Un gouvernement s’en va ; un autre vient. Les ministres responsables du trafic routier, des infrastructures, travaux publics ont beau changer de nom, d’obédience politique, d’affiliation ou tout simplement de parti politique, le problème fondamental, ce cancer qui nous ronge tous les jours de notre vie, insidieusement, lui, demeure.
Oui, il est toujours là, présent, arrogant, et nul n’a jamais prétendu, ou peut-être tenté sérieusement d’y trouver un remède. À tel point que les Libanais ont perdu tout espoir d’une amélioration quelconque à ce problème endémique. D’ailleurs, ils n’y pensent même plus, comme s’il s’agissait d’une sorte de fatalité inexorable, tout en continuant à en subir les conséquences.
Je fais partie, évidemment, de cette catégorie de gens qui n’a pas d’autre alternative que de se réveiller tous les matins, le plus tôt possible, et d’essayer de devancer les autres automobilistes qui se pointent tous ensemble, aux mêmes horaires, sur cette même « autoroute ». Celle-ci est de plus en plus encombrée sur des kilomètres, et en plus amputée depuis des mois de cet échangeur de Jal el-Dib, lequel, certes laid et délabré, présentait à tout le moins l’avantage de dégager un peu la circulation dans cette zone au lieu de la voir, actuellement et jusqu’à au moins quelques années, complètement engorgée et saturée de voitures qui doivent faire des détours stupides dans le sens opposé de celui de leur destination initiale rien que pour retrouver l’autoroute dans le bon sens.
Je ne prétends pas – loin de là – donner des leçons aux responsables, ni inventer la poudre, ni même donner des idées géniales à ceux qui n’en ont point, mais tout de même, le minimum de bon sens et d’esprit d’observation basé sur des expériences quotidiennes au fil des ans devrait permettre de constater un fait flagrant et presque ridicule de simplicité : les seuls jours où la circulation est normale et fluide sont ceux durant lesquels les écoles et universités sont fermées.
J’en vois qui sourient déjà; les premiers en pensant: « Alors on doit laisser nos enfants sans éducation ? » et les autres : « Tout le monde sait ça. » Et pourtant, c’est bien là que le bât blesse.
Que faire, me direz-vous? Tout simplement, décaler de deux heures ou d’une heure et demie au moins les horaires des écoliers et des étudiants, de celui des fonctionnaires et autres travailleurs. Au lieu de commencer les cours à 7h30 ou 8h du matin et d’obliger des milliers d’enfants – surtout les tout-petits d’entre eux – à se réveiller à des heures indécentes (5h ou 6h du matin) et à poireauter en hiver dans le froid ou sous la pluie en attendant l’autocar, il n’y a qu’à retarder un peu le début des cours.
Cela ne devrait causer aucun problème; au contraire: les enfants seront moins bousculés et plus épanouis, les parents moins stressés et les automobilistes plus soulagés du seul fait que tous les départs matinaux ne se concentreront plus sur la même plage horaire.
Pensez-y sérieusement, messieurs les responsables de tous bords, et essayez de faire un test si vous n’y croyez pas vraiment. À défaut de faire du bien, cela ne risque certainement pas de faire du mal...


Madame Koniski, Je trouve votre proposition de retarder les cours d'ecole a 9.00 heures du matin tres realiste. Elle n'a que des cotes positifs: les enfants se levent a une heure decente. Les ecoles les ramenent vers 16/16.30 au lieu de 14.30. Ce temps supplementaire sera a l'avantage des mamans qui pourront peut-etre travailler mi-journee. Il faut a tout prix soulager le rush de 8.00 du matin ou les employes de banque et d'industrie sont sur les routes. Il faudrait faire une campagne aupres des ecoles et c'est la le role des comites de parents. Sami Mouracade
11 h 28, le 09 novembre 2012