israélienne avait tiré des coups de semonce en direction de la Syrie, après la chute d'un obus de mortier syrien dans la partie du Golan occupée par Israël, premier incident du genre depuis près de 40 ans.
En réaction à cette brusque montée de tension qui s'est produite après une série d'incidents ces dernières semaines, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak avait averti qu'Israël réagirait plus durement en cas de nouveaux tirs syriens.
Dimanche, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé Israël et la Syrie à apaiser leurs tensions sur le plateau du Golan.
Frontière turque
La tension était aussi forte à la frontière syro-turque.
A Rass al-Aïn, sur la frontière turque dans le nord-est kurde de la Syrie, une bombe a tué 12 personnes -cinq civils et sept rebelles, en majorité des combattants du Front islamiste Al-Nosra-, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui était dans l'incapacité dans l'immédiat de préciser s'il s'agissait d'un tir terrestre ou aérien. Selon un photographe de l'AFP sur place, une bombe a été larguée par un avion de combat syrien sur la ville où s'affrontent depuis mercredi soir rebelles et forces loyaliste.
Les autorités turques, inquiètes d'une extension du conflit syrien, ont fait savoir la semaine dernière qu'elles allaient déposer une requête auprès de l'Otan en vue du déploiement de missiles Patriot à la frontière turco-syrienne. Aujourd'hui, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen a indiqué que l'Otan défendra et protégera la Turquie qui est un de ses Etats-membres.
Région de Damas
Par ailleurs, les chasseurs-bombardiers ont mené cinq raids sur Maaret al-Noomane, dans la province d'Idleb (nord-ouest), où rébellion et armée se disputent une portion d'une autoroute stratégique menant à Alep (nord), larguant plusieurs barils remplis d'explosifs, selon l'ONG.
L'armée de l'air a également largué des bombes sur la Ghouta orientale, la campagne qui borde Damas, cible en outre de roquettes de l'artillerie, a indiqué l'ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins en Syrie.
A Damas même, des violents combats se déroulaient dans le quartier de Tadamoun (sud) et aux abords du camp palestinien de Yarmouk, tuant cinq civils, selon l'ONG, qui fait état de l'arrivée d'importants renforts de l'armée, notamment des chars à Tadamoun.
Dans le nord du pays, plusieurs quartiers de la métropole commerçante d'Alep étaient en proie aux combats et aux bombardements de l'artillerie, poursuit l'OSDH.
A Homs, la "capitale de la révolution" dans le centre du pays, où les troupes mènent "depuis deux semaines une offensive visant à reprendre le contrôle" de quartiers aux mains des rebelles, combats et bombardements étaient également en cours, rapporte l'ONG.
Et à la frontière jordanienne, l'OSDH a fait état de bombardements et de combats dans la province de Deraa (sud), où deux gardes-frontières ont été tués.
Dimanche, 120 personnes ont péri dans les violences en Syrie, en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue conflit armé qui a fait plus de 37.000 morts, selon l'OSDH.
L'opposition enfin unie
Sur le plan politique, l'opposition syrienne est parvenue lundi à former une coalition unie pour présenter une alternative crédible au régime de Bachar el-Assad, et attend désormais une reconnaissance internationale à cette instance saluée par les Occidentaux.

A la tête de la coalition d'opposition syrienne : Ahmad Moaz Al-Khatib (centre), et deux vice-présidents : Riad Seif, un ancien député, et la militante Souheir Atassi. AFP /AL-WATAN DOHA/KARIM JAAFAR et REUTERS/Mohammed Dabbous
Son nouveau chef, Ahmad Moaz Al-Khatib, un religieux modéré, devait se rendre, quelques heures après la signature avant l'aube de l'accord à Doha, à la Ligue arabe au Caire "premier pas sur la voie d'une reconnaissance internationale", selon le Qatar qui a parrainé les tractations laborieuses de l'opposition.
Après une réunion marathon de quatre jours et d'intenses pressions internationales, les composantes de l'opposition ont réussi à s'entendre sur la mise en place de la "Coalition nationale syrienne des forces de l'opposition et de la révolution".
Outre cheikh Khatib, la direction de cette nouvelle coalition compte deux vice-présidents, Riad Seif, un ancien député, et la militante Souheir Atassi qui a joué un rôle dans la coordination du soulèvement à l'intérieur de la Syrie.
Cet accord a été immédiatement salué par les Etats-Unis qui ont promis d'apporter leur soutien à la nouvelle coalition "qui ouvre la voie à la fin du régime sanglant d'Assad et à l'avenir de paix, de justice et de démocratie".
La France y a elle aussi apporté son "plein soutien" en disant qu'elle oeuvrerait pour la reconnaissance internationale de cette nouvelle entité "comme représentant les aspirations du peuple syrien". La Grande-Bretagne y a vu une structure capable d'assurer une transition politique.
Reste à savoir les réactions des alliés du régime syrien, la Russie, la Chine et l'Iran, qui refusent toute ingérence en Syrie et favorise une solution politique.
Dans sa première déclaration après son élection, cheikh Khatib a estimé qu'il revenait "désormais à la communauté internationale d'honorer ses engagements" à aider les Syriens victimes "d'une extermination systématique", en allusion à une reconnaissance formelle. Originaire de Damas, cheikh Al-Khatib, 52 ans, a quitté la Syrie il y a environ trois mois, après avoir été arrêté à deux reprises depuis le déclenchement du soulèvement contre le régime syrien en mars 2011.
Outre cette reconnaissance, Georges Sabra, le nouveau chef du Conseil national syrien (CNS), désormais la principale composante de la nouvelle Coalition, a affirmé : "Nous n'avons pas seulement besoin d'argent et de pain, nous avons besoin d'armes pour nous défendre".
Au Caire, le groupe chargé du suivi du dossier syrien -Qatar, Egypte, Algérie, Soudan et Oman- devait se retrouver au siège de la Ligue arabe vers 15H00 locales (13H00 GMT), selon un responsable. Les entretiens doivent être suivis par une réunion élargie à tous les pays membres. Le Premier ministre du Qatar, Hamad Ben Jassem Al-Thani, qui accompagne cheikh Khatib au Caire, affirmé que sa présence à la réunion était "un premier pas sur la voie d'une reconnaissance internationale" de la nouvelle coalition.
Reportage
« Les soldats ont ouvert les portes, nous ont souhaité la bienvenue et nous ont beaucoup aidés »
Les pauvres vendent leur or, les riches se font un bas de laine
"Un obus de mortier est tombé près d'une position militaire israélienne dans le centre du plateau du Golan, dans le cadre du conflit interne en Syrie, sans faire ni victime ni dégât", selon le communiqué militaire, qui ne précise pas si l'obus a été tiré du Golan sous contrôle syrien ou à partir d'une autre partie de la Syrie. Les soldats israéliens ont riposté en tirant des obus de char vers l'origine du tir de mortier, "faisant mouche à plusieurs reprises", indique l'armée israélienne, ajoutant qu'elle a "déposé plainte auprès des forces de l'ONU dans la zone". Selon des sources militaires israéliennes, un engin d'artillerie mobile syrien a...




Quel culot !! le Golan devient un territoire israélien !! Je trouve par contre le pays raciste très tiède, comme la turquie devant les "provocations syriennes. Les yanky aussi devant le tir sur leurs drones, ils ont détalé.
10 h 56, le 12 novembre 2012