Les cas de tortures ne cessent d’augmenter en Russie, notamment en détention et au sein de l’armée, ont dénoncé hier des défenseurs russes des droits de l’homme, dans un rapport qui met en cause le manque de mesures prises par les autorités. « La torture en Russie est utilisée par la police, le système pénitentiaire, l’armée, les services spéciaux lors d’opérations contre-terroristes. Nous sommes persuadés que la raison de cette large utilisation de la torture est liée à son impunité », a ainsi indiqué l’un des auteurs du rapport, Igor Kaliapine. Réalisé par un collectif de groupes de défense des droits de l’homme, dont l’ONG Memorial, ce rapport a été présenté au Comité de l’ONU contre la torture pour sa session de novembre. Il se veut un rapport alternatif à celui présenté au comité par les autorités russes. Selon les ONG, dont le rapport est consacré aux années 2006-2012, la torture en détention provisoire est « un problème systématique », qui concerne « toutes les régions de Russie ».
Reprise en main Par ailleurs, le président Vladimir Poutine a poursuivi hier la reprise en main du commandement de l’armée, nommant notamment au poste de chef de l’état-major un ex-commandant de la guerre en Tchétchénie, le général Valéri Guerassimov, trois jours après le limogeage du ministre de la Défense éclaboussé par une affaire de corruption. M. Poutine a par ailleurs nommé premier vice-ministre de la Défense le général Arkadi Bakhine, qui a lui aussi servi pendant les deux guerres de Tchétchénie. Pour Pavel Felgenhauer, spécialiste du domaine militaire au journal d’opposition Novaïa Gazeta, les changements au ministère de la Défense, qui vont se produire « à tous les niveaux », signifient « la fin des réformes et le retour aux racines soviétiques ». « Le principal objectif est le réarmement de l’armée, comme en URSS. Le pays entier travaillait dans ce but. Poutine a la chose à cœur, il veut faire renaître la Russie par le réarmement de son armée », ajoute cet expert.
Les cas de tortures ne cessent d’augmenter en Russie, notamment en détention et au sein de l’armée, ont dénoncé hier des défenseurs russes des droits de l’homme, dans un rapport qui met en cause le manque de mesures prises par les autorités. « La torture en Russie est utilisée par la police, le système pénitentiaire, l’armée, les services spéciaux lors d’opérations contre-terroristes. Nous sommes persuadés que la raison de cette large utilisation de la torture est liée à son impunité », a ainsi indiqué l’un des auteurs du rapport, Igor Kaliapine.Réalisé par un collectif de groupes de défense des droits de l’homme, dont l’ONG Memorial, ce rapport a été présenté au Comité de l’ONU contre la torture pour sa session de novembre. Il se veut un rapport alternatif à celui présenté au comité par...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.